par Sapin » dim. 01 févr. 2009, 7:03
Bonsoir,
Documentation Catholique a écrit :Le concile Vatican II fut un vrai concile de l’Église catholique, légitimement convoqué et présidé par le Bienheureux pape Jean XXIII : «après avoir entendu l’avis des cardinaux de la sainte Église romaine, par l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des saints apôtres Pierre et Paul et la Nôtre, Nous annonçons, décrétons et convoquons pour l’année prochaine 1962 le IIe concile oecuménique et universel du Vatican, qui sera célébré solennellement dans la basilique patriarcale du Vatican… »(Jean XXIII, Bulle Humanae salutis, de convocation du concile Vatican II, 25 décembre 1961 [orig. lat. : AAS, 1962, 5-13 ; trad. franç. : DC, 1962, 97-104)
Poursuivi par le pape Paul VI, avec la participation de plus de 2000 évêques du monde entier. Le fait que le concile Vatican II a été pastoral n’enlève rien à son autorité de magistère infaillible, comme l’a bien expliqué le pape Paul VI : « étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document. » (Paul VI, 12 janvier 1966, Allocution à l’audience générale ; orig. ital. : L’Osservatore Romano, 13 janvier 1966 ; trad. franç. : DC, 1966, col. 418-420)
Pourtant cela me semble assez clair, je ne crois pas que c'est une question de conscience ici mais plutôt une difficulté à accueillir
le principe d'autorité dans l'Église tout simplement. Il serait plutôt simpliste de conclure que le pape Paul VI et ses successeurs ont errés et ont voulu nous tromper sur cette question. Il est vrai que c'est exceptionnel, mais cette valeur exceptionnelle ne lui retranche rien comme les enseignements des papes l'ont très bien démontrés et nous devons y adhérer et faire confiance et nous dire que l'Église par la voix du pape et des évêques ne peux se tromper ni nous tromper!
Il y a beaucoup de points, théologiques et liturgiques auxquels je ne suis pas d'accord avec le Magistère ou le pape. Mais j'accueille dans la foi et dans l'obéissance cet enseignement de l'Église comme elle me le présente, toujours dans le respect et l'obéissance me disant que la volonté de Dieu s'exprime par elle et à travers tous les conciles. Je n'ai donc aucune autorité pour affirmer que tels ou tels documents du concile n'ont pas l'autorité de l'infaillibilité, mais je reconnais cette compétence au pape, primus inter pares, et aux évêques en communion avec lui.
Dom Antonio de Castro Mayer a écrit :«Ayant participé au concile Vatican II de 1962 à 1965, et même, ayant lutté contre le courant moderniste qui essayait d’y imposer ses thèses, Dom Antônio de Castro Mayer signa, uni au pape Paul VI, tout comme Mgr Marcel Lefebvre, les actes de promulgation de tous les documents du concile, les considérant « comme la doctrine du magistère infaillible et suprême de l’Église ». Il écrivit, comme évêque diocésain, trois lettres pastorales sur l’application du concile Vatican II dans son diocèse, essayant d’y donner aux prêtres et aux fidèles la légitime interprétation de l’aggiornamento désiré par le pape Jean XXIII, mettant en garde contre ceux qui, profitant du concile, essayaient de faire revivre dans l’Église le modernisme et son ensemble d’hérésies. Il montrait ainsi comment le concile peut et doit être interprété selon la Tradition, c’est à dire que ses documents « doivent être compris à la lumière de la doctrine traditionnelle de l’Église ». (Dom Antônio de Castro Mayer, Lettre pastorale sur les documents conciliaires concernant la Sainte Liturgie et les instruments de communication sociale, p. 7)
Un autre fait à noter, tous les 16 documents du concile Vatican II
sans exception se terminent avec l’acte solennel de promulgation formulé comme suit :
« Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette (Constitution dogmatique ou pastorale, ce décret ou cette déclaration) ont plu aux Pères du concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en concile soit promulgué pour la gloire de Dieu. Rome, … Moi, PAUL, évêque de l’Église catholique (suivent les signatures des Pères) ».
Tout ce qui a été mentionné plus haut a déjà été ratifié, confirmé, et plusieurs fois commentés et expliqués par Sa Sainteté le pape Benoît XVI.
Ennemond a écrit :Il me semble que c'est un fait reconnu par tous les théologiens.
C'est faux! La déclaration de Paul VI a d'abord été faite et soutenue par d'éminents théologiens ayant eux-mêmes participés au concile, dois-je en établir toute la liste?
Bonsoir,
[quote="Documentation Catholique"]Le concile Vatican II fut un vrai concile de l’Église catholique, légitimement convoqué et présidé par le Bienheureux pape Jean XXIII : [i]«après avoir entendu l’avis des cardinaux de la sainte Église romaine, par l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des saints apôtres Pierre et Paul et la Nôtre, Nous annonçons, décrétons et convoquons pour l’année prochaine 1962 le IIe concile oecuménique et universel du Vatican, qui sera célébré solennellement dans la basilique patriarcale du Vatican… »[/i][size=85](Jean XXIII, Bulle Humanae salutis, de convocation du concile Vatican II, 25 décembre 1961 [orig. lat. : AAS, 1962, 5-13 ; trad. franç. : DC, 1962, 97-104)[/size]
Poursuivi par le pape Paul VI, avec la participation de plus de 2000 évêques du monde entier. Le fait que le concile Vatican II a été pastoral [b]n’enlève rien à son autorité de magistère infaillible[/b], comme l’a bien expliqué le pape Paul VI : [b]« étant donné le caractère pastoral du concile, il a évité de prononcer d’une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d’infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l’autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l’esprit du concile concernant la nature et les buts de chaque document. »[/b] [size=85](Paul VI, 12 janvier 1966, Allocution à l’audience générale ; orig. ital. : L’Osservatore Romano, 13 janvier 1966 ; trad. franç. : DC, 1966, col. 418-420)[/size] [/quote]
Pourtant cela me semble assez clair, je ne crois pas que c'est une question de conscience ici mais plutôt une difficulté à accueillir [b]le principe d'autorité dans l'Église[/b] tout simplement. Il serait plutôt simpliste de conclure que le pape Paul VI et ses successeurs ont errés et ont voulu nous tromper sur cette question. Il est vrai que c'est exceptionnel, mais cette valeur exceptionnelle ne lui retranche rien comme les enseignements des papes l'ont très bien démontrés et nous devons y adhérer et faire confiance et nous dire que l'Église par la voix du pape et des évêques ne peux se tromper ni nous tromper!
Il y a beaucoup de points, théologiques et liturgiques auxquels je ne suis pas d'accord avec le Magistère ou le pape. Mais j'accueille dans la foi et dans l'obéissance cet enseignement de l'Église comme elle me le présente, toujours dans le respect et l'obéissance me disant que la volonté de Dieu s'exprime par elle et à travers tous les conciles. Je n'ai donc aucune autorité pour affirmer que tels ou tels documents du concile n'ont pas l'autorité de l'infaillibilité, mais je reconnais cette compétence au pape, primus inter pares, et aux évêques en communion avec lui.
[quote="Dom Antonio de Castro Mayer"]«Ayant participé au concile Vatican II de 1962 à 1965, et même, ayant lutté contre le courant moderniste qui essayait d’y imposer ses thèses, Dom Antônio de Castro Mayer signa, uni au pape Paul VI, [b]tout comme Mgr Marcel Lefebvre[/b], les actes de promulgation de tous les documents du concile, [b]les considérant « comme la doctrine du magistère infaillible et suprême de l’Église ».[/b] Il écrivit, comme évêque diocésain, trois lettres pastorales sur l’application du concile Vatican II dans son diocèse, essayant d’y donner aux prêtres et aux fidèles la légitime interprétation de l’aggiornamento désiré par le pape Jean XXIII, mettant en garde contre ceux qui, profitant du concile, essayaient de faire revivre dans l’Église le modernisme et son ensemble d’hérésies. Il montrait ainsi comment le concile peut et doit être interprété selon la Tradition, c’est à dire que ses documents « doivent être compris à la lumière de la doctrine traditionnelle de l’Église ». (Dom Antônio de Castro Mayer, Lettre pastorale sur les documents conciliaires concernant la Sainte Liturgie et les instruments de communication sociale, p. 7) [/quote]
Un autre fait à noter, tous les 16 documents du concile Vatican II [i]sans exception[/i] se terminent avec l’acte solennel de promulgation formulé comme suit : [i]« Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette (Constitution dogmatique ou pastorale, ce décret ou cette déclaration) ont plu aux Pères du concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en concile soit promulgué pour la gloire de Dieu. Rome, … Moi, PAUL, évêque de l’Église catholique (suivent les signatures des Pères) »[/i].
Tout ce qui a été mentionné plus haut a déjà été ratifié, confirmé, et plusieurs fois commentés et expliqués par Sa Sainteté le pape Benoît XVI.
[quote="Ennemond"]Il me semble que c'est un fait reconnu par tous les théologiens.[/quote]
C'est faux! La déclaration de Paul VI a d'abord été faite et soutenue par d'éminents théologiens ayant eux-mêmes participés au concile, dois-je en établir toute la liste?