Simplicité,complexité [Le grain de moutarde devient un arbre

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La croissance dans la contradiction

par etienne lorant » ven. 01 févr. 2013, 11:48

Le vendredi de la 3e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 10,32-39.
Frères, souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat de la souffrance, tantôt donnés en spectacle sous les injures et les vexations, tantôt solidaires de ceux qu'on traitait ainsi. (...)Or nous ne sommes pas, nous, les hommes de l'abandon, pour notre perte, mais les hommes de la foi, pour la sauvegarde de notre âme. [/color]

Psaume 37(36),3-4.5-6.23-24.39-40ac.
Quand le Seigneur conduit les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
S'il trébuche, il ne tombe pas
car le Seigneur le soutient de sa main.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34.
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.



L’Évangile de ce jour semble donner l'idée que la venue du Royaume est simple. Et, en réalité, la venue du Royaume est simple; elle est même une évidence première pour tous ceux et toutes celles qui ont découvert le Christ. Parmi ceux qui m'ont lu, nombreux ceux qui reviennent de loin et qui me comprendront ! Car le Seigneur les a sauvés, il les a retirés du bourbier dans lequel ils pataugeaient et s'enfonçaient de jour en jour. Pour eux comme pour moi, vivre dans le Christ est quelque chose de tout à fait évident, puisque c'était l'unique issue de sortie, pas seulement pour leurs fautes, mais aussi et surtout du malheur dans lequel les fautes nous entraînent.

Le Royaume est donc simple. Il est simple comme aimer une personne qui nous a aimés, individuellement, sans retour, et est allé jusqu'au don de sa vie. Voilà pourquoi l'épanouissement de la vie du chrétien semble aller de soi comme ce grain de moutarde qu'on a jeté en terre et qui lève tout seul.

Pourtant, de son côté, saint Paul parle de combat, de souffrances, de vexations subies avec en vue le salut de l'âme. Est-ce une contradiction ? Certes non. car Le disciple n'est pas au-dessus de son maître ,« [i ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d’être comme son maître, et le serviteur d’être comme son seigneur. Si le maître de maison s’est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.[/i] " (Matth 10)

Il y a donc un combat à soutenir, et qui peut aller très loin... mais même ce que nous avons à supporter nous servira ! Tout converti que je fus, j'ai dû supporter ces contradictions.

Pour ceux qui l'ignoraient, j'ai fait un jour l'objet d'une accusation de recel de marchandises volées. Bien que me sachant tout à fait innocent, j'ai dû supporter une procédure de trois années, durant lesquelles mes nerfs ont énormément souffert, mais qui a finalement abouti à un acquittement : le juge devant lequel j'ai comparu ne pouvait pas me juger, car je n'avais jamais été inculpé ! Cette omission majeure du dossier, mon avocat la savait, mais il ne m'a jamais rien dit jusqu'au jour de l'audience. (Et pour cause ! Il s'est cyniquement contenté d'empocher les sommes que je versais sur son compte régulièrement.)

Quinze jours après cette heureuse issue, mes nerfs ont complètement craqué. Alors enfin, j'ai éclaté sous le crucifix de ma conversion: "Mais enfin, Seigneur, pourquoi, pourquoi m'as-tu laissé endurer tout cela !" La réponse, dans mon coeur, fut immédiate: en dépit de ma conversion, j'étais en train de me laisser reprendre par le monde à cause de "l'affairisme" auquel je me livrais. Je risquais de rechuter.

Ainsi, c'est par l'épreuve que j'ai grandi j'en ai traversé d'autres. Je peux assurer que ces épreuves nouvelles, je les vis beaucoup mieux, car je suis serein. Je sais que toutes sortes de choses peuvent survenir encore et je les traverserai aussi. Car tout concourt au bien pour celui qui croit. Mais il est bon, de temps à autre, de se souvenir d'où nous sommes sortis, et de quelles folies le Seigneur nous a retirés. "Avant d'avoir souffert, je m'égarais", dit un Psaume - et comme ce psaume dit vrai !

Re: Le levain et la graine de moutarde

par etienne lorant » mar. 30 oct. 2012, 17:04

Dans le fond, les comparaisons les plus simples sont parfois les meilleures: je me souviens que lorsque j'ai appris à nager, ce fut pareil. J'avais beau m'efforcer, j'avalais de l'eau de la piscine, je crachais et je devais m'arrêter. Et puis un jour, je me suis retrouvé pratiquement à la nage du chien, je me suis un peu penché du côté droit et... çà y était, je savais nager en brasse J'ai fait cent mètres d'affilée pour être sûr !!!

Cool, çà viendra !

Re: Le levain et la graine de moutarde

par Teano » mar. 30 oct. 2012, 16:22

l'abandon tout simple dans la foi.
Comme il me tarde d'y être !
Pourtant il est rare que cette Eucharistie dure plus d'une demie heure et il n'y ni chants, ni décor particulier. Mais Jésus y est et cela suffit
.

ça, en revanche, j'y suis.

Merci pour ton partage fraternel !

Claire

Re: Le levain et la graine de moutarde

par etienne lorant » mar. 30 oct. 2012, 16:13

Teano a écrit :L'épître du jour a nourri ma réflexion sur la foi et la fidélité. Il m'arrive de douter de tout et surtout de moi et de ma foi. Puis, je me suis rendue compte que ce n'était pas ma foi qui était en cause (je ne maîtrise pas ma foi, même pas pour la juger) mais ma fidélité.
Teano
Au bout de grands efforts, étalés sur des mois, si pas des années, j'ai découvert, à l'autre bout de l'application de la volonté: l'abandon tout simple dans la foi. Je suis toujours tenté de renoncer à ma messe du matin - spécialement en hiver, mais j'y suis chaque jour. J'ai beau ne pas vouloir me lever, je me retrouve habillé et tout heureux d'être dans la chapelle ... que je prends plaisir à considérer depuis peu comme une "nacelle hors du temps"...

C'est qu'à l'extérieur, juste en descendant un escalier, dans la rue, les engins de chantier travaillent, remuent des pavés, du gravier, de la terre... mais je n'éprouve aucune gêne. C'est un peu comme si, en entrant dans la chapelle, je montais dans une sorte de "vaisseau" qui voyage hors du temps. Je m'agenouille et me signe et ... le temps cesse d'être le temps. Je contemple l'icône de Roublev et j'ai le sentiment que rien ne peut plus m'arriver.

Pourtant il est rare que cette Eucharistie dure plus d'une demie heure et il n'y ni chants, ni décor particulier. Mais Jésus y est et cela suffit.

Re: Le levain et la graine de moutarde

par Teano » mar. 30 oct. 2012, 13:28

L'épître du jour a nourri ma réflexion sur la foi et la fidélité. Il m'arrive de douter de tout et surtout de moi et de ma foi. Puis, je me suis rendue compte que ce n'était pas ma foi qui était en cause (je ne maîtrise pas ma foi, même pas pour la juger) mais ma fidélité.
La fidélité dans la prière, dans le quotidien, dans la charité, envers Dieu, envers le prochain me demande un effort. Je ne suis pas fidèle naturellement, je crois même que je suis plutôt portée à l'infidélité. C'est toute l'histoire d'Israël : viennent l'épreuve ou une trop grande prospérité, et le peuple s'en va adorer les Baals...avant de se repentir pour revenir au Seigneur. Je me reconnais volontiers dans cet effort d'Israël toujours en lutte contre l'idolâtrie, toujours tendu vers un idéal de fidélité.

Et que vaut un amour s'il n'est pas fidèle ? il n'est ni engagement ni don sans fidélité. Trop facile de dire "j'aime Jésus" pour ensuite en rester là !

C'est un combat quotidien, c'est aller à la messe, en confession, être là aux moments de prière de la journée, méditer avec le chapelet, c'est la lecture quotidienne, c'est aussi à chaque rencontre, dans mon travail, ma famille, à l'église ou dans la rue, prendre le temps d'accueillir l'Autre (car je suis d'une maladresse abyssale dans les relations humaines).


In Christo

Teano

Le levain et la graine de moutarde

par etienne lorant » mar. 30 oct. 2012, 11:14

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,21-33.
Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ;
il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable.
C'est comme cela que le mari doit aimer sa femme : comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime soi-même.
Jamais personne n'a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C'est ce que fait le Christ pour l'Église,
parce que nous sommes les membres de son corps.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21.
Jésus disait à la foule : " A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé
. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

A l'origine du levain, il y a une histoire: ce serait un Egypte distrait qui, après avoir préparé sa pâte de céréales, l'a oublié dans un coin au lieu de la cuire de suite - elle a donc fermenté et sans cette distraction, on l'eût considéré pour toujours comme un déchet que l'on rejette: n'est-ce pas ce qui est arrivé au Christ ? Il a été rejeté par son peuple, mais le ferment que le Christ a semé dans le coeur des hommes continue, génération après génération, de faire lever la pâte. Quant au grain de moutarde, il me fait toujours penser à l'enfant Jésus placé dans une mangeoire à sa naissance, au fond d'une grotte et donc comme "semé" en terre dès sa naissance. Mais il grandit et finit sur l'arbre de la Croix, et la Croix du Christ est bien cet arbre où les oiseaux du ciel (les âmes) vont faire leur nid.

Saint Paul, donne aux époux une façon de sanctifier leur amour. Moi qui ne suis pas marié, elle vaut tout aussi bien dans mes rencontres: il faut aimer l'autre "comme son propre corps". Et comme l'on prend soin de soi-même, eh bien que l'on prenne soin d'autrui. Et qui veut vraiment le bien parfait pour son prochain peut aller jusqu'à "se livrer" pour lui à la manière de Jésus. Nombreux sont les saints qui ont vécu ainsi pour le bien et le meilleur possible de leur prochain.

Des mystères qui demeurent

par etienne lorant » lun. 30 juil. 2012, 9:55

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35.

Jésus proposa à la foule une autre parabole : " Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »

Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Le Royaume des cieux est comparable... mais dans quelle mesure humaine ? Le Seigneur en parle, mais il ne va pas donner des "projections chiffrées", puisque les chiffres servent à définir des limites. Or, Dieu est indéfinissable - si Dieu était définissable, c'est-à-dire s'il pouvait faire l'objet d'une définition, il ferait partie du monde fini - mais le monde est-il fini ?

Les paraboles employées par Jésus parlent donc du mystère des choses infiniment petites et négligeables aux yeux des hommes, mais qui donnent des résultats incomparables. A celles dites par le Seigneur, j'ajouterais volontiers mon incompréhension d'enfant, véritable stupeur, lorsque j'ai découvert comment les chenilles, à partir d'une larve, deviennent papillons. Mais à quoi servent les papillons, demandais-je, sinon à faire joli dans un jardin ? Pourquoi, dans quel but ? Selon quelle utilité ? A quelle fin ?

De même, le rapport entre la pincée de levain - qui n'est en fait constituée que de bactéries et la levée de la pâte dans 'trois grandes mesures de farine'; de même aussi la graine de moutarde et l'arbre dans lequel les oiseaux viennent finalement nicher. La nature produit donc de très petites graines qui s'élèvent en grands arbres capables d'accueillir des nichées d'oiseaux ?

Des choses cachées depuis les origines, combien les sciences de l'homme en ont-elles explorées assez pour donner une idée exacte de l'univers depuis son commencement jusqu'à son aboutissement ? En réalité, très peu, et comme disait mon père, biologiste, mathématicien, chef de laboratoire: "La science ouvre une enveloppe qui en contient cinq; elles les ouvrent toutes et l'on parle de progrès. Et effectivement, il y a des applications concrètes à tirer des découvertes. Mais ces cinq enveloppes ouvertes avaient livré chacune cinq autres enveloppes, en sorte qu'en sciences les questions ne font jamais que se multiplier". Il disait cela et force est de reconnaître rien qu'en regardant le ciel que les prévisions de météo à cinq jours ne sont que peu fiables...

Dieu est inconnaissable et franchement, quel bonheur pour l'homme ! Maintenant encore, je me souviens de ce mot de Simone Weil qui avait observé la mer avec suffisamment d'attention pour dire : jamais les hommes ne seraient autant fascinés par la mer s'ils ne savaient que les vagues sont aussi capables d'engloutir les bateaux... et que notre admiration naît de notre vulnérabilité aussi !

Vivre dans le Royaume des cieux, c'est déjà aujourd'hui. Nous vivons tous dans l'inconnu de ce jour. Nous pensons avoir prise sur tant de choses alors qu'en l'espace d'une journée, tout peut s'effacer ! Ainsi avons-nous bien raison de nous tourner sans cesse vers le Seigneur car lui seul peut nous guider valablement.

.

Dimanche : comment grandir dans la foi ?

par etienne lorant » sam. 16 juin 2012, 19:17

Livre d'Ézéchiel 17,22-24.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : A la cime du grand cèdre, à son sommet, je cueillerai un jeune rameau, et je le planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d'Israël je le planterai. Il produira des branches, il portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Tous les passereaux y feront leur nid, toutes sortes d'oiseaux habiteront à l'ombre de ses branches.
Et tous les arbres des champs sauront que c'est moi, le Seigneur : je renverse l'arbre élevé et relève l'arbre renversé, je fais sécher l'arbre vert et reverdir l'arbre sec. Moi, le Seigneur, je l'ai dit, et je le ferai.


Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16.

Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d'annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits.

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »



Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34.

Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. /D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.


Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,6-10.

Ainsi, nous avons pleine confiance, tout en sachant que nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps ;en effet, nous cheminons dans la foi, nous cheminons sans voir.
Oui, nous avons confiance, et nous aimerions mieux être en exil loin de ce corps pour habiter chez le Seigneur.
Que nous soyons chez nous ou en exil, notre ambition, c'est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun reçoive ce qu'il a mérité, soit en bien soit en mal, pendant qu'il était dans son corps.


Je n'ai pas respecté tout à fait l'ordre des lectures de ce dimanche, car elles aboutissent à ce que dit saint Paul dans l’Épitre aux Corinthiens.
Nous qui vivons dans la foi, nous habitons dans un corps où nous sommes en exil. Nous cheminons sans voir, mais avec l'ambition de plaire au Seigneur. Cette situation est-elle confortable ? Non, pas vraiment : elle implique un effort permanent - un effort de croissance, qui nous rapporte à ces descriptions d'arbres que l'on retrouve chez Ézéchiel, dans les Psaumes et dans l’Évangile.

Nous rencontrons des difficultés. Il nous semble parfois pénible de demeurer fidèles. En ce qui me concerne, plus de vingt-cinq années après la conversion, ce dont je voudrais témoigner et dire en insistant: "Croyez-moi, je vous en prie, c'est ainsi !", c'est que le meilleur effort que nous puissions fournir ... consiste à nous abandonner.

En effet, aussi longtemps que nous produisons des efforts selon nos propres raisonnements et conceptions de qui est le Seigneur, et de ce qui plaît à Dieu, nous nous fatiguerons beaucoup, mais en vain. Alors qu'il suffirait que nous nous laissions faire et guider par Dieu chaque heure et chaque jour, en n'importe quelle situation.

S'abandonner pour grandir, c'est prendre l'ascenseur qu'a découvert sainte Thérèse que je cite ici :

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais, hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qu’il existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : « Si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi » (Proverbes IX 4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous bercerai sur mes genoux ! » (Isaïe LXVI 13). Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être vous-même ma sainteté » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).

Chez sainte Faustine, l'ascenseur est la confiance absolue en Jésus. Une confiance d'abandon, quotidienne, vécue au travers de tous les événements, joyeux et positifs, ou contraires et désagréables. Dans les jours de fête comme dans les jours d'ennui. Dans la santé ou dans la maladie. Sous le soleil ou sous la pluie. En tout temps, donc, ce même cri : "Jésus, j'ai confiance en Toi !".

L'esprit fort et l'intelligence orgueilleuse ont vraiment difficile de prendre l'ascenseur de sainte Thérèse ou d'adopter l'acte de confiance continuelle en Jésus de sainte Faustine. Moi qui écris ces lignes, il m'a bien fallu une année de récitation du petit chapelet de la Miséricorde... avant de me rendre compte que j'oubliais très souvent la finale de chaque petit chapelet, qui consiste à dire :"Jésus, j'ai confiance en Toi !"

J'espère que cet aveu servira à quelqu'un.

Bon dimanche à tous et à toutes !

Re: Chute de David - Les hommes nés de nouveau

par etienne lorant » ven. 27 janv. 2012, 12:00

Teano a écrit :Merci Etienne de ce beau partage.
Cette lecture m'évoque le post sur la façon dont Satan lie quelqu'un : on en a un bel exemple avec Davi et Bethsabée. ce matin,à la messe, le prêtre a expliqué comment le péché nous prend par une petite chose : le manque de courage (David reste à Jérusalem alors que son armée est en campagne), puis vient la paresse (David fait la sieste) et une baisse de vigilance générale de la foi, de la prière et bing ! le péché arrive sous les traits d'une belle femme nue qui se baigne et qui conduit au meurtre !
Belle homélie ! En effet, il y a "glissement" vers le péché et c'est pourquoi l'entraînement a une discipline de vie nous en préserve. Je voudrais bien arriver - mais j'en suis loin encore, à renoncer à ma volonté propre. Il m'est arrivé un soir dans la galerie, toutes lumières éteintes, de chercher la bonne clé de mon trousseau pour fermer. Et je ne la trouvais pas, je faisais passer les clés de l'une à l'autre dans la pénombre et à un moment, j'ai dit : "Seigneur, qu'il m'en soit fait comme tu veux: s'il faut recommencer dix fois, je le ferai". Et à ce moment, la bonne clé était entre mes doigts ! Cependant, se remettre ainsi, cela paraît comme une première façon de mourir, on dirait que le corps y résiste de la même manière !

En tout cas, chouette (et rare) partage sur l'Evangile : coco est content ! :clap:

Re: Chute de David - Les hommes nés de nouveau

par Teano » ven. 27 janv. 2012, 11:45

Merci Etienne de ce beau partage.
Cette lecture m'évoque le post sur la façon dont Satan lie quelqu'un : on en a un bel exemple avec Davi et Bethsabée. ce matin,à la messe, le prêtre a expliqué comment le péché nous prend par une petite chose : le manque de courage (David reste à Jérusalem alors que son armée est en campagne), puis vient la paresse (David fait la sieste) et une baisse de vigilance générale de la foi, de la prière et bing ! le péché arrive sous les traits d'une belle femme nue qui se baigne et qui conduit au meurtre !

Chute de David - Les hommes nés de nouveau

par etienne lorant » ven. 27 janv. 2012, 11:33

1ère lecture : Le grand péché de David (2S 11, 1-4a.5-10a.13-17)

Lecture du second livre de Samuel
Au retour du printemps, à l'époque où les rois reprennent la guerre, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l'armée d'Israël ; ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba.
David était resté à Jérusalem. A la fin d'un après-midi, après avoir pris son repos, il se promenait sur la terrasse du palais ; il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « C'est Bethsabée, fille d'Éliam, la femme d'Ourias le Hittite. »
Alors David l'envoya chercher. Elle vint chez lui et il dormit avec elle. La femme conçut, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! »

Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite », et Joab l'envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l'armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi et repose-toi un peu. » Ourias sortit du palais, et le roi lui fit porter un des plats de sa table. Mais Ourias passa la nuit à l'entrée du palais avec les gardes du roi ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n'est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l'invita à manger et à boire à sa table, et il l'enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher dans la salle des gardes ; il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Poussez Ourias au plus fort de la mêlée, puis retirez-vous à distance ; qu'il soit frappé et qu'il meure ! »

Joab, qui assiégeait la ville, fit exprès de placer Ourias à un endroit où les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l'armée, parmi les officiers de David, et Ourias le Hittite mourut.


Psaume : Ps 50, 3-4, 5-6ab, 6c-7, 10-11

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché !
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j'étais pécheur dès le sein de ma mère.

Fais que j'entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.


Évangile : Discours en paraboles : le grain qui pousse tout seul ; la graine de moutarde (Mc 4, 26-34)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.
La parole de Dieu est semée en nos cœurs.
Heureux qui la reçoit et la fait fructifier !
Alléluia.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Parlant à la foule en parabole, Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »

Jésus disait encore :
« À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde ; quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.


Ourias le Hittite était fidèle à sa femme, tandis que David, l'élu, l'oint du Seigneur, en le faisant mourir pour prendre Bethsabée (et faire surtout en sorte qu'aux yeux de son peuple le roi ne soit pas vu comme un vulgaire adultère !), fut infidèle d'abord à Dieu !

Il n'est pas facile de se représenter la gravité du péché de David: jusqu'alors, il avait fidèlement suivi la voie de l'abandon à la volonté divine, il vivait de cette confiance et en conséquence, sa fortune et sa puissance ne faisaient que s'accroître. Mais je vois dans cette chute brutale l'annonce d'une nécessaire "nouvelle naissance" à laquelle doit mener la foi de confiance. Cette nécessité apparaît dans le dialogue de Nicodème avec Jésus, au chapitre 3 de l’Évangile selon st Jean:

"Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c'était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c'est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n'est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu'on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître."

Cependant, la faute de David ne lui apparaîtra pleinement que lorsque le prophète Nathan la lui aura révélée ! Un tel aveuglement chez un homme de Dieu est-il possible ? Eh bien, voilà qui doit nous inviter à la plus grande humilité ! David s'effondre en découvrant, lui l'ancien berger, ce qu'il a fait de la brebis qui lui avait été confiée... ce sera dans les lectures de demain.

Quel rapport avec la graine de moutarde et la mesure de levain ? C'est ainsi que tout homme né de nouveau accueillera l’Évangile dans la bonne terre de son cœur de converti. Jour après jour, elle y grandira. Les épreuves ne seront plus pour lui une occasion de chute, mais il aura hâte d'atteindre le but, de recevoir la couronne de laurier du vainqueur de la course, telle que l'évoquera saint Paul dans une de ses épîtres. De même, les innombrables martyrs de la foi. De l'extérieur, nous ne voyons que le sang versé, la mort affreuse, mais le cœur de ces témoins privilégiés devait brûler au-dedans de la lumière surnaturelle qui m'a fait dire, le jour de ma conversion: "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite, cette Joie est si forte !"

Le Psaume du jour est le Miserere, l'un des plus beaux qui nous soient parvenus:

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Le grain de moutarde

par Anne » mer. 26 oct. 2011, 2:47

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! A jamais !!!! 25/10/2011

Luc13, 18–21

Jésus disait à la foule : « A quoi le règne de Dieu est –il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches
».

Aujourd’hui notre Seigneur Jésus Christ nous instruit sur la valeur que le Règne de Dieu a aux yeux des hommes que nous sommes.

Dans ce passage, Il compare le règne de Dieu à une graine de moutarde, toute simple, petite de nom et de visage, mais qui, avec le temps, saura prendre une taille incroyable quand nous le découvrirons…

Jésus donne au règne de Dieu la première place dans sa prédication. Ce qu’il annonce dans les bourgades de Galilée, c’est la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Accompagnant la prédication, les miracles en font entrevoir la signification. Avec sa venue prend fin la domination de Satan, du péché et de la mort sur les hommes, « si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Règne de Dieu est donc arrivé pour vous ».

Le Règne de Dieu est une réalité mystérieuse dont Jésus seul peut faire connaître la nature. Encore ne la révèle-t-il qu’aux humbles et aux petits, non aux sages et aux habiles de ce monde, à ses disciples, non aux gens du dehors, pour que tout reste énigmatique.

Demandons à l’Esprit Saint par l’intermédiaire de la Vierge Marie, en ce mois d’octobre, d'avoir les grâces nécessaires afin de participer au règne de Dieu dans sa gloire. Amen !!!

P.S. : Le projet d’aide scolaire 2011-2012 a pris fin depuis quelques jours, venant en aide à 801 enfants démunis dans tout le Togo. Pour avoir le rapport avec les photos de ce projet, écrivez-nous sur info@jcmtogo.org ou jcmtogo@yahoo.fr. En ce moment, notre association est sur un projet de créer un orphelinat pour les enfants abandonnés : pour avoir aussi ce projet dans son intégralité, et nous venir en aide financièrement et matériellement, envoyez-nous un mail sur nos adresses…

Merci pour votre douce et humble compréhension !

Le règne de Dieu, le choix de l'homme

par etienne lorant » ven. 28 janv. 2011, 10:59

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34.
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Il serait possible d'interpréter la première parabole comme la description du travail intérieur qu'effectue la Parole dans le cœur des hommes: elle doit y travailler longtemps, remuer beaucoup de choses, ensuite elle pousse et, très vite, le temps de la moisson approche. Quant à la seconde, j'y vois le don que le Christ fit de lui-même qui donna l'arbre de la Croix, laquelle donna naissance à l'Église - et à l'ombre de l'Église, beaucoup ont trouvé leur vocation particulière.

Mais ce qui retient mon attention, c'est l'insistance de Marc sur la méthode employée par le Christ auprès des disciples. En vérité, je crois qu'à nous aussi Jésus parle en paraboles - et parfois ces paraboles sont des événements qui surviennent dans nos vies, contre lesquels nous rageons parfois, sans comprendre que certains abaissements surviennent afin que nous puissions guérir de certains de nos penchants et nous relever ensuite.

Le règne de Dieu est perpétuellement à l'œuvre dans le monde, mais certainement pas dans les média, certainement pas via les écrans ! Il s'établit dans les cœurs des individus, petits ou grands, en l'une ou l'autre occasion de la vie, par l'une ou l'autre lecture, dont beaucoup disent: "Bah, pure coïncidence, incident, aucune conclusion à en tirer."... Il faut se souvenir de cette autre Parole: le Royaume ne vient pas de manière à frapper le regard: il est au milieu de vous.

Le grain de moutarde

par Anne » mer. 27 oct. 2010, 0:30

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! A jamais !!!! 26/10/2010

Luc 13, 18- 21

Jésus disait à la foule : « A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a jetée dans son jardin

Christ, notre Seigneur et Saveur, ne nous laisse pas dans notre ignorance; il veut plutôt que nous comprenions la volonté de Dieu dans notre vie, pour mieux lui plaire, en mettant en pratique cette volonté.

Ainsi, en ce jour, Il nous parle du règne de Dieu qui est tout proche et tout petit quand il débute dans la vie d’un homme… Il compare ce règne à une graine de moutarde dans un jardin… Et pour y avoir accès il faut se faire enfant, car on nous dit que le Royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

Le Royaume de Dieu est une réalité mystérieuse dont Jésus peut nous faire connaître la nature. Et Il ne la révèle qu’aux humbles et aux petits, non aux sages et aux habiles de ce monde (Matthieu 11 ; 25). Tout ce que Dieu fait au commencement est petit pour ensuite grandir mystérieusement aux yeux des hommes. Car Dieu a pour habitude de regarder le cœur de l’homme et non son apparence physique, comme nous le faisons aujourd’hui dans notre société actuelle.

Chrétien, mon frère, ma sœur, sachons bien que les œuvres de Dieu se manifestent dans les plus petites de ses créatures par leur humilité et leur volonté de service...

Demandons à l’Esprit Saint, en ce jour, de nous aider afin de regarder avec les yeux du coeur les merveilles que Dieu fait pour les plus petits d’entre nous.

Le grain de moutarde

par Anne » lun. 26 juil. 2010, 22:30

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! À jamais !!!! 26/07/2010

Matthieu 13, 31-35

En ce jour c’est la fête de Sainte Anne et de Saint Joachim, les parents de la Mère de Dieu. Le père et la mère de Marie constituent le chaînon qui relie l’ancien Israël au nouveau. Ils ont reçu la bénédiction du Seigneur; par eux, nous est venue la bénédiction promise à tous les peuples. Ils ont été disponibles pour faire la volonté de leur Créateur, sans se poser de questions.

L’évangile de Matthieu nous parle du dessein du royaume des cieux dans ces passages où Jésus s’adressait à ses disciples en parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre… »

La récompense finale de toutes nos œuvres ici-bas est le Royaume des cieux; c’est pour cela que Christ, notre Seigneur Jésus, parle en paraboles afin que s’accomplissent les écritures. Dieu tient toujours ses promesses, et qu’importe le temps que cela prendra : Il les tient! Nous, chrétiens, nous devrions savoir que c’est notre petite volonté, qui est cette graine de moutarde et que Dieu utilise pour faire advenir de grandes œuvres.

Toi, mon frère ou ma sœur, qui as la volonté de faire quelque chose de bien, ne doute pas : mets-toi à l’œuvre! Et quand tu commenceras, tu deviendras différent aux yeux des autres. Mais, le moment venu, tu t’étonneras de cette œuvre que tu as commencée, car le Dieu juste te montrera son appui total pour que cette œuvre prenne une nouvelle ampleur.

Le chrétien, dans sa vie, doit savoir que tout commence du petit pour passer au grand. Au début, il faut une volonté et une grande détermination prenant appui sur la Parole de Dieu qui est source de vie et de victoire. Ensuite, tu verras les merveilles de Dieu!

Demandons l’Esprit Saint à Dieu dans nos prières car, avec lui, nous serons éclairés sur nos pas, à chaque minute, dans nos diverses œuvres, pour proclamer la gloire de Dieu parmi les hommes!

P.S.
À présent, la graine de moutarde que nous, les jeunes d’ici, avons semée est devenue un grand arbre! C’est seulement pour vous annoncer que GDC TOGO est devenue une Association Catholique nommée JCM (Jeunes Chrétiens dans le Monde) TOGO. Elle a élargi ses plans d’action, surtout dans le domaine de l’humanitaire.

Alors, si vous connaissez des jeunes qui souhaiteraient partir en mission ou en stages humanitaires pour aider un peuple en besoin, nous vous prions de les diriger vers notre Association.

Pour informations, allez faire un tour dans www.jcmtogo.fr.gd ou écrivez-nous sur : jcmtogo@yahoo.fr


Association Catholique les Jeunes Chrétiens dans le Monde (JCM - TOGO)
Les Sites Internets : Ancien www.gdc-togo.fr.gd Nouveau www.jcmtogo.fr.gd
Email : jcmtogo@yahoo.fr
Cel : (00228) 096 - 54 - 74
Tel : (00228) 335- 37- 79
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