par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 12:18
> Dubida
Est-ce que Dieu ne se révèle pas suffisament ?
Dans sa création, dans l'amour humain, dans la raison, dans la beauté...
Évidemment, on objectera que tout cela n'est pas "sans objection possible". Que l'on peut trouver d'autres explications.
Certes.
Mais, imaginons comme ton exemple, un "message divin dans le ciel" : serait-ce même suffisant ? Les objections habituelles n'auraient-elles pas cours, encore ? Ceux qui ne veulent pas croire, ne trouveront-ils pas de quoi refuser, encore ?
On l'imagine aisément : hallucination collective, faisant appel à des éléments de culture commune judéo-chrétienne dans notre inconscient à tous, etc..
C'est ce que fait dire Jésus à Abraham dans la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare (comme il a été déjà rappelé dans cette discussion) : le mauvais riche, dans les tourments de l'enfer, demande à envoyer le pauvre Lazare vers ses frères à lui, pour les exhorter à changer de vie. Réponse d'Abraham : n'ont-ils pas, déjà, les prophètes ? Quand bien même un messager leur reviendrait d'entre les morts, ils ne croiraient pas !
C'est également ce que disait... je ne sais plus quel saint, à propos des miracles : il y a suffisamment, dans un miracle, pour renforcer la foi de celui qui croit, et suffisamment peu pour ne pas convaincre celui qui ne veut pas croire.
C'est aussi ce que représente C.S.Lewis, à la toute fin de sa saga des "
Chroniques de Narnia" : après une sorte de fin du monde et de jugement dernier, des nains (oui, puisque c'est un monde peuplé de créatures de faërie), qui, les chapitres d'avant, avaient fait montre de défiance et d'incroyance envers "Aslan" (le Lion qui figure, en quelque sorte, le créateur, dans cette histoire), se retrouvent cependant dans le monde d'après, dans le monde d'Aslan.
Mais on les voit se serrer en rond, les uns contre les autres, trébucher, tâtonner ; ils se croient dans une cabane sombre et étroite, ils en sentent les murs, ils ne voient rien, et quand un des personnages veut leur ouvrir les yeux, leur crie de regarder autour d'eux, de voir le paysage grandiose et magnifique, ils se murmurent les uns aux autres de faire attention, que c'est un piège, de ne pas se laisser abuser, et de bien se tenir les uns aux autres parce que, on n'y voit rien, dans cette cabane.
Très bonne image de ceux qui, de toute façon,
a priori, refusent de voir. Refusent Dieu.
Quoi qu'on leur mette en évidence sous le nez, ils trouveront forcément à redire. Ils ne sont PAS dans une démarche honnête de recherche de toute façon. Ils sont comme l'ado en pleine crise qui a décidé qu'il dirait "non" et ferait mine de ne pas comprendre, même avec toute la mauvaise foi du monde.
D'autre part, je reprendrai bien ce qu'en dit
Olive :
"En Vérité les anges avaient Dieu devant eux, et dans leur liberté , certains l'ont refusé ."
Et, de même, Adam et Eve ne se posaient pas la question de croire ou non en Dieu : ils lui parlaient et Il leur répondait ! Mais pour autant, ils ont choisi de se détourner de Lui.
Ceci rappelle que la vraie question ce n'est même pas "croire ou ne pas croire", mas bien "accepter d'aller vers Dieu, ou le refuser". (cela dit, oui, évidemment, croire en Dieu facilite le fait de Le suivre, c'est sûr... :-)
[b]> Dubida[/b]
Est-ce que Dieu ne se révèle pas suffisament ?
Dans sa création, dans l'amour humain, dans la raison, dans la beauté...
Évidemment, on objectera que tout cela n'est pas "sans objection possible". Que l'on peut trouver d'autres explications.
Certes.
Mais, imaginons comme ton exemple, un "message divin dans le ciel" : serait-ce même suffisant ? Les objections habituelles n'auraient-elles pas cours, encore ? Ceux qui ne veulent pas croire, ne trouveront-ils pas de quoi refuser, encore ?
On l'imagine aisément : hallucination collective, faisant appel à des éléments de culture commune judéo-chrétienne dans notre inconscient à tous, etc..
C'est ce que fait dire Jésus à Abraham dans la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare (comme il a été déjà rappelé dans cette discussion) : le mauvais riche, dans les tourments de l'enfer, demande à envoyer le pauvre Lazare vers ses frères à lui, pour les exhorter à changer de vie. Réponse d'Abraham : n'ont-ils pas, déjà, les prophètes ? Quand bien même un messager leur reviendrait d'entre les morts, ils ne croiraient pas !
C'est également ce que disait... je ne sais plus quel saint, à propos des miracles : il y a suffisamment, dans un miracle, pour renforcer la foi de celui qui croit, et suffisamment peu pour ne pas convaincre celui qui ne veut pas croire.
C'est aussi ce que représente C.S.Lewis, à la toute fin de sa saga des "[i]Chroniques de Narnia[/i]" : après une sorte de fin du monde et de jugement dernier, des nains (oui, puisque c'est un monde peuplé de créatures de faërie), qui, les chapitres d'avant, avaient fait montre de défiance et d'incroyance envers "Aslan" (le Lion qui figure, en quelque sorte, le créateur, dans cette histoire), se retrouvent cependant dans le monde d'après, dans le monde d'Aslan.
Mais on les voit se serrer en rond, les uns contre les autres, trébucher, tâtonner ; ils se croient dans une cabane sombre et étroite, ils en sentent les murs, ils ne voient rien, et quand un des personnages veut leur ouvrir les yeux, leur crie de regarder autour d'eux, de voir le paysage grandiose et magnifique, ils se murmurent les uns aux autres de faire attention, que c'est un piège, de ne pas se laisser abuser, et de bien se tenir les uns aux autres parce que, on n'y voit rien, dans cette cabane.
Très bonne image de ceux qui, de toute façon, [i][b]a priori[/b][/i], refusent de voir. Refusent Dieu.
Quoi qu'on leur mette en évidence sous le nez, ils trouveront forcément à redire. Ils ne sont PAS dans une démarche honnête de recherche de toute façon. Ils sont comme l'ado en pleine crise qui a décidé qu'il dirait "non" et ferait mine de ne pas comprendre, même avec toute la mauvaise foi du monde.
D'autre part, je reprendrai bien ce qu'en dit [b]Olive[/b] :
[quote]"En Vérité les anges avaient Dieu devant eux, et dans leur liberté , certains l'ont refusé ."[/quote]
Et, de même, Adam et Eve ne se posaient pas la question de croire ou non en Dieu : ils lui parlaient et Il leur répondait ! Mais pour autant, ils ont choisi de se détourner de Lui.
Ceci rappelle que la vraie question ce n'est même pas "croire ou ne pas croire", mas bien "accepter d'aller vers Dieu, ou le refuser". (cela dit, oui, évidemment, croire en Dieu facilite le fait de Le suivre, c'est sûr... :-)