par Bisdent » dim. 31 mai 2009, 23:40
Bonjour chers tous,
Je vous écris ces quelques lignes uniquement pour vous partager mes états d'esprits par rapport aux vocations. Cela ne nécessite pas forcément de réponse, mais je sens que j'ai besoin de partager ce que j'ai sur le coeur. Peut-être à la lectures de ces quelques lignes, allez-vous me dire : "Et pourquoi ne pas aller en discuter avec un prêtre ?". Je ne sais pas. La réponse pourra peut-être venir d'elle-même à la fin de votre lecture...
Depuis fort longtemps, l'éventualité de la prêtrise s'est manifestée à mon esprit. Enfin, depuis fort longtemps, je n'ai jamais que 26 ans... Mais l'idée n'est donc pas neuve. En outre, depuis 3-4 ans, elle est de plus en plus souvent présente, et je vis cette interrogation de plus en plus intensément à chaque fois.
J'ai entrepris et réussi des études universitaires et, depuis maintenant plus de 3 ans, je travaille dans un domaine qui correspond tout-à-fait à mes compétences et je m'y plais. J'estime avoir la chance d'avoir une vie sociale assez riche ; j'entretiens de bonnes relations avec mes collègues, mes amis et ma famille et je suis impliqué dans bon nombre d'associations locales ou professionnelles. J'interviens, entre autres, dans l'animation paroissiale de mon village.
Je vis seul et n'ai jamais vécu avec personne d'autre que mes parents ou mes colocataires d'études. Je ne désespère par de trouver l'âme soeur. Mais j'éprouve tout de même un grand vide de ne pas l'avoir trouvé... tout comme j'éprouve la même sensation lorsque je pense à la prêtrise. Me vient alors dans les deux cas un vague à l'âme qui me glisse doucement aux oreilles des mots du style : "Vas-y, lances-toi, choisis ta voie !". Comme si une de ces deux voies était nécessaire pour l'équilibre de la suite de ma vie. Mais dans les faits, c'est une troisième solution que je choisis au quotidien, peut-être faute d'esprit d'initiative de ma part : continuer à vivre ma vie telle qu'elle a commencé, c'est-à-dire, avec mon boulot qui me plaît, mes amis que j'aime et mes activités qui occupent largement tous les jours que Dieu fait. La solution de la lâcheté ? Oui, peut-être. Mais peut-être pas. En fin de compte, je suis heureux et j'ai l'impression que ce que je fais est utile à d'autres. Cependant, comment expliquer alors ces deux autres besoins contradictoires qui me hantent quasi quotidiennement : (trouver et) fonder famille et l'appel de la prêtrise ?
En pensant à ces deux chemins de vie opposés, après avoir rêvé longuement sur les bonheurs qui me combleraient et le bonheur que je pourrai conférer dans ces deux voies, je reviens à la réalité et je me dis que dans un cas comme dans l'autre, je devrai abonner un, voire plusieurs aspects de ma vie actuelle, vie qui me convient par ailleurs très bien. Et tout ça pour aller vers où ?
Vous allez vous dire que ce que je vous expose ici n'est que le reflet d'une tendance assez généralisée à notre époque, et qui peut se définir comme une "crise de l'engagement". Toutefois, je puis vous assurer que, tant au niveau professionnel qu'au niveau de mes loisirs, mes engagements sont francs et réels.
C'est aussi ça qui me freine à choisir une autre voie. J'ai l'impression de m'être engagé avec tant d'entrain et de ferveur dans ma vie professionnelle et privée, que m'engager ailleurs impliquerait de facto de casser des engagements antérieurs. Et pourtant, toujours ces appels.
J'ai déjà tout imaginé, comme les différents cas de figures qui se présenteraient à moi dans l'éventualité où je me tournerai vers l'Eglise. Prêtre diocésain, religieux, enseignant,... Je n'ai rien exclu. Mais toujours la même crainte : perdre mes attaches en suivant le Christ ou une femme. Je sais qu'une nouvelle vie m'ouvrirait de nouvelles perspectives, mais la crainte de quitter une vie qui roule "comme sur des roulettes", n'est-ce pas un peu insensé ?
Voilà ce que je voulais vous partager ce soir, avant de tomber de sommeil.
Bien à vous,
Bonjour chers tous,
Je vous écris ces quelques lignes uniquement pour vous partager mes états d'esprits par rapport aux vocations. Cela ne nécessite pas forcément de réponse, mais je sens que j'ai besoin de partager ce que j'ai sur le coeur. Peut-être à la lectures de ces quelques lignes, allez-vous me dire : "Et pourquoi ne pas aller en discuter avec un prêtre ?". Je ne sais pas. La réponse pourra peut-être venir d'elle-même à la fin de votre lecture...
Depuis fort longtemps, l'éventualité de la prêtrise s'est manifestée à mon esprit. Enfin, depuis fort longtemps, je n'ai jamais que 26 ans... Mais l'idée n'est donc pas neuve. En outre, depuis 3-4 ans, elle est de plus en plus souvent présente, et je vis cette interrogation de plus en plus intensément à chaque fois.
J'ai entrepris et réussi des études universitaires et, depuis maintenant plus de 3 ans, je travaille dans un domaine qui correspond tout-à-fait à mes compétences et je m'y plais. J'estime avoir la chance d'avoir une vie sociale assez riche ; j'entretiens de bonnes relations avec mes collègues, mes amis et ma famille et je suis impliqué dans bon nombre d'associations locales ou professionnelles. J'interviens, entre autres, dans l'animation paroissiale de mon village.
Je vis seul et n'ai jamais vécu avec personne d'autre que mes parents ou mes colocataires d'études. Je ne désespère par de trouver l'âme soeur. Mais j'éprouve tout de même un grand vide de ne pas l'avoir trouvé... tout comme j'éprouve la même sensation lorsque je pense à la prêtrise. Me vient alors dans les deux cas un vague à l'âme qui me glisse doucement aux oreilles des mots du style : "Vas-y, lances-toi, choisis ta voie !". Comme si une de ces deux voies était nécessaire pour l'équilibre de la suite de ma vie. Mais dans les faits, c'est une troisième solution que je choisis au quotidien, peut-être faute d'esprit d'initiative de ma part : continuer à vivre ma vie telle qu'elle a commencé, c'est-à-dire, avec mon boulot qui me plaît, mes amis que j'aime et mes activités qui occupent largement tous les jours que Dieu fait. La solution de la lâcheté ? Oui, peut-être. Mais peut-être pas. En fin de compte, je suis heureux et j'ai l'impression que ce que je fais est utile à d'autres. Cependant, comment expliquer alors ces deux autres besoins contradictoires qui me hantent quasi quotidiennement : (trouver et) fonder famille et l'appel de la prêtrise ?
En pensant à ces deux chemins de vie opposés, après avoir rêvé longuement sur les bonheurs qui me combleraient et le bonheur que je pourrai conférer dans ces deux voies, je reviens à la réalité et je me dis que dans un cas comme dans l'autre, je devrai abonner un, voire plusieurs aspects de ma vie actuelle, vie qui me convient par ailleurs très bien. Et tout ça pour aller vers où ?
Vous allez vous dire que ce que je vous expose ici n'est que le reflet d'une tendance assez généralisée à notre époque, et qui peut se définir comme une "crise de l'engagement". Toutefois, je puis vous assurer que, tant au niveau professionnel qu'au niveau de mes loisirs, mes engagements sont francs et réels.
C'est aussi ça qui me freine à choisir une autre voie. J'ai l'impression de m'être engagé avec tant d'entrain et de ferveur dans ma vie professionnelle et privée, que m'engager ailleurs impliquerait de facto de casser des engagements antérieurs. Et pourtant, toujours ces appels.
J'ai déjà tout imaginé, comme les différents cas de figures qui se présenteraient à moi dans l'éventualité où je me tournerai vers l'Eglise. Prêtre diocésain, religieux, enseignant,... Je n'ai rien exclu. Mais toujours la même crainte : perdre mes attaches en suivant le Christ ou une femme. Je sais qu'une nouvelle vie m'ouvrirait de nouvelles perspectives, mais la crainte de quitter une vie qui roule "comme sur des roulettes", n'est-ce pas un peu insensé ?
Voilà ce que je voulais vous partager ce soir, avant de tomber de sommeil.
Bien à vous,