Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

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Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Raistlin » mar. 26 mai 2009, 10:34

Bonjour,

Pour rebondir sur ce qu'a dit archi : le concile Vatican II a clairement expliqué que Dieu proposait le Salut à tous ceux qui s'efforçait de vivre conformément au bien (que ce soit selon leur conscience ou selon les préceptes de leur religion, car toute autre religion que le catholicisme détient des parcelles de vérité qui peuvent préparer à la révélation du Christ ressuscité).

Quoiqu'il en soit, que ce soit durant leur vie ou au moment de la mort (pour reprendre une thèse en vogue ces temps-ci), les non chrétiens devront poser un choix libre : pour ou contre Jésus-Christ. Car l'adhésion au Christ, pour être sauvé, n'est pas une option. C'est en cela que l'expression "hors de l'Eglise point de Salut" prend tout son sens : nous ne sommes sauvés qu'en étant incorporés au corps du Christ qu'est l'Eglise, que ce soit de notre vivant ou au moment de notre mort.

Cependant, cette espérance du Salut pour les non chrétiens ne doit diminuer en rien notre ardeur missionnaire. A mon sens, pour une simple raison : une personne qui a vécu toute sa vie dans un schéma idéologique et psychologique anti-christ risque fortement de refuser la proposition de Salut qui lui sera faite au moment de sa mort.

Cordialement,

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » mar. 26 mai 2009, 10:08

je suppose que la pensée même d'une transcendance n'est accessible à l'homme que dans l'expérience de la transcendance
Oui,ce me semble juste... C'est donc, qu'il y a bien dans l'homme ( le coeur profond, l'esprit...) ce ' quelque chose' ( horrible expression :( ) qui est de l'ordre du transcendant...
La raison ( dont le 'support' est tout à fait matériel ..!), - par exemple au travers de la science - ne peut que 'modéliser ' la réalité: exemple les lois de la gavité... modèle exact, que dans les limites du modèle... Une théorie supplémentaire sera nécessaire pour inclure la réalité des particules ( mécanique quantique ) qui elle-même a ses limites ...etc. Notre raison ne fonctionne qu'en 'modélisant ' la réalité... mais n'a pas accés à la réalité complète..

Archi, je suis votre raisonnement; mais je le trouve trop ' matérialiste '; à moins qu'il soit analogique... mais cela me donne l'impression que Dieu fonctionnerait comme un humain ( d'hier, d'aujourd'hui ?... de demain ...?)... Je n'ai peut-être pas bien compris ...?

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par archi » lun. 25 mai 2009, 21:42

Bonjour

Tout d'abord, pour répondre à la question initiale qui constitue le titre du fil: comme ça a déjà été indiqué par d'autre, c'est le Christ Lui-même qui s'est présenté comme LE chemin unique, et on ne peut que le croire (ou alors refuser sa divinité, mais alors c'est une autre histoire, et visiblement tous les intervenants ici admettent Sa divinité).

C'est d'ailleurs logique quand l'on a compris que seule l'Incarnation du Verbe Lui-même était capable de régénérer l'humanité déchue par le Péché originel.

Ensuite, on ne peut que constater que beaucoup d'hommes n'ont pas eu directement connaissance de la Révélation chrétienne, ou n'ont pas eu de possibilité réaliste de devenir enfants de Dieu par le baptême qui est le seul moyen de salut. Il serait impossible d'admettre que tous ces gens soient damnés: ce serait contraire à la miséricorde de Dieu et à la venue du Christ pour sauver tous les hommes.

En ce qui concerne ceux qui sont nés avant la venue du Christ, la théologie catholique les a depuis longtemps placés dans les limbes, d'où ils ont été délivrés lors de la descente de Notre Seigneur aux enfers.

Je pense personnellement qu'on peut appliquer la même idée aux hommes nés depuis l'Incarnation et qui n'ont pas eu de possibilité réaliste de reconnaître le Christ comme Sauveur et d'être incorporés à l'Eglise par le baptême. Il sont certes nés après la mort du Christ, mais le temps terrestre et le temps qui règne dans les limbes n'est pas forcément le même (il y a eu une discussion là-dessus récemment).

Cela amène à se poser la question des autres religions. Qu'un homme ait l'occasion de reconnaître le Christ comme Seigneur, Dieu et Sauveur lors de sa vie terrestre ou aux enfers, il y a un moment où il devra faire ce choix, accepter le salut du Christ ou le refuser et être précipité, hélas, dans les ténèbres extérieures.

Pourtant, on entend souvent dire que le salut est décidé au moment de la mort, qu'il n'y a plus moyen de changer d'avis après (je ne sais pas si le Magistère s'est prononcé définitivement en ce sens mais ce n'est pas illogique). J'en conclus donc qu'au moment de la mort, le croyant d'une autre religion est déjà prêt à reconnaître le Christ quand il descendra aux enfers, ou non, et que sa foi et sa pratique religieuse, voire rituelle, dans sa vie passée, décideront de cette possibilité.

A ce titre, j'ai la faiblesse de penser qu'un pratiquant pieux d'une autre religion, avec ses vérités partielles, sera mieux loti que quelqu'un sans pratique religieuse. Mais peut-être qu'en fin de compte, Dieu leur donnera exactement les mêmes opportunités.

Il conviendrait cependant de distinguer entre les diverses religions, toutes ne sont certainement pas équivalentes. On ne peut pas mettre sur le même plan l'hindou non-dualiste et le sorcier vaudou.

Voilà, c'est juste ma façon de comprendre ce paradoxe, en espérant que ma démonstration est claire et pas trop bancale.

Pour finir, la notion schuonienne d'"unité transcendante des religions", que j'ai admise fut un temps, qui fait de chaque religion une voie d'accès égale au Salut, et une vérité pas incompatible avec les autres me semble un peu trop facile. En particulier, si le christianisme et l'islam se présentent tous les 2 comme La vérité révélée et complète, toutes 2 ne peuvent être vraies en même temps: on est un pieux chrétien et on croit que Jésus-Christ est Dieu, ou bien on est un pieux musulman et on n'admet pas sa divinité, ou bien on ne croit pas en grand-chose. Des 2, j'ai personnellement tendance à choisir la Vérité enseignée par Jésus-Christ, que par celle enseignée par un caravanier belliqueux d'Arabie...

Ce qui ne veut pas dire qu'un musulman qui pratique fidèlement sa religion n'en tire pas des avantages substantiels pour son salut futur et sa rencontre avec le Christ (ce qui n'empêche pas les chrétiens d'avoir le droit de se défendre contre la guerre sainte prêchée par Mahomet...).

D'autre part, l'aide au Salut apportée par les autres religions ne retire pas aux Chrétiens leur devoir de convertir les autres aux Christ, et de leur permettre de rejoindre l'Eglise dès le monde présent, si c'est possible.

Bon, désolé si j'ai été long.

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Pneumatis » lun. 25 mai 2009, 21:38

Bonsoir,
Charles a écrit :Qu'entendez-vous par "reposer sur une vérité immanente"
J'entends par là des sagesses qui tendent à faire connaitre une vérité immanente, celles-là qui s'offrent à la seule expérience de l'homme et/où à l'exercice de sa raison. Au même titre que les sciences par exemple, mais aujourd'hui "science" désigne un paradigme particulier, parmi bien d'autres formes de sagesses conduisant l'homme à connaitre et apprivoiser la nature. Ce pourrait être, avec la culture, ce à quoi Dieu nous appellerait par analogie, en nous demandant de "garder et cultiver le jardin".

En cela quand je parle de nature, ou de l'Homme, je ne les désigne pas comme simple sujet de sciences telles qu'aujourd'hui nous les connaissons, mais dans un sens plus large. On pourrait parler peut-être de "sapiens" si les ésotéristes de tous poils ne s'étaient pas réquisitionné le terme. Dans connaissance de la nature je ne parle donc pas simplement de ce qu'on appelle les sciences naturelles et/ou positives, et dans connaissance de l'homme je ne parle pas non plus de ce à quoi on réduit l'anthropologie aujourd'hui. Du moins je ne les réduis pas au seul paradigme scientifique.

Je citais l'exemple de l'hindouisme exactement dans la lignée que vous décrivez. Vous parlez de sacrifice, j'y inclurais la une dimension morale et spirituelle de l'homme, des détails sur sa psyché qui nous sont généralement ignorés (ou survolés), une connaissance très pointue des mécanismes du monde sensible, ... bref, des choses que l'homme peut apprendre à découvrir par lui-même, à travers ses cultures et traditions millénaires, si il accepte toutefois de s'affranchir d'une pensée mono-paradigmatique (le monopole scientifique d'aujourd'hui). Cela inclue aussi ce qu'on appelle la morale naturelle, par exemple. Bref tout ce qui est naturel (ce que j'entends par immanent dans l'ordre de la connaissance) et ne requiert donc aucune révélation d'origine sur-naturelle.

Cela dit, si des sagesses anciennes comme l'hindouisme, ou encore les anciennes mythologies grecques, ont donc approfondie de manière très importante la connaissance de la nature (au sens de la adamah), tout cela reste dénué de sens si ce n'est pas inspiré pour s'inscrire dans le projet divin, donc à la lumière de la révélation qui nous conduit au Christ.
Charles a écrit :Comme par exemple Aritsote disant de Dieu qu'il est un "vivant, parfait, immuable", éacte pur" et "pensée de la pensée"
C'est ce que je veux dire par "l'idée d'absolu est immanente" : on peut supposer sous tous les modes de la pensée l'idée d'absolu ou de perfection, d'idéal, ... Ceci est immanent, c'est accessible à la raison pure. Mais cela ne nous dit rien de la transcendance de Dieu, ni de Dieu comme sujet en général, et je suppose que la pensée même d'une transcendance n'est accessible à l'homme que dans l'expérience de la transcendance, c'est-à-dire de celui qui devient tout petit devant la révélation (j'extrapole un peu). Bref, c'est dans la relation que Dieu se fait sujet et que nous faisons l'expérience de Dieu, donc que nous pouvons réellement en connaitre quelque chose.

Pour l'Homme c'est pareil : l'Homme ne peut pas absolument objectiver l'Homme. Ainsi son origine, sa fin et sa totalité lui seront éternellement inconnues à moins de lui être révélées par un au-delà de l'homme. L'homme ne peut sortir lui-même de sa propre condition pour la contempler avec objectivité. Il faut donc que cette condition lui soit révélée, une fois encore, donc que le divin, son créateur, pénètre son humanité pour lui offrir à contempler cette humanité dans sa vérité.

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Pneumatis » lun. 25 mai 2009, 14:10

Bonjour,

Désolé de m'insérer temporairement dans votre discussion... Il me semble qu'il y a déjà eu un autre fil de discussion, de mémoire : Le christianisme est-il la meilleure religion, ou un truc du genre.

J'ai souvent entendu et ré-entendu, par des gens très sincères par ailleurs (j'ai beaucoup d'amis dans ce cas), cette idée que tout le monde a un peu raison, ou pas totalement tort, et que finalement tous les chemins mènent à la Vérité. Il y a plusieurs problèmes/raisons à cela :

1/ on confond les gens et les doctrines, et on pense qu'il est impossible de dire à quelqu'un qu'il n'est pas dans la vérité et de l'aimer en même temps. On ne veut pas être condescendant. C'est très honorable, mais la Vérité nous dépasse et il faut savoir s'engager pour elle à un moment donné. Ce n'est pas incompatible avec l'amour, mais cela suppose de savoir ménager les susceptibilités tout en ne dénigrant rien de la Vérité.

2/ on insulte la Vérité ou la Raison en disant que tout et son contraire peut conduire à la même chose. Au final c'est du nihilisme pur et simple. Le fait est que la plupart des religions sont incompatibles entre elles dans certains principes indéfectibles. Ces principes ne sont pas superficiels. Ce n'est pas parce qu'on parle de Dieu et d'Amour qu'on parle tous de la même chose. La théologie, la métaphysique, la morale, ... c'est plus compliqué que le monde des bisounours.

3/ on affirme, implicitement, que tous les hommes depuis des siècles, qui débattent entre eux de ces questions de religions, jusqu'à l'affrontement parfois, ne le font que par une ignorance de ce vous auriez soudain découvert en quelques mois ou quelques années, ou par seul gout du pouvoir sur autrui. Ça me semble très réducteur, et ce n'est un compliment à faire ni à ceux de notre religion, ni à ceux des autres religions auxquelles on voudrait tant de respect.

Voilà, ceci étant dit, et à la lumière de certains textes magistériels, je pense qu'il faut distinguer plusieurs choses :

- les sagesse antérieures à la révélations ou l'ignorant totalement (culture parallèle), qui ne peuvent, de fait, reposer que sur une vérité immanente. Ce qu'elles enseignent peut être d'une richesse très importante dans la compréhension de l'homme, mais elle ne peut, en tout état de cause rien dire du Vrai Dieu en dehors de le supposer (l'idée d'absolu est immanente), ni rien dire d'objectif sur l'Homme. Je mettrai volontiers l'hindouisme dans ce cas, duquel nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur le fonctionnement de la nature (y compris humaine), comme d'une science, mais son champs d'application s'arrête là.

- le judaïsme, qui comme on sait s'inscrit comme pré-christianisme

- les sagesses postérieures à la révélation et qui prétendent la dépasser : ne peuvent être basées que sur un mensonge ou sur une erreur d'interprétation de la révélation (ex : l'Islam, les spiritualités type new age, les sectes chrétiennes diverses et variées, ...)

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Cgs » dim. 24 mai 2009, 23:25

Bonsoir,

Juste une précision qu'il me semble ne pas avoir vu dans le débat. Le catholicisme affirme en effet détenir la Vérité pleine et entière. En revanche, il admet fort bien que d'autres religions puissent avoir des parts de cette Vérité, sous certaines formes. Ainsi, les chrétiens protestants, les chrétiens orthodoxes et même les juifs ont une partie de cette Vérité. Il ne s'agit donc pas de dénigrer l'autre religion parce qu'elle n'a pas la Vérité, mais de l'interroger pour qu'elle puisse faire fructifier la part de Vérité en elle qui la conduira à la Vérité pleine et entière en Jésus-Christ.

Bien à vous,

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » sam. 23 mai 2009, 15:34

Pour ceux qui sont sensibles aux écrits de maurice Zundel: Deux témoignages sur le dialogue interreligieux:
1- "Au cœur de la Trinité: Maurice Zundel dans « Emerveillement et Pauvreté » nous fait entrer dans l'expérience de François d'Assise: « Dieu est Dieu parce qu'il n'a rien ». « Le témoignage de saint François jaillit ici de source. Saint François d'Assise est précisément le chrétien qui a fait l'expérience de la Trinité - sans s'en douter, d'ailleurs - au degré suprême, puisque la pauvreté est devenue pour lui, le centre même de son adoration. Il est absolument inconcevable que saint François ait embrassé la pauvreté avec une telle passion, qu'il l'ait considérée comme sa fiancée et comme son épouse, qu’« Il lui ait décerné le titre de ‘Dame Pauvreté’... et lui ait donné une telle place, une place unique, qui est celle même de Dieu, sans que la pauvreté ait été pour lui Dieu même. C'est la raison pour laquelle cet homme, unique dans l'histoire chrétienne, qui n'est aucunement théologien, est le plus grand docteur de l'Eglise. C'est lui qui, dans son ingénuité, a pu aller au bout de cette image de Dame Pauvreté, c'est-à-dire de l'identité entre la Trinité et la Pauvreté. » (M. Zundel) « Dans cette démission absolue où toute appropriation possessive est radicalement exclue, la Divinité se présente comme l'antipossession dont la seule attache à l'être est l'amour qui en fait don » (dans la préface de ce livre). Cette dernière phrase mériterait d'être creusée : Si en Dieu la seule attache à l'être est l'amour qui continuellement fait don de cet être et donc s'en appauvrit, le quitte sans cesse, passe par "le non-être" pourrait-on dire, n'y a-t-il pas là une piste pour le dialogue avec nos amis bouddhistes? "C'est du tout au rien que nous chasse l'Amour", écrivait Hadewich d'Anvers, mystique flamande du 13ème siècle."Ecrit par Sr. Christine Daine, osc Monastère des Clarisses…
et
2- "Le dialogue interreligieux, vécu comme une relation, et non comme une fusion, ne conduit pas à un quelconque syncrétisme fade. Au contraire, assumer la différence renvoie le chrétien que je suis au cœur de sa foi, au cœur du mystère divin, à un Dieu qui vit au plus intime de Lui-même la kénose.
D'un Dieu qui ne s'approprie rien, qui est tout entier accueil et don, dans sa vie interpersonnelle, comme dans sa relation au créé. Ou, selon la belle formule de Maurice Zundel, “ la Trinité, c'est la pauvreté de Dieu”. L'unité, en Dieu, est unité d'un Vivant, elle est dans la relation, l'échange incessant, la communion, l'amour. Il en est de même de l'unité, et de la vie, du genre humain. Nous avons été créés, à l'image de Dieu, pour nous accueillir les uns les autres, nous enrichir de nos différences et apprendre à nous aimer... Le dialogue nous permet de nous connaître, de nous estimer, de nous respecter, et, également, de nous enrichir les uns par les autres. Il nous fait entrer, progressivement, dans un monde fraternel et relationnel, un monde vivant à l'image de Dieu Lui-même…"
Le père Jacques Levrat

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Nig' » sam. 23 mai 2009, 12:10

Charles a écrit : Oui, tout à fait, mais le problème est pour le paganisme, car s'il est présent dans le judéo-christianisme c'est au titre de ce qui est éclairé, manifesté, réfuté et déconstruit... Ce que vous dites est très vrai, seulement il fut encore prendre en considération le sens dans lequel ces schémas sont présentés dans le judéo-christianisme, et là, c'est la rupture totale, rupture de niveau de compréhension, rupture de l'adhésion à ces schémas et rupture de l'ordre même du monde païen.
Hello Charles. Votre point de vue se tient mais il convaincra beaucoup plus facilement un chrétien qu'un type qui regarde les choses de l'extérieur. Même si j'admets par exemple, que les écartèlements et les sacrifices prescrits dans l'AT ne sont pas de la pure cruauté et qu'ils ont un sens profond quand on y regarde de plus prêt, je vais me dire que c'est peut-être le cas aussi dans les paganismes éteints. Et la critique historique ne peut nous en apprendre que très peu sur les religions mortes, vu qu'on ne retrouve pas une spiritualité en fouillant le sol ou en étudiant auscultant des statues. Il faudrait que j'étudie plus ardemment les autres religions encore vivantes (le bouddhisme en fait-il vraiment partie ?).
Je dois vous avouer que vos arguments contre les autres religions me font penser à ceux de Michel Onfray contre la religion en général. Ça peut convaincre les gens pour qui la vérité catholique ne fait pas l'ombre d'un doute mais je le répète, hors de toute pratique, difficile de ne pas mettre le judéo-christiannisme dans le même sac que le reste.

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » sam. 23 mai 2009, 11:43

orgueil anthropocentrique ou nombriliste......... la supériorité du christianisme,

Je n'ai pas de mots, pour dire à quel point je suis touché par le second testament.... mais, je n'arrive pas à vous suivre dans votre jugement... Le dialogue interreligieux ne sera pas facile...! Quant au pluralisme religieux...???

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par coeurderoy » sam. 23 mai 2009, 10:37

C'est justement parce que nous sommes convaincus que l'homme...ne peut trouver son salut en lui-même que nous attendons toutes grâces de la seule fontaine du Salut donnée à l'humanité : Jésus-Christ, Verbe incarné, Sauveur et sanctifiant.
Les autres attitudes religieuses répandues sur la terre ne me semble relever :

- que de la crainte ou peur de Dieu (dont on s'affranchit ou se dédouane par une attitude servile ou légaliste)

- que d'un orgueil anthropocentrique ou nombriliste optant pour l'élévation spirituelle, l'ascèse et le détachement, toutes attitudes qui prouvent, dans leurs applications la supériorité du christianisme, religion du "Corps entier" sanctifiant les plus indignes et pécheurs grâce à l'abaissement d'un Dieu qui se donne.

Cordialement

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » sam. 23 mai 2009, 8:04

Merci Charles de votre lecture... Vous n'y allez pas par 4 chemins! mais je comprends ce que vous voulez dire.
Quant à l'intérêt que Jésus a pour la souffrance, ou les souffrants... il est tout de même essentiel; je vous accorde que prime la bonne nouvelle du salut... mais vous savez que Gautama enseigne 4 vérités et que la première ne permet que de passer aux trois autres... Et là aussi la délivrance est la bonne nouvelle...
toujours le même manque d'outils conceptuels.
Gautama n'est pas un philosophe, c'est un maitre spirituel...
Car son orgueil lui fait réclamer tout ou rien, soit d'être inconditionnellement, soit de ne rien être
Il me semble que vous exagérez... Bouddha vise l'éveil, il choisit ' l'Etre ', hors du samsara.. Quant à son orgueil, hors le fait que dans le bouddhisme l'homme trouve son 'salut' en lui-même, je ne vois pas bien ...?

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » ven. 22 mai 2009, 18:38

La réincarnation est une erreur de la raison...
mais quand je disais que :La réincarnation : c’est la migration de l’âme dans un nouveau corps... C'était une idée reçue... Un bouddhiste hurlerait...! Quant à la réincarnation: comme "une erreur de la raison"... Moi, je ne dirais pas çà ...
J'ai lu l'article en bas de page
Oui, l'article est en 4 parties ( numérotées..), vous n'avez lu que le premier... Merci..

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par Nig' » ven. 22 mai 2009, 17:55

Charles a écrit :
Nig' a écrit :il faut vraiment arrêter de croire que toutes les religions fonctionnent comme nos monothéismes. Pour les spiritualités orientales l'existence de plusieurs voies de salut adaptée à chaque mentalité et culture ne fait pas de doute. Ainsi un bouddhiste qui vous dit de rester Chrétien ne méprise pas sa religion, puisqu'il considère que vous atteindrez plus vite la vérité en suivant un chemin adapté à votre mentalité occidentale.
Cet argument de "adaptée à chaque mentalité et culture" ne repose sur rien de sérieux, en fait surtout sur de l'ignorance. Lisez le Rameau d'or de James G. Frazer et voyez si les "mentalités" religieuses des peuples et des cultures sont si différentes que cela. Je vous promets une véritable révélation de la banalité affligeante des hommes en matière de religion, du Japon à l'Afrique, de l'Alaska à l'Europe, les mêmes schémas inlassablement répétés, les mêmes chasses aux sorcières, les mêmes boucs émissaires, les mêmes diables cornus, les mêmes rites royaux, les mêmes accusations rituelles, les rites de sacrifices, les mêmes tares affligeant les dieux, etc., etc.
Oui ben ça n'empêche pas ce que je vous disais : reprocher au dalaï-lama de ne pas défendre sa propre religion contre les autres est absurde, vu que dans le Bouddhisme il n'y a pas d'exclusivisme.
Maintenant quand vous me dites que la mentalité religieuse est partout la même j'ai envie de dire "bah ouais, c'est ça le principe." Ce qui change selon les cultures c'est l'expression de cette mentalité. Ce sont les même schéma, mais pas les mêmes rituels ni tout à fait les mêmes symboles, etc. Une vérité, plusieurs expression.
Vous avez l'air de vouloir considérer les autres religions comme de purs phénomènes socio-psychologiques malsains, mais ça pose un petit problème, à savoir que leurs schémas se retrouvent aussi dans le judéo-christianisme.
Ps: L'article de l'abbé Henri Stéphane est long comme le bras mais si j'arrive à le résumer je vous en ferai part. C'est quand même vachement pointu donc je promets rien.

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par perceval87 » ven. 22 mai 2009, 17:17

Ce que je veux dire c'est qu'à supposer que toutes les religions soient des chemins vers la vérité il est absurde de croire que nous pouvons faire à nous tout seul une religion artificielle hybride. Même un bouddhiste vous le dira…
C’est vrai.. ! Sincèrement, je ne pense pas m’inventer ma religion syncrétique… Je suis d’accord avec vous, et je pourrais reprendre vos mots, pour déconseiller cela .. Je ‘suis’ ( excusez ma prétention…) un catholique, qui regarde ailleurs, quand çà lui apparaît lumineux ( voire .. ‘ numineux ‘..).
Je suis un catholique, qui ne recherchera jamais à convaincre q.q.’un de changer de religion… ( hors secte … ). L’interreligieux ( échange poli entre particularismes..) ne me suffit pas ; je penche vers une théologie du pluralisme religieux…( voir Cl. Geffré (dom.), J. Dupuis ( jés.), R. Pannikar, ..), pluralisme qui pourrait aller jusqu’à dire ( je sors mon parapluie.. ) que Dieu a voulu l’expression de diverses religions ( pour dire très très simple …)…
avoir l'humilité de se soumettre à un dogme
Je sais … ! Je me le dis, moi-même… J’ai de gros efforts à faire.. ! :(
C’est vrai : Jésus ne peux pas mentir .. !!! Je suis vraiment heureux d’être sur le chemin de Jésus… Merci de rappeler cette scène devant Pilate…

Charles vous écrivez :
Peut-être est-il plus un chemin qui part de la vérité qu'un qui y conduit
. Je viens de relever ailleurs cette phrase : « "La principale illusion consiste à croire que la vérité est le résultat ultime d'un processus de pensée ; la vérité, au contraire, est toujours le début de la pensée."
C’est de Hannah Arendt, citée par René Luneau dans Jésus, l'homme qui évangélisa Dieu…

C’est pour cela que Jésus est mon 'roc ' ! C’est vrai que la vie, c’est autre chose… En pédagogie, je m’interrogeais récemment - si la pensée précédait l’action ou l’inverse… ? :/
Comme par exemple.
? La réincarnation : c’est la migration de l’âme dans un nouveau corps ; et la résurrection : le retour d’un mort à la vie.. ! ( Ce sont les idées reçues, non ..?)
Oui, votre critique du ‘ Karma ‘, est sociologiquement tout à fait justifiée : je veux bien signer la pétition…
:) Mais, il ne me semble pas que vous m’ayez lu … ?

Re: Le Christ est-il LE SEUL chemin de ' salut ' ?

par etienne lorant » ven. 22 mai 2009, 16:11

Dúbida a écrit : Si Jésus est la Vérité, il ne peut pas mentir. .
D'autant que cette affirmation, devant Pilate, lui a valu la peine de mort. Il faut voir l'aplomb avec lequel Jésus répond à Pilate - qui cherche pourtant à le faire libérer:
Au chapitre 18 de l'Evangile selon saint Jean: Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »

et c'est encore plus frappant lorsque Pilate l'accule et lui propose de vivre ou de mourir. Jésus lui répond carrément en prenant sa place. C'est bien Lui, Jésus, qui a le pouvoir de d'affirmer que Caïphe, qui l'a livré à Pilate, est plus coupable que le Romain !
Jn 19 Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; ainsi, celui qui m'a livré à toi est chargé d'un péché plus grave. »

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