La croisée des chemins
- Suite -
Cependant, un petit reste des enfants d'Israël, mirent leur confiances en JESUS et suivirent le chemin qui leur était proposé.
Par la suite, comme vous le savez certainement, l'Église naissante, fondée sur ce petit reste (des Juifs), allait s'agrandir de jour en jour en accueillant tous ceux qui, touchés par la parole et par l'Esprit, allaient se joindre à eux, incluant même ceux qu'on appelait alors les païens.
Certains, encore aujourd'hui, voient cependant la Chrétienté comme étant un mouvement distinct de celui du peuple élu des origines mais, pourtant, il n'en est rien. Au contraire, le Christianisme est plutôt le prolongement et la relève de celui-ci. La promesse allait donc se perpétuer à travers le Christianisme naissant.
Il existe certainement, au sein même de la Chrétienté, des traditions et des façons de faire qui nous indiquent que ce petit reste est la continuité du peuple élu. Cependant il y a un lien qui établit, plus que tout autre, cette continuité…
Celui de L'Eucharistie...
Dans l'Église Catholique la communion au
corps et au
sang du Christ est au cœur même de la célébration dominicale.
Le Catholique de souche croit avec ferveur à la présence réelle du Christ à travers l'Eucharistie. Étant moi-même de souche Catholique, je tiens a préciser que ce que je vais dire, dans les prochaines lignes, ne s'oppose en rien à cette compréhension des choses.
Il existe cependant une autre facette au sacrement Eucharistique, un coté symbolique, que j'aimerais maintenant explorer avec vous.
Dans le culte ancien, comme l'explique la lettre aux Hébreux (Héb.9 et 10), les grands prêtres devaient offrir le
sang des animaux sacrifiés pour leurs manquements et pour ceux du peuple. C'est d'ailleurs pour cette raison que JESUS est identifié, dans le nouveau testament, comme étant l'agneau de Dieu. Les sacrifices de l'époque devaient être fait à répétition puisque, nous le savons, le
sang d'un animal ne suffit pas à effacer complètement les péchés.
Dans ce même culte ancien une place était aussi réservée au
pain d'oblation (d'offrande).
Sacrifice (sang) et
Oblation (pain) =
le sang (vin) et
corps du Christ (
Pain).
Voilà donc le signe de continuité dont je vous parlais un peu plus tôt.
Chez les Catholiques, la plus part des fidèles ne communient que sous une seule espèce,
le pain,
corps du Christ,
le sang (le vin) étant plutôt réservé, dans la majorités des cas, à l'usage des
prêtres.
Certaines communautés peuvent cependant donner, à l'occasion, la permission aux laïcs qui assistent le prêtre à l'autel de communier aux deux espèces mais, règle générale, ce n'est pas le cas.
Si je souligne ici la communion sous les deux espèces, c'est pour établir un lien entre ces deux espèces et les deux tentes mentionnées dans la lettre aux Hébreux…
La
première tente dont il est question dans cette lettre est celle appelée
le Saint. Il est dit que c'est dans cette tente que ce trouvait le chandelier, la table et «
les pains d'offrande». Les
prêtres pouvaient entrer en tout temps, dans cette
première tente.
Mais, dans
la seconde tente, le
Saint des Saints, seul le grand prêtre pouvait y entrer une fois par an, et encore, ce n’était pas sans offrir du
sang pour ses propres manquements et pour ceux du peuple.
Comme vous l'avez sans doute deviné, cette
première tente (celle où se trouve le
pain d'oblation) est reliée à la communion «au
corps du Christ» (
le pain) et
la seconde tente (le Saint des Saints) au
sang du Christ.
Mais, en plus d'être lié au passé, le symbole Eucharistique, est aussi lié à notre futur…
- A suivre -