par philémon.siclone » jeu. 22 juil. 2010, 20:38
Skylior a écrit :Que la paix de Jésus Christ soit avec vous.
Que Dieu vous bénisse.
Vous avez tous raison concernant la mutilation du corps, et je le sais.
Je m'excuse d'avoir laisser mon orgueil parler a ma place. Je suis loin d'avoir atteint ce que je souhaite atteindre.
Je reviendrais sur certain point tout de même, car ils ne m'ont pas semblé juste.
1. Les fidèles ont toujours appelé "pères" les prêtres, et les prêtres ont toujours appelé "fils" les fidèles. Je n'exprime pas une opinion personnelle en rappelant ce simple fait.
Si tout le monde saute d'un pont, sauterez vous aussi?
Lorsque j'ai été me confesser pour la première fois, ma première question fût:
"Comment dois je vous appeler?"
Et il me répondit diverses appellation dont
monsieur l'abbé. Alors me direz vous que lui aussi a tord?
Il est certain pour moi que se brûler les yeux, par exemple, n'empêche aucunement les rêveries obscènes.
C'en est certain puisque les yeux n'ont aucun rôle dans le monde du rêve, qui est construit par notre esprit. Ainsi il faudrait couper son esprit pour ne plus faire de rêve obscène (ce que je ne sais pas comment faire). Ou alors, suivre beaucoup d'enseignement qui apprenne a maitriser ses rêves (basé sur la volonté, et/ou sur des réflexes quotidien).
Je vous remercie pour la culture qui me fût présenter, d'avoir su arrêter le malin avant qu'il n'aille trop loin en moi.
Je souhaite tout de même que la prochaine fois, vos attaques soit moins virulente, et que nous discutions dans la paix, et l'amour que Dieu nous donne de transmettre.
Amicalement, skylior.
Ha... excusez-moi si j'ai été "virulent". Chez moi aussi l'idée d'en découdre l'emporte parfois au détriment de la charité. Je sais que ce n'est pas bien...
Il y a longtemps eu dans l'Eglise une tradition consistant à "châtier" notre "frère" le corps. Mais ce n'est jamais allé jusqu'à le mutiler. Lorsque la tentation vient, j'ai lu que certains saints se roulaient dans les orties, par exemple, pour calmer la bête. Il y a aussi l'autoflagellation, qui est un vrai cliché du catholicisme d'autrefois. Cependant : il est fortement déconseillé de ne pas faire ce genre de chose sans être suivi de très près par un directeur spirituel. Aujourd'hui, j'ai remarqué que beaucoup de prêtres conseillent une activité physique, ce qui est une façon, disons, "soft", de "châtier" le corps. Faire du footing, de la natation, des exercices chez soi, pompes, gymnatstique, brefs, s'imposer une activité soutenue pour distraire le corps.
Mais par dessus tout, ils conseillent la prière.
La nature a horreur du vide.
Songeons par exemple à la parabole très édifiante de l'esprit impur, dans St Luc XI :
24. « Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : «Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. »
25. Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26. Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. »
Il faut occuper l'esprit à des choses saines, pour éviter que la chambre bien rangée du coeur, vide et inoccupée, ne soit de nouveau investie par les démons.
Il y a aussi un autre aspect très important : la patience et l'humilité. Il se peut que nous voulions être "purs" par orgueil. Dieu nous laisse alors à notre concupiscence (qui découle elle-même de notre orgueil, de toute façon), pour nous maintenir dans un état d'humiliation, qui sera toujours préférable à la superbe d'un esprit dégagé de tout abaissement.
Pourquoi la concupiscence découle-t-elle de l'orgueil ? Parce que l'orgueil consiste à se placer soi-même au centre du monde. Tous les vices procèdent de ce principe premier : avarice, gourmandise, vantardise, luxure, colère, tout cela est la conséquence naturelle d'un esprit seul au monde qui entend jouir de lui-même.
Si cet esprit parvenait à ses fins sans connaître les conséquences humiliantes de ses actes, il se fermerait, je pense, définitivement au Salut, puisqu'il finirait par se passer de Dieu en se faisant son égal. Au bout l'attendrait le désespoir, j'imagine.
Dans ce contexte, l'humiliation, quoique désagréable à vivre, nous est quand même salutaire. Il faut voir cette expérience comme une éducation à l'humilité. C'est Dieu qui nous éduque. Soyons donc certains d'être en de bonnes mains. Et si nous voulons que cela cesse, il nous faut apprendre à regarder Dieu plus que nous-même, dans la prière, l'oraison, mais aussi l'attention à l'autre. Il nous faut aussi être patients, car les résultats ne viendront pas d'un coup. "Les fruits viennent en leur temps". L'impatience vient de l'orgueil, et non d'un esprit de sainteté. La patience, au contraire, accepte l'humiliation (l'abaissement, si vous voulez), surtout si elle est juste et méritée. A chaque péché commis, et ressenti dans la chair, c'est toujours l'ange de lumière qui tombe dans les ténèbres. C'est cela l'abaissement, l'humiliation. Le Diable ne l'a pas accepté, et continue dans sa course folle. Mais nous autres hommes sommes appelés à la sainteté. Le seul moyen : nous tourner vers Dieu, même couverts de nos péchés. Mais attendre d'être "purs" pour enfin se tourner vers Dieu, c'est là une idée complètement inspirée par le Diable, car ce n'est rien d'autre que le refus de s'abaisser devant Dieu. Et c'est cela, précisément, qui nous maintient dans cette situation, situation dangereuse qui peut nous mener au désespoir.
Celui qui veut changer radicalement cette situation désagréable doit se mettre sans tarder à contempler Dieu, quelle que soit sa situation actuelle. Il faut arrêter de se regarder soi-même. Les rêveries viennent à la fois de la paresse de l'esprit (à combattre vaillamment), et d'un certain égocentrisme (moi sans les autres dans un monde merveilleux inventé par môâ). Conseil du Christ : "veiller et prier pour ne pas entrer en tentation". "Veiller" : c'est-à-dire ne pas rêvasser. Le rêverie est diamétralement opposée à l'esprit qui veille. Veiller : être vigilant. Vigilant contre quoi ? Contre les tentations du démon, justement. Ces tentations nous sont suggérées à la faveur de l'égarement de l'esprit, la divagation, la flânerie, le vagabondage de l'esprit. C'est un terrain idéal pour que les suggestions du démons viennent se mêler à l'imaginaire.
Imitation de Jésus-Christ à lire d'urgence, donc.
[quote="Skylior"]Que la paix de Jésus Christ soit avec vous.
Que Dieu vous bénisse.
Vous avez tous raison concernant la mutilation du corps, et je le sais.
Je m'excuse d'avoir laisser mon orgueil parler a ma place. Je suis loin d'avoir atteint ce que je souhaite atteindre.
Je reviendrais sur certain point tout de même, car ils ne m'ont pas semblé juste.
[quote]1. Les fidèles ont toujours appelé "pères" les prêtres, et les prêtres ont toujours appelé "fils" les fidèles. Je n'exprime pas une opinion personnelle en rappelant ce simple fait.
[/quote]
Si tout le monde saute d'un pont, sauterez vous aussi?
Lorsque j'ai été me confesser pour la première fois, ma première question fût:
"Comment dois je vous appeler?"
Et il me répondit diverses appellation dont [i]monsieur l'abbé[/i]. Alors me direz vous que lui aussi a tord?
[quote]Il est certain pour moi que se brûler les yeux, par exemple, n'empêche aucunement les rêveries obscènes.[/quote]
C'en est certain puisque les yeux n'ont aucun rôle dans le monde du rêve, qui est construit par notre esprit. Ainsi il faudrait couper son esprit pour ne plus faire de rêve obscène (ce que je ne sais pas comment faire). Ou alors, suivre beaucoup d'enseignement qui apprenne a maitriser ses rêves (basé sur la volonté, et/ou sur des réflexes quotidien).
Je vous remercie pour la culture qui me fût présenter, d'avoir su arrêter le malin avant qu'il n'aille trop loin en moi.
Je souhaite tout de même que la prochaine fois, vos attaques soit moins virulente, et que nous discutions dans la paix, et l'amour que Dieu nous donne de transmettre.
Amicalement, skylior.[/quote]
Ha... excusez-moi si j'ai été "virulent". Chez moi aussi l'idée d'en découdre l'emporte parfois au détriment de la charité. Je sais que ce n'est pas bien...
Il y a longtemps eu dans l'Eglise une tradition consistant à "châtier" notre "frère" le corps. Mais ce n'est jamais allé jusqu'à le mutiler. Lorsque la tentation vient, j'ai lu que certains saints se roulaient dans les orties, par exemple, pour calmer la bête. Il y a aussi l'autoflagellation, qui est un vrai cliché du catholicisme d'autrefois. Cependant : il est fortement déconseillé de ne pas faire ce genre de chose sans être suivi de très près par un directeur spirituel. Aujourd'hui, j'ai remarqué que beaucoup de prêtres conseillent une activité physique, ce qui est une façon, disons, "soft", de "châtier" le corps. Faire du footing, de la natation, des exercices chez soi, pompes, gymnatstique, brefs, s'imposer une activité soutenue pour distraire le corps.
Mais par dessus tout, ils conseillent la prière.
La nature a horreur du vide.
Songeons par exemple à la parabole très édifiante de l'esprit impur, dans St Luc XI :
[quote]24. « Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : «Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. »
25. Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26. Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. » [/quote]
Il faut occuper l'esprit à des choses saines, pour éviter que la chambre bien rangée du coeur, vide et inoccupée, ne soit de nouveau investie par les démons.
Il y a aussi un autre aspect très important : la patience et l'humilité. Il se peut que nous voulions être "purs" par orgueil. Dieu nous laisse alors à notre concupiscence (qui découle elle-même de notre orgueil, de toute façon), pour nous maintenir dans un état d'humiliation, qui sera toujours préférable à la superbe d'un esprit dégagé de tout abaissement.
Pourquoi la concupiscence découle-t-elle de l'orgueil ? Parce que l'orgueil consiste à se placer soi-même au centre du monde. Tous les vices procèdent de ce principe premier : avarice, gourmandise, vantardise, luxure, colère, tout cela est la conséquence naturelle d'un esprit seul au monde qui entend jouir de lui-même.
Si cet esprit parvenait à ses fins sans connaître les conséquences humiliantes de ses actes, il se fermerait, je pense, définitivement au Salut, puisqu'il finirait par se passer de Dieu en se faisant son égal. Au bout l'attendrait le désespoir, j'imagine.
Dans ce contexte, l'humiliation, quoique désagréable à vivre, nous est quand même salutaire. Il faut voir cette expérience comme une éducation à l'humilité. C'est Dieu qui nous éduque. Soyons donc certains d'être en de bonnes mains. Et si nous voulons que cela cesse, il nous faut apprendre à regarder Dieu plus que nous-même, dans la prière, l'oraison, mais aussi l'attention à l'autre. Il nous faut aussi être patients, car les résultats ne viendront pas d'un coup. "Les fruits viennent en leur temps". L'impatience vient de l'orgueil, et non d'un esprit de sainteté. La patience, au contraire, accepte l'humiliation (l'abaissement, si vous voulez), surtout si elle est juste et méritée. A chaque péché commis, et ressenti dans la chair, c'est toujours l'ange de lumière qui tombe dans les ténèbres. C'est cela l'abaissement, l'humiliation. Le Diable ne l'a pas accepté, et continue dans sa course folle. Mais nous autres hommes sommes appelés à la sainteté. Le seul moyen : nous tourner vers Dieu, même couverts de nos péchés. Mais attendre d'être "purs" pour enfin se tourner vers Dieu, c'est là une idée complètement inspirée par le Diable, car ce n'est rien d'autre que le refus de s'abaisser devant Dieu. Et c'est cela, précisément, qui nous maintient dans cette situation, situation dangereuse qui peut nous mener au désespoir.
Celui qui veut changer radicalement cette situation désagréable doit se mettre sans tarder à contempler Dieu, quelle que soit sa situation actuelle. Il faut arrêter de se regarder soi-même. Les rêveries viennent à la fois de la paresse de l'esprit (à combattre vaillamment), et d'un certain égocentrisme (moi sans les autres dans un monde merveilleux inventé par môâ). Conseil du Christ : "veiller et prier pour ne pas entrer en tentation". "Veiller" : c'est-à-dire ne pas rêvasser. Le rêverie est diamétralement opposée à l'esprit qui veille. Veiller : être vigilant. Vigilant contre quoi ? Contre les tentations du démon, justement. Ces tentations nous sont suggérées à la faveur de l'égarement de l'esprit, la divagation, la flânerie, le vagabondage de l'esprit. C'est un terrain idéal pour que les suggestions du démons viennent se mêler à l'imaginaire.
[i]Imitation de Jésus-Christ[/i] à lire d'urgence, donc.