par etienne lorant » mar. 10 janv. 2012, 22:53
La formation de base semble bien solide et ouvrir un champ de possibilité assez large.
Pour ma part, avant de lancer ma bouquinerie, je ne désirais rien d'autre que donner cours de français (spécialement la littérature). Mais j'ai eu un père extrêmement têtu, qui tenait à ce que j'ai une base commerciale 'forte': soit ingénieur commercial, soit niveau bac plus 2 (suivant la nomenclature française). J'ai décroché la distinction dans une école supérieure de commerce.
J'ai eu trois contrats successifs en entreprise. A chaque fois, je me suis rendu compte assez vite que j'étais exploité au maximum et que, pour garder le poste, il fallait marcher sur la tête de mes collègues ! Je n'ai plus visé les meilleurs postes car ceux-ci s'accompagnaient de pratiques très... médiocres.
Par la suite, je me suis fié à mon instinct, croisé le chemin de petits entrepreneurs et commerçants qui m'appréciaient cette fois à ma juste valeur. Finalement, l'un d'entre eux ayant mal géré sa comptabilité (documents contractuels égarés, signatures de traites impossibles à honorer, etc.) a dû renoncer mais m'a proposé de reprendre sa boutique. Je me souviendrai toujours avoir dit: "Mais qu'est-ce que je vendrais comme articles ?" Mais bien sûr, j'oubliais tous les livres que j'empilais dans mon logement, un peu partout et jusqu'à demander de la place aux membres de ma famille. Je m'y suis mis. J'ai eu très peur le premier jour, mais la vente a tout de suite "accroché". Je n'avais qu'un seul concurrent en ville, mais qui lui était spécialisé dans le livre rare. Quant à moi, je me suis lancé avec plusieurs centaines de livres en format de poche à 5 à 7 ff (1 euro actuel). Les gens ont été étonnés et ils m'ont vite demandé des conseils sur tel ou tel auteur. Bref, j'y suis depuis 1983 sans pratiquement d'interruption.
Si la formation de base est solide (comme il le semble) - et en plus si vous êtes soutenu par votre famille, eh bien, je vous dirais: prenez votre mal en patience, allez jusqu'au bout.
La Providence fera le reste. Vous décrochez un diplôme de toute manière et vous ne vous fâchez pas avec les vôtres - ce qui est important par les temps qui courent !!!
Du reste, la sensibilité, en commerce, peut jouer des mauvais tours, mais elle a ses avantages. On ressent d'instinct une bonne comme une mauvaise affaire. Un piège, une proposition trop belle pour être vraie, etc. Et pour le reste, confiance en Jésus, remettez-lui votre avenir !
Etienne
La formation de base semble bien solide et ouvrir un champ de possibilité assez large.
Pour ma part, avant de lancer ma bouquinerie, je ne désirais rien d'autre que donner cours de français (spécialement la littérature). Mais j'ai eu un père extrêmement têtu, qui tenait à ce que j'ai une base commerciale 'forte': soit ingénieur commercial, soit niveau bac plus 2 (suivant la nomenclature française). J'ai décroché la distinction dans une école supérieure de commerce.
J'ai eu trois contrats successifs en entreprise. A chaque fois, je me suis rendu compte assez vite que j'étais exploité au maximum et que, pour garder le poste, il fallait marcher sur la tête de mes collègues ! Je n'ai plus visé les meilleurs postes car ceux-ci s'accompagnaient de pratiques très... médiocres.
Par la suite, je me suis fié à mon instinct, croisé le chemin de petits entrepreneurs et commerçants qui m'appréciaient cette fois à ma juste valeur. Finalement, l'un d'entre eux ayant mal géré sa comptabilité (documents contractuels égarés, signatures de traites impossibles à honorer, etc.) a dû renoncer mais m'a proposé de reprendre sa boutique. Je me souviendrai toujours avoir dit: "Mais qu'est-ce que je vendrais comme articles ?" Mais bien sûr, j'oubliais tous les livres que j'empilais dans mon logement, un peu partout et jusqu'à demander de la place aux membres de ma famille. Je m'y suis mis. J'ai eu très peur le premier jour, mais la vente a tout de suite "accroché". Je n'avais qu'un seul concurrent en ville, mais qui lui était spécialisé dans le livre rare. Quant à moi, je me suis lancé avec plusieurs centaines de livres en format de poche à 5 à 7 ff (1 euro actuel). Les gens ont été étonnés et ils m'ont vite demandé des conseils sur tel ou tel auteur. Bref, j'y suis depuis 1983 sans pratiquement d'interruption.
Si la formation de base est solide (comme il le semble) - et en plus si vous êtes soutenu par votre famille, eh bien, je vous dirais: prenez votre mal en patience, allez jusqu'au bout.
La Providence fera le reste. Vous décrochez un diplôme de toute manière et vous ne vous fâchez pas avec les vôtres - ce qui est important par les temps qui courent !!!
Du reste, la sensibilité, en commerce, peut jouer des mauvais tours, mais elle a ses avantages. On ressent d'instinct une bonne comme une mauvaise affaire. Un piège, une proposition trop belle pour être vraie, etc. Et pour le reste, confiance en Jésus, remettez-lui votre avenir !
Etienne