par Dúbida » lun. 17 août 2009, 14:26
Ouch ! Nous ne donnons pas le même sens à cette formule, je crois. Dans la fable de la Fontaine, on voit que le charretier n'essaie même pas de sortir son char de la boue, non, il se contente de lever les yeux au ciel et de se plaindre, sans rien tenter. Alors qu'il lui suffisait de faire quelques efforts pour y arriver...
Au contraire, dans les exemples que tu donnes (noyade d'un homme qui ne sait pas nager, personnes atteintes de maladies "incurables" - je pense à la femme qui a touché le manteau de Jésus, aux aveugles, paralysés etc), ce n'est pas que les personnes concernées ne
veulent rien faire (par flemme par exemple), c'est qu'elles ne
peuvent rien faire.
C'est là que je fais la nuance.
Edit : je manque cruellement de cœur, mais pas assez tout de même pour me dire qu'un homme qui se noie faute de savoir nager l'a bien mérité et qu'il n'avait qu'à se débrouiller !
- - -
Je passe un peu du coq à l'âne, mais pour reprendre l'exemple donné par ancilla :
ancilla a écrit :Il y a plusieurs années, un jeune garçon est mort des suites d’une maladie parce que ses parents ont refusé de faire venir un médecin. Ils croyaient que l’usage de médicaments supposait un manque de foi en Dieu. Après la mort du garçon, ils ont dit : « C’est la volonté de Dieu ».
Tu vois, moi c'est plutôt cette formule-là ("C'est la volonté de Dieu", employée à toutes les sauces) qui me fait bondir. Dès que je l'entend, généralement (ça dépend des cas), je me crispe.
Pour continuer dans le hors-sujet, ça me rappelle un passage de
La maison du péril, d'Agatha Christie. Hercule Poirot et son ami Hastings sont chargés de protéger une jeune fille, Nick, qui serait en danger de mort. Sur les conseils des deux hommes, cette dernière écrit à sa cousine Maggie pour lui demander de venir provisoirement habiter chez elle. Maggie se fait tuer peu après parce qu'on l'a pris pour sa cousine
(en fait, c'est Nick elle-même qui l'a tué, mais on ne le sait pas à ce moment là).
Et le passage qui m'a marqué :
" - La Providence l'a voulu ainsi, murmurai-je.
- Mon cher ami, je déteste entendre imputer à Dieu les maladresses des humains. Vous vous exprimez sur le même ton que si vous récitiez vos actions de grâce au Seigneur; sans réfléchir que vous accusez ainsi le Très-Haut d'avoir tuer Maggie Buckley."
Ouch ! Nous ne donnons pas le même sens à cette formule, je crois. Dans la fable de la Fontaine, on voit que le charretier n'essaie même pas de sortir son char de la boue, non, il se contente de lever les yeux au ciel et de se plaindre, sans rien tenter. Alors qu'il lui suffisait de faire quelques efforts pour y arriver...
Au contraire, dans les exemples que tu donnes (noyade d'un homme qui ne sait pas nager, personnes atteintes de maladies "incurables" - je pense à la femme qui a touché le manteau de Jésus, aux aveugles, paralysés etc), ce n'est pas que les personnes concernées ne [i]veulent[/i] rien faire (par flemme par exemple), c'est qu'elles ne [i]peuvent[/i] rien faire.
C'est là que je fais la nuance.
Edit : je manque cruellement de cœur, mais pas assez tout de même pour me dire qu'un homme qui se noie faute de savoir nager l'a bien mérité et qu'il n'avait qu'à se débrouiller !
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Je passe un peu du coq à l'âne, mais pour reprendre l'exemple donné par ancilla :
[quote="ancilla"]Il y a plusieurs années, un jeune garçon est mort des suites d’une maladie parce que ses parents ont refusé de faire venir un médecin. Ils croyaient que l’usage de médicaments supposait un manque de foi en Dieu. Après la mort du garçon, ils ont dit : « C’est la volonté de Dieu ».[/quote]
Tu vois, moi c'est plutôt cette formule-là ("C'est la volonté de Dieu", employée à toutes les sauces) qui me fait bondir. Dès que je l'entend, généralement (ça dépend des cas), je me crispe.
Pour continuer dans le hors-sujet, ça me rappelle un passage de [u]La maison du péril[/u], d'Agatha Christie. Hercule Poirot et son ami Hastings sont chargés de protéger une jeune fille, Nick, qui serait en danger de mort. Sur les conseils des deux hommes, cette dernière écrit à sa cousine Maggie pour lui demander de venir provisoirement habiter chez elle. Maggie se fait tuer peu après parce qu'on l'a pris pour sa cousine [size=50](en fait, c'est Nick elle-même qui l'a tué, mais on ne le sait pas à ce moment là)[/size].
Et le passage qui m'a marqué :
[i]" - La Providence l'a voulu ainsi, murmurai-je.
- Mon cher ami, je déteste entendre imputer à Dieu les maladresses des humains. Vous vous exprimez sur le même ton que si vous récitiez vos actions de grâce au Seigneur; sans réfléchir que vous accusez ainsi le Très-Haut d'avoir tuer Maggie Buckley."[/i]