ptitmax08 a écrit :Depuis un certain temps je m'interroge beaucoup sur la religion, car au delà de l'image négative qu'en renvoient les médias et beaucoup de mes amis (pseudo-non croyants n'ayant jamais réellement réflechis à la question) j'y vois un formidable message d'amour envers autrui et beaucoup de valeurs positives.
On vit dans une société déchristianisée et apostate. Cela signifie que cette société doit à peu près tout au judéo-christianisme (et pas qu'au niveau moral et spirituel, il suffit d'étudier l'action civilisatrice de l'Eglise au cours de ces 20 derniers siècles pour s'en convaincre), mais récuse cet enracinement.
ptitmax08 a écrit :Seulement, paradoxalement, je me sens rejeté dans mon identité par l'église...
L'Eglise ne rejette personne, mais elle dénonce et condamne le péché. En pratique, cela donne que l'Eglise ne condamne jamais les personnes mais les actes.
Concernant l'homosexualité, il est vrai que les actes sont fortement liés à une certaine identité. Maintenant, nous pouvons aussi dire qu'une personne ne saurait se résumer à son orientation sexuelle et être réduite à sa seule sexualité. L'être humain est libre, capable de choisir le bien et le vrai et n'est pas réduit à vivre esclave de sa sexualité, qu'elle soit ordonnée ou non.
Bref, dites vous que l'Eglise ne vous rejette pas même si elle n'est pas d'accord avec ce que vous faites de votre corps.
ptitmax08 a écrit :Je vois aujourd'hui en Dieu la source, intarissable, de l'amour sous toutes ses formes. Et en Jesus, je vois le messager de cette source, venu apprendre aux hommes la miséricorde, le pardon, l'amour, tout cela de façon infinie également. Et en partant de cette vision je ne peux comprendre le rejet des homosexuels. (j'aborde ce paradoxe car c'est celui qui me trouble et me concerne le plus)
Dieu est Amour, c'est ce que nous apprend le Christ. Mais quelle est votre définition de l'amour ? L'amour est-il synonyme de laxisme vis-à-vis de tout et n'importe quoi ? La mère qui voit son fils se droguer devrait-elle se taire par amour pour lui ? Les parents qui cherchent à éduquer leur enfant devraient-ils lui passer tous ses caprices par amour pour lui ?
Notre société a fait de l'amour un truc doucereux et mièvre au possible, dénué de toute vraie exigence. Dieu n'est certainement pas cet amour là.
Voyez le Christ : un modèle de douceur, de compassion et de don de soi. Il a accepté de souffrir et de subir une mort infâmante pour nous sauver, nous qui ne méritions rien, et tout ça par amour pour nous. Jamais l'humanité - et par là chacun d'entre nous personnellement - ne fut aimée à ce point.
Et pourtant, Jésus condamne fermement certaines actions des Juifs de son temps. Il rejette le péché comme une abomination et déclare même que la damnation éternelle attend ceux qui persistent dans leur péché.
L'amour n'est jamais complaisance.
Bien à vous,
[quote="ptitmax08"]Depuis un certain temps je m'interroge beaucoup sur la religion, car au delà de l'image négative qu'en renvoient les médias et beaucoup de mes amis (pseudo-non croyants n'ayant jamais réellement réflechis à la question) j'y vois un formidable message d'amour envers autrui et beaucoup de valeurs positives.[/quote]
On vit dans une société déchristianisée et apostate. Cela signifie que cette société doit à peu près tout au judéo-christianisme (et pas qu'au niveau moral et spirituel, il suffit d'étudier l'action civilisatrice de l'Eglise au cours de ces 20 derniers siècles pour s'en convaincre), mais récuse cet enracinement.
[quote="ptitmax08"]Seulement, paradoxalement, je me sens rejeté dans mon identité par l'église...[/quote]
L'Eglise ne rejette personne, mais elle dénonce et condamne le péché. En pratique, cela donne que l'Eglise ne condamne jamais les personnes mais les actes.
Concernant l'homosexualité, il est vrai que les actes sont fortement liés à une certaine identité. Maintenant, nous pouvons aussi dire qu'une personne ne saurait se résumer à son orientation sexuelle et être réduite à sa seule sexualité. L'être humain est libre, capable de choisir le bien et le vrai et n'est pas réduit à vivre esclave de sa sexualité, qu'elle soit ordonnée ou non.
Bref, dites vous que l'Eglise ne vous rejette pas même si elle n'est pas d'accord avec ce que vous faites de votre corps.
[quote="ptitmax08"]Je vois aujourd'hui en Dieu la source, intarissable, de l'amour sous toutes ses formes. Et en Jesus, je vois le messager de cette source, venu apprendre aux hommes la miséricorde, le pardon, l'amour, tout cela de façon infinie également. Et en partant de cette vision je ne peux comprendre le rejet des homosexuels. (j'aborde ce paradoxe car c'est celui qui me trouble et me concerne le plus)[/quote]
Dieu est Amour, c'est ce que nous apprend le Christ. Mais quelle est votre définition de l'amour ? L'amour est-il synonyme de laxisme vis-à-vis de tout et n'importe quoi ? La mère qui voit son fils se droguer devrait-elle se taire par amour pour lui ? Les parents qui cherchent à éduquer leur enfant devraient-ils lui passer tous ses caprices par amour pour lui ?
Notre société a fait de l'amour un truc doucereux et mièvre au possible, dénué de toute vraie exigence. Dieu n'est certainement pas cet amour là.
Voyez le Christ : un modèle de douceur, de compassion et de don de soi. Il a accepté de souffrir et de subir une mort infâmante pour nous sauver, nous qui ne méritions rien, et tout ça par amour pour nous. Jamais l'humanité - et par là chacun d'entre nous personnellement - ne fut aimée à ce point.
Et pourtant, Jésus condamne fermement certaines actions des Juifs de son temps. Il rejette le péché comme une abomination et déclare même que la damnation éternelle attend ceux qui persistent dans leur péché.
L'amour n'est jamais complaisance.
Bien à vous,