par Teano » dim. 13 mai 2012, 9:55
Chère plume88,
Lebarbare a posé avec peu de tact des questions qui ne vous seront pas épargnées si vous vous voulez vous engager sérieusement dans la vie religieuse à laquelle vous dites être appelée. C'est précisément parce que personne ne met en doute votre sincérité que ces questions vous seront posées. Ne prenez pas mal ce que je vais vous dire.
La vie consacrée, avec une règle, est une voie d'excellence pour des âmes d'exception ! Elle demande un don de soi total et une grande humilité. Cette vie n'est pas pour vous donner la paix mais pour que VOUS la donniez aux autres.
En effet, avec prudence et pour être fidèle à la mission que Dieu lui a donnée, l'Eglise propose aux aspirants-religieux de sonder leur coeur pour discerner la profondeur de leur vocation. Parce qu'un monastère, une communauté n'est pas, justement, ce que vous reprochez à notre monde moderne : un lieu de consommation dans lequel on va et vient à sa guise. Il faut pouvoir s'intégrer à une communauté religieuse, partager la foi et la vocation des autres membres, trouver sa place dans et par le travail commun. L'Eglise éprouve la vocation de chacun pour ne pas troubler les communautés déjà formées en ouvrant grand les portes à des personnes sincères mais en réalité, inaptes à la vie consacrée. Imaginez le trouble jeté dans une communauté si tous les 3 mois des gens rentrent et quittent la communauté, après avoir compris qu'en réalité, ils ne sont pas faits pour cette vie et qu'ils voulaient juste fuir les problèmes de leur vie dans le monde ?
Votre vocation ne serait-elle pas une réaction de rejet de la société...qui vous a rejeté la première ?
Chère plume88, vous semblez avoir des difficultés à maîtriser votre colère : comment ferez-vous face à l'obéissance ?
Vous vivez seule depuis longtemps : comment ferez-vous face aux règles de la vie communautaire ?
Vous semblez avoir encore des attaches solides avec le monde dont vous voulez vous retirer. Vous ne voulez pas en parler et c'est votre droit le plus strict sur ce forum, mais à un moment, il vous faudra bien affronter votre situation familiale. On ne se gênera pas pour vous rappeler que, même si on vous l'a retiré par décision de justice, vous avez un fils et des obligations morales, affectives et matérielles à son égard et que vous ne pouvez pas disparaître du monde et lui retirer toute possibilité de vous contacter, s'il le souhaite ou s'il a besoin de vous.
Il semble aussi qu'il y ait un homme dans votre vie. Cela aussi vous en avez le droit. Mais il faudra aussi vous interroger sur la nature de cette relation.
Entrer dans la vie religieuse vous obligera à faire une introspection de vos motivations et de votre vie dans tous ses aspects et à régler toutes vos affaires terrestres, pour n'être plus qu'au Christ. Vous ne pourrez pas réagir uniquement impulsivement, comme vous le faites dans votre message précédent.
Nous sommes tous appelés à la sainteté mais pas tous à la vie religieuse. Je ne doute pas que vous trouverez le chemin à laquelle le Seigneur vous appelle, dans la prière confiante.
In Christo,
Chère plume88,
Lebarbare a posé avec peu de tact des questions qui ne vous seront pas épargnées si vous vous voulez vous engager sérieusement dans la vie religieuse à laquelle vous dites être appelée. C'est précisément parce que personne ne met en doute votre sincérité que ces questions vous seront posées. Ne prenez pas mal ce que je vais vous dire.
La vie consacrée, avec une règle, est une voie d'excellence pour des âmes d'exception ! Elle demande un don de soi total et une grande humilité. Cette vie n'est pas pour vous donner la paix mais pour que [b]VOUS[/b] la donniez aux autres.
En effet, avec prudence et [b]pour être fidèle à la mission que Dieu lui a donnée[/b], l'Eglise propose aux aspirants-religieux de sonder leur coeur pour discerner la profondeur de leur vocation. Parce qu'un monastère, une communauté n'est pas, justement, ce que vous reprochez à notre monde moderne : un lieu de consommation dans lequel on va et vient à sa guise. Il faut pouvoir s'intégrer à une communauté religieuse, partager la foi et la vocation des autres membres, trouver sa place dans et par le travail commun. L'Eglise éprouve la vocation de chacun pour ne pas troubler les communautés déjà formées en ouvrant grand les portes à des personnes sincères mais en réalité, inaptes à la vie consacrée. Imaginez le trouble jeté dans une communauté si tous les 3 mois des gens rentrent et quittent la communauté, après avoir compris qu'en réalité, ils ne sont pas faits pour cette vie et qu'ils voulaient juste fuir les problèmes de leur vie dans le monde ?
Votre vocation ne serait-elle pas une réaction de rejet de la société...qui vous a rejeté la première ?
Chère plume88, vous semblez avoir des difficultés à maîtriser votre colère : comment ferez-vous face à l'obéissance ?
Vous vivez seule depuis longtemps : comment ferez-vous face aux règles de la vie communautaire ?
Vous semblez avoir encore des attaches solides avec le monde dont vous voulez vous retirer. Vous ne voulez pas en parler et c'est votre droit le plus strict sur ce forum, mais à un moment, [b]il vous faudra bien affronter votre situation familiale[/b]. On ne se gênera pas pour vous rappeler que, même si on vous l'a retiré par décision de justice, vous avez un fils et des obligations morales, affectives et matérielles à son égard et que vous ne pouvez pas disparaître du monde et lui retirer toute possibilité de vous contacter, s'il le souhaite ou s'il a besoin de vous.
Il semble aussi qu'il y ait un homme dans votre vie. Cela aussi vous en avez le droit. Mais il faudra aussi vous interroger sur la nature de cette relation.
Entrer dans la vie religieuse vous obligera à faire une introspection de vos motivations et de votre vie dans tous ses aspects et à régler toutes vos affaires terrestres, pour n'être plus qu'au Christ. Vous ne pourrez pas réagir uniquement impulsivement, comme vous le faites dans votre message précédent.
Nous sommes tous appelés à la sainteté mais pas tous à la vie religieuse. Je ne doute pas que vous trouverez le chemin à laquelle le Seigneur vous appelle, dans la prière confiante.
In Christo,