Raistlin
Raistlin a écrit :En gros, il aurait fallu que Honorius dise un truc du genre "Moi, Honorius Ier, en tant que successeur de Pierre, etc...". Bien officiel en tout cas, de préférence via une bulle ou une encyclique.
D'accord. Une petite question si vous le voulez bien

: imaginons que Benoît XVI, dans une interview, affirme qu'il est
personnellement favorable à l'avortement dans certains cas (précisons bien que je sais que ce n'est pas du tout son opinion). Puisque ce n'est pas vraiment "officiel" et que c'est une opinion toute personnelle, le fait qu'il le dise n'engagerait donc pas l'Église ? C'est bien ça ?
Raistlin a écrit :Nous pensons en effet que les évêques qui élisent le pape sont guidés par l'Esprit Saint.
Je pensais bien que c'était ça. Pour l'instant je n'en suis pas vraiment convaincue, je vais y réfléchir.
Raistlin a écrit :Cependant - vous avez du vous en rendre compte - Dieu ne tire jamais les ficelles comme le ferait un marionnettiste.
Oui, je m'en suis rendue compte. Liberté, liberté, liberté !
Raistlin a écrit :Peut-être que dans le cas d'Alexandre VI, c'était le meilleur choix disponible à ce moment là. Peut-être aussi que Dieu souhaitait un pape pécheur pour bien montrer au monde qu'Il était capable de mener l'Eglise quelque soient les faiblesses humaines (n'oubliez pas que Dieu se glorifie dans nos faiblesses, comme le dit Saint Paul).
Je ne suis pas trop convaincue par votre première hypothèse; quant à la deuxième pourquoi pas ? Mais ça peut aussi avoir l'effet contraire : faire penser à certain(e)s (et j'en suis) que Dieu fait quand de drôles de choix pour l'Église. Enfin, je dis ça mais je ne suis pas à Sa place. Donc Il a peut-être, comme vous le dites, de bonnes raisons pour ça.
Raistlin a écrit :Parce que Dieu aime jouer à cache cache : les voix qui viennent du ciel et qui désigne le nouveau pape, c'est rare !
Dommage

Merci en tout cas pour votre réponse
coeurderoy
coeurderoy a écrit :j'admire particulièrement, dans le dogme de la communion des saints, cet amour inconditionnel des plus saints pour les plus pécheurs : pas de mépris ni d'indignation : de la compassion, de la Charité ardente et agissante.
Je comprend que vous l'admiriez; personnellement j'en serais incapable. Et si je pense que le mépris est une mauvais chose, je ne suis pas sûre que l'indignation le soit toujours.
Sinon, je suis d'accord avec ce que vous dites ensuite.
Mukassa, merci pour ces précisions.