par Christian » mar. 11 oct. 2005, 9:53
Bonjour SC,
Il faut distinguer, me semble-t-il, deux aspects dans cette question des droits de succession. Le premier est celui ouvert par l’impérialisme du Code Napoléon qui réserve la quasi-totalité des biens du défunt à sa descendance, à défaut à ses collatéraux, ce qui est une violation grave du droit de chacun de disposer de ses biens comme il l’entend. :twisted: Si vous acceptez ce principe que les hommes de l’Etat peuvent vous ordonner à qui donner vos biens, alors vous acceptez qu’ils puissent vous ordonner de les donner aux hommes de l’Etat, même partiellement. Auquel cas, vous ne pouvez plus critiquer l’impôt sur l’héritage.
En réalité, et c’est le deuxième aspect de l’héritage, il est un don.

Un don est un acte libre. Celui qui donne doit pouvoir choisir combien donner et à qui donner, à une institution caritative, à ses employés, aux hommes de l’Etat (pourquoi pas ?), et bien sûr aux personnes aimées, à ses enfants ou à l’un d’entre eux.
Maintenant est-il légitime de taxer des dons ? A la grande limite,
si l’on admet le principe même de l’impôt, cette taxe sur les dons est à prélever au niveau du bénéficiaire (rien pour les associations, suivant le revenu pour les personnes physiques). On peut dire que ce n’est guère encourager la générosité que de la taxer, mais ce n’est pas un argument propre à décourager l’ardeur confiscatoire des hommes de l’Etat. :ranting:
Sur la question générale de la légitimité de l’impôt pour un chrétien, voir le nouveau fil consacré à ce sujet (‘
De la légitimité de l’impôt’) dans la rubrique ‘Questions économiques’.
Cordialement
Christian
Bonjour SC, :)
Il faut distinguer, me semble-t-il, deux aspects dans cette question des droits de succession. Le premier est celui ouvert par l’impérialisme du Code Napoléon qui réserve la quasi-totalité des biens du défunt à sa descendance, à défaut à ses collatéraux, ce qui est une violation grave du droit de chacun de disposer de ses biens comme il l’entend. :twisted: Si vous acceptez ce principe que les hommes de l’Etat peuvent vous ordonner à qui donner vos biens, alors vous acceptez qu’ils puissent vous ordonner de les donner aux hommes de l’Etat, même partiellement. Auquel cas, vous ne pouvez plus critiquer l’impôt sur l’héritage.
En réalité, et c’est le deuxième aspect de l’héritage, il est un don. :heart: Un don est un acte libre. Celui qui donne doit pouvoir choisir combien donner et à qui donner, à une institution caritative, à ses employés, aux hommes de l’Etat (pourquoi pas ?), et bien sûr aux personnes aimées, à ses enfants ou à l’un d’entre eux.
Maintenant est-il légitime de taxer des dons ? A la grande limite, [b][u]si[/u][/b] l’on admet le principe même de l’impôt, cette taxe sur les dons est à prélever au niveau du bénéficiaire (rien pour les associations, suivant le revenu pour les personnes physiques). On peut dire que ce n’est guère encourager la générosité que de la taxer, mais ce n’est pas un argument propre à décourager l’ardeur confiscatoire des hommes de l’Etat. :ranting:
Sur la question générale de la légitimité de l’impôt pour un chrétien, voir le nouveau fil consacré à ce sujet (‘[url=http://cite-catholique.org/viewtopic.php?t=1149]De la légitimité de l’impôt[/url]’) dans la rubrique ‘Questions économiques’.
Cordialement
Christian