par Pneumatis » mar. 21 juil. 2009, 16:43
Bonjour à tous,
Je crois que ce cheminement dans la prière, cette évolution que vous décrivez Etienne, est vraiment caractéristique de la vie du disciple de Jésus. Nous avons, Dieu merci, quelques repères pour nous guider dans ce cheminement.
Avant de pouvoir dire "Notre Père... que ta volonté soit faite",
Avant même que l'Esprit Saint en personne se joigne à notre Esprit pour nous affirmer enfants de Dieu (Romains 8, 16),
Avant même que l'Esprit ne vienne au secours de notre faiblesse en gémissements ineffables (Romains 8, 26),
Nous devons tourner nos coeurs dans l'axe de l'intercession, comme l'indique d'ailleurs Coeurderoy : je crois aussi que la prière pour autrui est la prière la plus "pure". Jésus ne le précise peut-être pas lorsqu'il répond à ses disciples qui lui demandent "Seigneur, apprends-nous à prier" (Luc 11, 1) mais c'est déjà parce que le mot "Prière" en hébreu a le sens d'intercession. Prier, pour les hébreux, c'est demander quelque chose à quelqu'un pour quelqu'un. La prière est intercession avant toute chose. Et c'est sur cette base que Jésus nous apprend vraiment à prier, infusant alors en nous son Esprit, en abondance, pour nous guider. Ainsi, Saint Paul, qui a si bien intégré cette prière, peut s'approprier ce verset de Saint Jean que vous citez, Etienne, et dire "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Galates 2,20). C'est magnifique quand, nous abandonnant nous-même, nous ne devenons plus que les instruments du Seigneur. Mais c'est hélas aussi pour moi tellement rare...
Mais il faut prier sans relâche, et Jésus nous a appris comment. Il me semble que dans son commentaire du Notre Père, Joseph Ratzinger (Benoit XVI) dans son livre Jésus de Nazareth, évoque cette notion d'une prière qui nous élève. Lorsque nous redisons cette prière que nous avons appris du sauveur, ce n'est pas nous qui faisons la prière mais la prière qui nous fait. Car nous pourrions être tenté de croire que nous ne sommes pas digne de dire cette si grande et si pure prière. Surtout il ne faudrait jamais la réciter mécaniquement, mais qu'elle provienne du plus profond du coeur. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas, et quand bien même nous le croirions, il faudrait encore que nous ayons perçu toute la signification profonde de cette prière. Alors le Seigneur nous aide. Nous ne sommes pas digne d'être appelés Fils de Dieu, et pourtant c'est en osant appeler Dieu "Notre Père" que nous le devenons un peu plus, grâce à Lui. Comme si les mots précédaient cette action de grâce et mettaient nos coeurs au diapason de la volonté de Dieu. Ainsi, les disciples demandent : "Seigneur apprends-nous à prier comme Jean l'a appris à ses disciples". Comme Jean a précédé Jésus, les mots de la prière précèdent la grâce à venir en nos coeurs, cette grâce même qui sanctifie notre prière en retour et lui donne tout son sens.
La prière, qu'elle soit de louange ou d'intercession, c'est décidément toujours un dialogue incessant de Dieu avec lui-même !
Bonjour à tous,
Je crois que ce cheminement dans la prière, cette évolution que vous décrivez Etienne, est vraiment caractéristique de la vie du disciple de Jésus. Nous avons, Dieu merci, quelques repères pour nous guider dans ce cheminement.
Avant de pouvoir dire "Notre Père... que ta volonté soit faite",
Avant même que l'Esprit Saint en personne se joigne à notre Esprit pour nous affirmer enfants de Dieu (Romains 8, 16),
Avant même que l'Esprit ne vienne au secours de notre faiblesse en gémissements ineffables (Romains 8, 26),
Nous devons tourner nos coeurs dans l'axe de l'intercession, comme l'indique d'ailleurs Coeurderoy : je crois aussi que la prière pour autrui est la prière la plus "pure". Jésus ne le précise peut-être pas lorsqu'il répond à ses disciples qui lui demandent "[i]Seigneur, apprends-nous à prier[/i]" (Luc 11, 1) mais c'est déjà parce que le mot "Prière" en hébreu a le sens d'intercession. Prier, pour les hébreux, c'est demander quelque chose à quelqu'un pour quelqu'un. La prière est intercession avant toute chose. Et c'est sur cette base que Jésus nous apprend vraiment à prier, infusant alors en nous son Esprit, en abondance, pour nous guider. Ainsi, Saint Paul, qui a si bien intégré cette prière, peut s'approprier ce verset de Saint Jean que vous citez, Etienne, et dire "[i]Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi[/i]" (Galates 2,20). C'est magnifique quand, nous abandonnant nous-même, nous ne devenons plus que les instruments du Seigneur. Mais c'est hélas aussi pour moi tellement rare...
Mais il faut prier sans relâche, et Jésus nous a appris comment. Il me semble que dans son commentaire du Notre Père, Joseph Ratzinger (Benoit XVI) dans son livre Jésus de Nazareth, évoque cette notion d'une prière qui nous élève. Lorsque nous redisons cette prière que nous avons appris du sauveur, ce n'est pas nous qui faisons la prière mais la prière qui nous fait. Car nous pourrions être tenté de croire que nous ne sommes pas digne de dire cette si grande et si pure prière. Surtout il ne faudrait jamais la réciter mécaniquement, mais qu'elle provienne du plus profond du coeur. Ce n'est malheureusement pas toujours le cas, et quand bien même nous le croirions, il faudrait encore que nous ayons perçu toute la signification profonde de cette prière. Alors le Seigneur nous aide. Nous ne sommes pas digne d'être appelés Fils de Dieu, et pourtant c'est en osant appeler Dieu "Notre Père" que nous le devenons un peu plus, grâce à Lui. Comme si les mots précédaient cette action de grâce et mettaient nos coeurs au diapason de la volonté de Dieu. Ainsi, les disciples demandent : "Seigneur apprends-nous à prier comme Jean l'a appris à ses disciples". Comme Jean a précédé Jésus, les mots de la prière précèdent la grâce à venir en nos coeurs, cette grâce même qui sanctifie notre prière en retour et lui donne tout son sens.
La prière, qu'elle soit de louange ou d'intercession, c'est décidément toujours un dialogue incessant de Dieu avec lui-même !