par zelie » dim. 05 mai 2013, 20:42
Chère Mathilde,
posez-vous la question: à qui profite le crime?
A vous, qui vivez dans la honte, le mensonge, le souci, le secret lourd à porter, la culpabilité, l'excitation de sens qui vos échappe complètement, la tentation qui dépasse et submerge, en un mot le désordre et l'emprisonnement? ;
ou à des personnes, qui en mettant, par la loi ou par les moyens de diffusion modernes, des images choquantes et immorales à la portée d'enfants, y gagnent de l'argent, y gagnent l'addiction des enfants, et du coup encore plus d'argent la prochaine fois qu'un enfant ne pourra se soustraire à la tentation et ira revoir d'autres images?
Qui sortira enrichit d'un tel cercle malsain?
Qui risque de sortir détruit d'une telle machination?
Vous êtes-vous demandée, au moins une fois, quel est le but des personnes qui font ces vidéos, et celui des personnes qui autorisent ces vidéos? Est-ce un but d'amour, de respect de l'autre, de témoignage de la beauté de la vie, d'espérance, de foi en la dignité de l'homme, etc...?
Et vous, que voulez-vous pour vous?
Voulez-vous qu'on vous témoigne du respect? Commencez par vous témoigner à vous même le plus haut respect!
Voulez-vous qu'on respecte votre dignité d'être libre de toute influence néfaste, réductrice, salissante, avilissante? Donnez-vous alors cette dignité à vous-même!
ET on pourrait dire de même pour l'espérance, la foi, la liberté du coeur et de l'esprit et tout ce qui pour vous représente une valeur positive.
Réalisez que votre vie ne sera jamais faite que de ce que vous mettrez dans votre QUOTIDIEN, de tous les petits actes du quotidien mis bout à bout; et qui par leur répétition vous entraineront dans une direction saine, ou malsaine, selon vos choix de chaque jour.
Voyez clair dans les sentiments qui habitent votre quotidien actuel: la honte, le secret lourd à porter, la culpabilité, la tentation .... (bref le désordre) et demandez-vous si vous avez envie que ça dure, ou si vous préférez nourrir votre quotidien avec d'autres valeurs. Et si vous avez envie que ça ne dure pas, continuez à creuser le sillon du questionnement qui vous poussera à agir pour contrer ce qui vous pollue l'âme actuellement. Ne vous laissez pas faire!! Vous valez mieux que ça, vous valez mieux qu'être assujettie à une pieuvre de sensations dans laquelle vous vous sentez manipulée comme un jouet, le jouet d'autres sans scrupules, le jouet de gens immoraux qui jalonnent la vie d'enfants d'images puantes! Vous avez le droit d'être libre, de ne pas être prisonnière d'autres personnes, donnez-vous cette liberté! "Regardez" (avec l'esprit d'analyse) les images qui vous attirent pour ce qu'elles sont: des puanteurs exhalées d'un tout autre esprit que celui qui vous voudrait du bien!
Posez-vous encore une autre question: qu'aurait fait Jésus, (ou une autre figure morale forte ; Gandhi, Mère Térésa, votre grand-père adoré et très sain dans ses idées...) s'il s'était retrouvé dans la même situation que vous? Et faites ce que cette personne aurait fait!
Peut-être que je me trompe, mais votre histoire me fait penser à ces touts-petits victimes de scènes qui les ont choqués (sans forcément que leur entourage réalise ce qui s'est passé), qui hantent de plus en plus souvent de nos jours les classes de maternelles.
Plus l'expérience traumatisante est précoce et répétée, plus elle laisse des traces et des traumatismes chez un enfant, qui, non préparé à ce à quoi il assiste, y réagit à la façon d'un adulte ou inattendue, ou se met à adhérer à l'idée parce qu'il n'a pas les moyens psychiques de s'en décentrer. Un peu comme s'il était pris dans une spirale; c'est le cas des très jeunes enfants qui voient une scène de violence et qui deviennent violents, mais ça fonctionne pareil avec le sexuel. A part que quand on questionne cette violence chez une enfant, on s'aperçoit vite que c'est un comportement d'évacuation de conflit antérieur, plus une imitation d'un comportement parental, et que ce comportement finalement non voulu au départ (même s'il est voulu et recherché ensuite) emprisonne l'enfant dans un schéma et une place qui n'est pas celle d'un enfant. Et quand on est pas à sa place, on se développe mal, parce qu'on souffre d'une souffrance qu'on arrive pas à nommer, faute de bien la réaliser.
Aussi, malgré la honte, malgré toute sorte de barrage qui vous pousse à ne pas parler, j'en parlerai à un médecin. Certes, à treize ans, en parler face à face à un adulte ou à un prêtre, ça doit être hyperdur, je comprend bien.
Si vous étiez adulte, je vous dirai d'en parler à un médecin psychiatre, pour que quelqu'un de très bien formé vous aide à faire la part du traumatisme d'enfance (qui en est un même si vous pensez avoir été consentante à un visionnage; mais réalisez que ce visionnage n'était pas fait pour une petite fille, était choquant, et que le rôle protecteur de la famille ou de l'entourage n'a pas joué son rôle; un tel film n'aurait jamais dû pouvoir se trouver entre les mains d'un ado assez longtemps pour finir sous les yeux de sa jeune soeur), et la part hormonale de développement normal d'un être humain qui participe peut-être aussi aujourd'hui à votre trouble.
Car vous êtes troublée, n'est-ce pas, car sinon vous n'auriez jamais posté sur ce type de forum?
N'y a-t-il pas un médecin vers qui vous pourriez vous tourner, quelqu'un à qui vous pourriez écrire au moins?
En parler à sa maman (ou papa) en lui expliquant que ce comportement est né suite au visionnage par votre frère de films nocturnes risque de mettre une belle pagaille dans la famille, j'imagine aussi; je comprend bien que cela ne soit pas votre première idée, mais ne vous laissez pas décourager. Creusez la question pour voir si malgré les apparences il n'y aurait pas moyen de trouver une porte pour vous faire aider par vos parents, qui sont justement là pour vous protéger et vous diriger sur un chemin sain et constructeur.
En attendant de voir plus clair dans votre situation, il est certain que si j'avais votre âge et votre souci de tentation, je bannirais immédiatement et sans condition toute source qui pourrait vous amener à répéter des visionnages malsains; et que si vous sentez un de vos deux parents, ou une grand-mère, ou une tante, je ne sais, quelqu'un de qui vous êtes proche dans la famille, mais quelqu'un de solide et de sain, propice à comprendre votre détresse, car c'en est une, prenez votre courage à deux mains, et sans vous humilier, sans entrer dans les détails des actes qui vous sont trop personnels ou trop lourds pour oser les dire, essayez de lui faire comprendre que petite, vous avez vu des choses qui vous ont choquées et que maintenant, cela vous perturbe et que vous avez besoin d'aide pour vous sortir de ces idées qui ne vous rendent pas heureuse, mais vous entretiennent dans la culpabilité à un moment de votre vie où vous avez besoin d'un cadre solide pour vous construire solidement.
Demandez, n'hésitez pas, à pouvoir en parler à une femme médecin ou psychologue, devant laquelle vous vous sentirez peut-être plus à l'aise que devant un homme. Faites comprendre que votre aveu est un appel à l'aide, un besoin d'être épaulée face à une situation où il y a à trier la part de traumatisme ancien et d'adolescence que vous aimeriez épanouie et normale.
Priez aussi pour recevoir l'aide de la Toute-Puissance de Dieu, qui est Père, qui n'ignore pas ce que vous vivez et qui ne désire que vous aider à construire une future sexualité épanouie, sexualité qui s'épanouira à l'âge adulte, si elle est cadrée par une union étayante et une acceptation de la maternité, pas si elle est excitée par des choses que des gens pas gentils ont mis en vidéo.
Voilà, c'est un peu un cri du coeur quand je vous ai lue, parce que votre histoire est complexe et ne peut être réduite seulement à un aspect hormonal lié à l'adolescence; ce n'est pas tout à fait respirable et équilibré d'être confronté à une tentation non maitrisable, et de plus si jeune, et de se sentir honteux et seul devant quelque chose contre laquelle on ne sait pas lutter seul.
Que Dieu vous garde, vous garde de tout connaître, et vous garde sur son Coeur, petite âme courageuse qui ose se bouger pour avancer vers sa délivrance!!
Bien à vous,
Zélie
Et enlevez 69 de votre pseudo: vous le valez bien!
Chère Mathilde,
posez-vous la question: à qui profite le crime?
A vous, qui vivez dans la honte, le mensonge, le souci, le secret lourd à porter, la culpabilité, l'excitation de sens qui vos échappe complètement, la tentation qui dépasse et submerge, en un mot le désordre et l'emprisonnement? ;
ou à des personnes, qui en mettant, par la loi ou par les moyens de diffusion modernes, des images choquantes et immorales à la portée d'enfants, y gagnent de l'argent, y gagnent l'addiction des enfants, et du coup encore plus d'argent la prochaine fois qu'un enfant ne pourra se soustraire à la tentation et ira revoir d'autres images?
Qui sortira enrichit d'un tel cercle malsain?
Qui risque de sortir détruit d'une telle machination?
Vous êtes-vous demandée, au moins une fois, quel est le but des personnes qui font ces vidéos, et celui des personnes qui autorisent ces vidéos? Est-ce un but d'amour, de respect de l'autre, de témoignage de la beauté de la vie, d'espérance, de foi en la dignité de l'homme, etc...?
Et vous, que voulez-vous pour vous?
Voulez-vous qu'on vous témoigne du respect? Commencez par vous témoigner à vous même le plus haut respect!
Voulez-vous qu'on respecte votre dignité d'être libre de toute influence néfaste, réductrice, salissante, avilissante? Donnez-vous alors cette dignité à vous-même!
ET on pourrait dire de même pour l'espérance, la foi, la liberté du coeur et de l'esprit et tout ce qui pour vous représente une valeur positive.
[b]Réalisez que votre vie ne sera jamais faite que de ce que vous mettrez dans votre QUOTIDIEN, de tous les petits actes du quotidien mis bout à bout; et qui par leur répétition vous entraineront dans une direction saine, ou malsaine, selon vos choix de chaque jour.[/b]
Voyez clair dans les sentiments qui habitent votre quotidien actuel: la honte, le secret lourd à porter, la culpabilité, la tentation .... (bref le désordre) et demandez-vous si vous avez envie que ça dure, ou si vous préférez nourrir votre quotidien avec d'autres valeurs. Et si vous avez envie que ça ne dure pas, continuez à creuser le sillon du questionnement qui vous poussera à agir pour contrer ce qui vous pollue l'âme actuellement. Ne vous laissez pas faire!! Vous valez mieux que ça, vous valez mieux qu'être assujettie à une pieuvre de sensations dans laquelle vous vous sentez manipulée comme un jouet, le jouet d'autres sans scrupules, le jouet de gens immoraux qui jalonnent la vie d'enfants d'images puantes! Vous avez le droit d'être libre, de ne pas être prisonnière d'autres personnes, donnez-vous cette liberté! "Regardez" (avec l'esprit d'analyse) les images qui vous attirent pour ce qu'elles sont: des puanteurs exhalées d'un tout autre esprit que celui qui vous voudrait du bien!
Posez-vous encore une autre question: qu'aurait fait Jésus, (ou une autre figure morale forte ; Gandhi, Mère Térésa, votre grand-père adoré et très sain dans ses idées...) s'il s'était retrouvé dans la même situation que vous? Et faites ce que cette personne aurait fait!
Peut-être que je me trompe, mais votre histoire me fait penser à ces touts-petits victimes de scènes qui les ont choqués (sans forcément que leur entourage réalise ce qui s'est passé), qui hantent de plus en plus souvent de nos jours les classes de maternelles.
Plus l'expérience traumatisante est précoce et répétée, plus elle laisse des traces et des traumatismes chez un enfant, qui, non préparé à ce à quoi il assiste, y réagit à la façon d'un adulte ou inattendue, ou se met à adhérer à l'idée parce qu'il n'a pas les moyens psychiques de s'en décentrer. Un peu comme s'il était pris dans une spirale; c'est le cas des très jeunes enfants qui voient une scène de violence et qui deviennent violents, mais ça fonctionne pareil avec le sexuel. A part que quand on questionne cette violence chez une enfant, on s'aperçoit vite que c'est un comportement d'évacuation de conflit antérieur, plus une imitation d'un comportement parental, et que ce comportement finalement non voulu au départ (même s'il est voulu et recherché ensuite) emprisonne l'enfant dans un schéma et une place qui n'est pas celle d'un enfant. Et quand on est pas à sa place, on se développe mal, parce qu'on souffre d'une souffrance qu'on arrive pas à nommer, faute de bien la réaliser.
Aussi, malgré la honte, malgré toute sorte de barrage qui vous pousse à ne pas parler, j'en parlerai à un médecin. Certes, à treize ans, en parler face à face à un adulte ou à un prêtre, ça doit être hyperdur, je comprend bien.
Si vous étiez adulte, je vous dirai d'en parler à un médecin psychiatre, pour que quelqu'un de très bien formé vous aide à faire la part du traumatisme d'enfance (qui en est un même si vous pensez avoir été consentante à un visionnage; mais réalisez que ce visionnage n'était pas fait pour une petite fille, était choquant, et que le rôle protecteur de la famille ou de l'entourage n'a pas joué son rôle; un tel film n'aurait jamais dû pouvoir se trouver entre les mains d'un ado assez longtemps pour finir sous les yeux de sa jeune soeur), et la part hormonale de développement normal d'un être humain qui participe peut-être aussi aujourd'hui à votre trouble.
Car vous êtes troublée, n'est-ce pas, car sinon vous n'auriez jamais posté sur ce type de forum?
N'y a-t-il pas un médecin vers qui vous pourriez vous tourner, quelqu'un à qui vous pourriez écrire au moins?
En parler à sa maman (ou papa) en lui expliquant que ce comportement est né suite au visionnage par votre frère de films nocturnes risque de mettre une belle pagaille dans la famille, j'imagine aussi; je comprend bien que cela ne soit pas votre première idée, mais ne vous laissez pas décourager. Creusez la question pour voir si malgré les apparences il n'y aurait pas moyen de trouver une porte pour vous faire aider par vos parents, qui sont justement là pour vous protéger et vous diriger sur un chemin sain et constructeur.
En attendant de voir plus clair dans votre situation, il est certain que si j'avais votre âge et votre souci de tentation, je bannirais immédiatement et sans condition toute source qui pourrait vous amener à répéter des visionnages malsains; et que si vous sentez un de vos deux parents, ou une grand-mère, ou une tante, je ne sais, quelqu'un de qui vous êtes proche dans la famille, mais quelqu'un de solide et de sain, propice à comprendre votre détresse, car c'en est une, prenez votre courage à deux mains, et sans vous humilier, sans entrer dans les détails des actes qui vous sont trop personnels ou trop lourds pour oser les dire, essayez de lui faire comprendre que petite, vous avez vu des choses qui vous ont choquées et que maintenant, cela vous perturbe et que vous avez besoin d'aide pour vous sortir de ces idées qui ne vous rendent pas heureuse, mais vous entretiennent dans la culpabilité à un moment de votre vie où vous avez besoin d'un cadre solide pour vous construire solidement.
Demandez, n'hésitez pas, à pouvoir en parler à une femme médecin ou psychologue, devant laquelle vous vous sentirez peut-être plus à l'aise que devant un homme. Faites comprendre que votre aveu est un appel à l'aide, un besoin d'être épaulée face à une situation où il y a à trier la part de traumatisme ancien et d'adolescence que vous aimeriez épanouie et normale.
Priez aussi pour recevoir l'aide de la Toute-Puissance de Dieu, qui est Père, qui n'ignore pas ce que vous vivez et qui ne désire que vous aider à construire une future sexualité épanouie, sexualité qui s'épanouira à l'âge adulte, si elle est cadrée par une union étayante et une acceptation de la maternité, pas si elle est excitée par des choses que des gens pas gentils ont mis en vidéo.
Voilà, c'est un peu un cri du coeur quand je vous ai lue, parce que votre histoire est complexe et ne peut être réduite seulement à un aspect hormonal lié à l'adolescence; ce n'est pas tout à fait respirable et équilibré d'être confronté à une tentation non maitrisable, et de plus si jeune, et de se sentir honteux et seul devant quelque chose contre laquelle on ne sait pas lutter seul.
Que Dieu vous garde, vous garde de tout connaître, et vous garde sur son Coeur, petite âme courageuse qui ose se bouger pour avancer vers sa délivrance!!
Bien à vous,
Zélie
Et enlevez 69 de votre pseudo: vous le valez bien!