Sic sacrifícium istud instítuit,
cujus offícium commítti vóluit
SOLIS PRESBÝTERIS, quibus sic cóngruit,
ut sumant et dent céteris.
Ainsi a-t-il institué ce sacrifice
dont il voulut que la charge revînt
Aux seuls prêtres, auxquels il est si convenable
qu'ils le prennent et le donnent à tous les autres...
(off. lect. II dim. post Pent.)
Quand j'écrivais
ça a "plus" de sens, c'est vrai
Les guillemets de "plus" ne le relativisent pas comme un "oui, peut-être plus, mais de toute façon..." dans mon esprit c'était "c'est ce qui a du sens" et, évidemment, ça a donc "plus" de sens (si l'on peut dire) que ce qui n'en a pas, à savoir qu'un fidèle donne la communion...
Finalement, votre attitude (de changer de file) devrait être la seule suivie, si on veut que les normes liturgiques soient appliquées... En même temps, ça paraît tellement spécial quand on voit cela (j'ai la chance d'être généralement au sanctuaire et d'y recevoir la communion du prêtre)... Et même, j'entendais un prêtre rapprocher cela de la superstition: c'est le même Corps du Christ donné ici ou là... alors quoi? si le prêtre le donne ça changerait quelque chose?(je reprenais finalement cet "argument"

)
En fait, oui, ça change la "vérité du signe"... et apparemment tous (prêtres et autres) ne le perçoivent pas...
Mais finalement, en poursuivant cette ligne, pourquoi l'Eglise autorise-t-elle ce ministère extraordinaire? Puisque l'on a toujours (me semble-t-il) fait sans... Est-ce vraiment pour la célébration de l'Eucharistie ou est-ce plutôt pour le service des malades?
Cela même m'amène à penser que au delà de "vérité du signe" de la communion donnée par le prêtre, c'est sa mission, son identité qui est gommée au profit de laïcs qui deviennent "indépendants" (mais d'une indépendance "déplacée", comme je disais)... On n'est plus capable de dire "Nos signes, nous ne les voyons pas <parce qu'>il n'y a plus de prêtre"(cf. Ps 73) mais "il n'y a pas assez de prêtres : ça ne doit pas nous empêcher de vivre..."
Prions pour les prêtres et les vocations!