par ti'hamo » sam. 02 avr. 2011, 20:10
@Pissenlit
Pour en revenir à vos objections concernant la morale sexuelle (au passage, vous aurez remarqué que c'est toujours sur ce point que se focalisent les objections du monde moderne contre l'Église) (enfin, pas que moderne, en fait, les disciples de Jésus lui faisaient déjà remarquer que sa vision du mariage ne leur donnait pas envie de se marier) :
. Si, devant des personnes catholiques, vous vous êtes affirmée catholique ET dans le même temps avez jeté aux orties la réflexion morale de l'Église catholique en expliquant juste que ça ne vous parle pas, on peut aussi comprendre qu'ils aient eu envie de vous faire avaler une Bible enluminée à fermoirs en cuivre. Surtout si vous leur avez déclaré que tout ça n'a pas d'importance "du moment qu'on s'aime".
(si vous voulez comprendre ce que cela peut induire comme sentiment et réactions chez l'interlocuteur, je vous renvoie à la lecture du tome 5 de "Raghnarok", par Boulet, le passage où il est dit "cherche dans ton cœur").
. Dans la façon dont vous considérez le mariage, ne trouvez-vous pas que vous reproduisez l'attitude vis-à-vis des sacrements, que vous épinglez dans votre famille au début de votre message ?
Vous dites que baptême et communion étaient des passages de convenance, sans foi réelle.
Or, du mariage, maintenant, vous dites que pour vous il ne s'agit que d'officialiser une union de fait, et de faire la fête avec les proches : n'est-ce pas exactement la vision officielle, réglementaire et festive qu'avaient le baptême et la communion tels que décrits dans votre message ?
Or, vous dites bien que, vécus ainsi, ils ne correspondaient pas, du coup, à une véritable foi.
Que devons-nous en conclure quant à votre foi, ou plutôt, vous, comment la considérez-vous, puisque aujourd'hui vous considérez le mariage exactement de la même façon que votre famille considérait (d'après vous) le baptême et la communion, et que vous estimez que leur façon de voir ne correspondait pas à une foi réellement vécue ?
. Si vous vous affirmez catholique, tout en niant l'importance, la valeur, et la signification des sacrements, qui sont tout de même essentiels à la foi et à la vie catholique, n'y a-t-il pas là une contradiction ?
Tel que vous le présentez, le mariage semble n'avoir qu'une valeur mineure, à la fois purement administrative sur le plan public, et festive sur le plan privé.
Vu ainsi, le mariage n'a donc aucune valeur d'engagement, puisque finalement, vous êtes déjà engagés, de fait ; en actes - si je puis dire. En quelque sorte, effectivement, et comme vous le laissez entendre vous-même, vous êtes déjà mariés, de fait. La cérémonie est alors seulement cela : une cérémonie.
En fait :
soit le mariage est un engagement, mais dans ce cas on ne considère pas les unions sexuelles comme un engagement,
soit on considère bien ces unions comme un engagement réel de toute la personne, auquel cas si le mariage arrive après c'est lui qui n'est pas considéré comme un engagement ;
soit le mariage est réellement un engagement définitif et total de toute la personne, et les relations sexuelles aussi, auquel cas ces relations sont le prolongement logique et naturel du mariage - et viennent donc après le sacrement de mariage.
Du coup, en affirmant à la fois que les relations sexuelles viennent avant le mariage, donc que l'engagement réel prend place avant le mariage, et à la fois que la cérémonie du mariage n'est, justement, qu'une cérémonie, à caractère uniquement officiel et festif,
vous niez donc toute valeur réelle aux sacrements.
@Pissenlit
Pour en revenir à vos objections concernant la morale sexuelle (au passage, vous aurez remarqué que c'est toujours sur ce point que se focalisent les objections du monde moderne contre l'Église) [size=85](enfin, pas que moderne, en fait, les disciples de Jésus lui faisaient déjà remarquer que sa vision du mariage ne leur donnait pas envie de se marier)[/size] :
. Si, devant des personnes catholiques, vous vous êtes affirmée catholique ET dans le même temps avez jeté aux orties la réflexion morale de l'Église catholique en expliquant juste que ça ne vous parle pas, on peut aussi comprendre qu'ils aient eu envie de vous faire avaler une Bible enluminée à fermoirs en cuivre. Surtout si vous leur avez déclaré que tout ça n'a pas d'importance "du moment qu'on s'aime".
(si vous voulez comprendre ce que cela peut induire comme sentiment et réactions chez l'interlocuteur, je vous renvoie à la lecture du tome 5 de "Raghnarok", par Boulet, le passage où il est dit "cherche dans ton cœur").
. Dans la façon dont vous considérez le mariage, ne trouvez-vous pas que vous reproduisez l'attitude vis-à-vis des sacrements, que vous épinglez dans votre famille au début de votre message ?
Vous dites que baptême et communion étaient des passages de convenance, sans foi réelle.
Or, du mariage, maintenant, vous dites que pour vous il ne s'agit que d'officialiser une union de fait, et de faire la fête avec les proches : n'est-ce pas exactement la vision officielle, réglementaire et festive qu'avaient le baptême et la communion tels que décrits dans votre message ?
Or, vous dites bien que, vécus ainsi, ils ne correspondaient pas, du coup, à une véritable foi.
Que devons-nous en conclure quant à votre foi, ou plutôt, vous, comment la considérez-vous, puisque aujourd'hui vous considérez le mariage exactement de la même façon que votre famille considérait (d'après vous) le baptême et la communion, et que vous estimez que leur façon de voir ne correspondait pas à une foi réellement vécue ?
. Si vous vous affirmez catholique, tout en niant l'importance, la valeur, et la signification des sacrements, qui sont tout de même essentiels à la foi et à la vie catholique, n'y a-t-il pas là une contradiction ?
Tel que vous le présentez, le mariage semble n'avoir qu'une valeur mineure, à la fois purement administrative sur le plan public, et festive sur le plan privé.
Vu ainsi, le mariage n'a donc aucune valeur d'engagement, puisque finalement, vous êtes déjà engagés, de fait ; en actes - si je puis dire. En quelque sorte, effectivement, et comme vous le laissez entendre vous-même, vous êtes déjà mariés, de fait. La cérémonie est alors seulement cela : une cérémonie.
En fait :
soit le mariage est un engagement, mais dans ce cas on ne considère pas les unions sexuelles comme un engagement,
soit on considère bien ces unions comme un engagement réel de toute la personne, auquel cas si le mariage arrive après c'est lui qui n'est pas considéré comme un engagement ;
soit le mariage est réellement un engagement définitif et total de toute la personne, et les relations sexuelles aussi, auquel cas ces relations sont le prolongement logique et naturel du mariage - et viennent donc après le sacrement de mariage.
Du coup, en affirmant à la fois que les relations sexuelles viennent avant le mariage, donc que l'engagement réel prend place avant le mariage, et à la fois que la cérémonie du mariage n'est, justement, qu'une cérémonie, à caractère uniquement officiel et festif,
vous niez donc toute valeur réelle aux sacrements.