par coeurderoy » mer. 27 mai 2009, 17:44
Chers frères
je me permets de vous fair cadeau de ce texte, il m'a énormément apaisé et réjoui lorsque je l'ai découvert, il y a 10 ans de cela :
- Tu as l'air songeur, lui dit simplement François.
- Ah ! si nous pouvions avoir un peu de cette pureté, répondit Léon, nous connaîtrions, nous aussi, la joie folle et débordante de notre soeur l'eau et son élan irrésistible !
Il passait dans son regard une profonde nostalgie. Et le regard de Léon fixait mélancoliquement le torrent qui ne cessait de fuir dans sa pureté insaisissable.
- Viens ! lui dit François en le tirant par le bras.
Et ils reprirent tous deux leur marche. Après un moment de silence, François demanda à Léon :
- Sais-tu, frère, ce qu'est la pureté du coeur ?
- C'est ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
- Alors je comprends ta tristesse dit François, car on a toujours quelque chose à se reprocher.
- Oui, dit Léon et cela précisément me fait désespérer d'arriver un jour à la pureté du coeur.
- Ah ! frère Léon, crois-moi, repartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le, réjouis-toi de ce qu'Il est, Lui, toute sainteté. Rends-Lui grâce à cause de Lui-même. C'est cela-même, petit frère, avoir le coeur pur.
"Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever ton regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l'immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le coeur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu, et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l'éternelle innocence et à l'éternelle joie de Dieu. Un tel coeur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même il trouve toute sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté"
La suite : dès que j'aurai un peu de temps... in : Sagesse d'un Pauvre. Eloi Leclerc, Desclée de Brouwer 1991. page 106.
Chers frères
je me permets de vous fair cadeau de ce texte, il m'a énormément apaisé et réjoui lorsque je l'ai découvert, il y a 10 ans de cela :
- Tu as l'air songeur, lui dit simplement François.
- Ah ! si nous pouvions avoir un peu de cette pureté, répondit Léon, nous connaîtrions, nous aussi, la joie folle et débordante de notre soeur l'eau et son élan irrésistible !
Il passait dans son regard une profonde nostalgie. Et le regard de Léon fixait mélancoliquement le torrent qui ne cessait de fuir dans sa pureté insaisissable.
- Viens ! lui dit François en le tirant par le bras.
Et ils reprirent tous deux leur marche. Après un moment de silence, François demanda à Léon :
- Sais-tu, frère, ce qu'est la pureté du coeur ?
- C'est ne pas avoir de faute à se reprocher, répondit Léon sans hésiter.
- Alors je comprends ta tristesse dit François, car on a toujours quelque chose à se reprocher.
- Oui, dit Léon et cela précisément me fait désespérer d'arriver un jour à la pureté du coeur.
- Ah ! frère Léon, crois-moi, repartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le, réjouis-toi de ce qu'Il est, Lui, toute sainteté. Rends-Lui grâce à cause de Lui-même. C'est cela-même, petit frère, avoir le coeur pur.
"Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. La tristesse de ne pas être parfait et de se découvrir pécheur est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever ton regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l'immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le coeur pur est celui qui ne cesse d'adorer le Seigneur vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu, et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l'éternelle innocence et à l'éternelle joie de Dieu. Un tel coeur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même il trouve toute sa paix, tout son plaisir. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté"
La suite : dès que j'aurai un peu de temps... in : [i]Sagesse d'un Pauvre.[/i] Eloi Leclerc, Desclée de Brouwer 1991. page 106.