par Théophane » ven. 20 août 2010, 22:05
Chers amis,
J'ai assisté il y a peu à une Messe où le crucifix était absent de l'autel. Je l'ai alors fait remarquer à une personne chargée de l'entretien de la paroisse. Elle m'a répondu simplement que certains prêtres souhaitaient que la croix fût présente sur l'autel et d'autres pas. Elle m'a en outre expliqué que les fidèles laïcs devaient s'adapter à la façon de faire de chaque prêtre.
Je ne suis pas d'accord avec cette conception de la liturgie. Selon moi, ce n'est pas aux fidèles de laïcs de "s'adapter" (c'est un euphémisme, en effet il eût fallu dire que ce n'est pas aux fidèles laïcs de subir les convictions personnelles des célébrants) mais aux prêtres d'accomplir scrupuleusement tout ce qui a été fixé par le Saint-Siège, auquel, comme le déclare le Concile Vatican II, revient le gouvernement de la liturgie (constitution Sacrosanctum Concilium, § 22).
Toutefois, bien que cela me semble fort souhaitable, j'ai des doutes quant à l'obligation de placer sur l'autel un crucifix tourné vers le prêtre. Dans les centres de l'Opus Dei, l'autel est disposé de cette façon et la Sainte Messe est célébrée versus populum. De plus, dans son célèbre livre L'Esprit de la liturgie, le Cardinal Ratzinger recommande cette façon de faire. Aujourd'hui, à Rome ou lors de ses voyages apostoliques, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI célèbre toujours à la fois face au peuple et face au crucifix.
J'aimerais beaucoup que l'on me dise s'il existe un texte juridique qui impose clairement l'usage du crucifix sur l'autel et tourné vers le prêtre. Lorsqu'il n'en est pas ainsi, on a vraiment l'impression que la Messe est réduite à un rassemblement humain. Tout devient vide, parce que le Christ n'est plus présent. Or, qu'a dit Notre-Seigneur ? Etsi exaltatus fuero a terra omnia traham ad meipsum.
De façon, très concrète, je recherche une réponse claire à cette question : l'absence du crucifix sur l'autel est-elle constitutive d'un abus liturgique ? Quel texte le fidèle laïc peut-il invoquer pour réclamer la correction de cette absence ?
Merci beaucoup !
Théophane
Chers amis,
J'ai assisté il y a peu à une Messe où le crucifix était absent de l'autel. Je l'ai alors fait remarquer à une personne chargée de l'entretien de la paroisse. Elle m'a répondu simplement que certains prêtres souhaitaient que la croix fût présente sur l'autel et d'autres pas. Elle m'a en outre expliqué que les fidèles laïcs devaient s'adapter à la façon de faire de chaque prêtre.
Je ne suis pas d'accord avec cette conception de la liturgie. Selon moi, ce n'est pas aux fidèles de laïcs de "s'adapter" (c'est un euphémisme, en effet il eût fallu dire que ce n'est pas aux fidèles laïcs de subir les convictions personnelles des célébrants) mais aux prêtres d'accomplir scrupuleusement tout ce qui a été fixé par le Saint-Siège, auquel, comme le déclare le Concile Vatican II, revient le gouvernement de la liturgie (constitution [i]Sacrosanctum Concilium[/i], § 22).
Toutefois, bien que cela me semble fort souhaitable, j'ai des doutes quant à l'obligation de placer sur l'autel un crucifix tourné vers le prêtre. Dans les centres de l'Opus Dei, l'autel est disposé de cette façon et la Sainte Messe est célébrée [i]versus populum[/i]. De plus, dans son célèbre livre [i]L'Esprit de la liturgie[/i], le Cardinal Ratzinger recommande cette façon de faire. Aujourd'hui, à Rome ou lors de ses voyages apostoliques, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI célèbre toujours à la fois face au peuple et face au crucifix.
J'aimerais beaucoup que l'on me dise s'il existe un texte juridique qui impose clairement l'usage du crucifix sur l'autel et tourné vers le prêtre. Lorsqu'il n'en est pas ainsi, on a vraiment l'impression que la Messe est réduite à un rassemblement humain. Tout devient vide, parce que le Christ n'est plus présent. Or, qu'a dit Notre-Seigneur ? [i]Etsi exaltatus fuero a terra omnia traham ad meipsum[/i].
De façon, très concrète, je recherche une réponse claire à cette question : l'absence du crucifix sur l'autel est-elle constitutive d'un abus liturgique ? Quel texte le fidèle laïc peut-il invoquer pour réclamer la correction de cette absence ?
Merci beaucoup !
Théophane