par Fulcanelli » lun. 26 janv. 2009, 18:54
Le fait de persévérer dans la croyance en les miracles me parait tout à la fois inutile et dangereux pour la chrétienté.
Inutile, tout simplement suivant le principe que la preuve de Jonas peut, et devrait sûrement, suffire aux chrétiens.
Dangereux parce qu'elle véhicule une forme de superstition dont le contenu peut paraître tout à fait païen. La présence de Dieu dans le monde, son action dans le monde, ont-ils besoin d'être illustrés par l'apparition, connue depuis le paléolithique, d'une divinité cavernicole, par le saignement d'une statue, par la présence d'une image, fut-elle inexpliquée, sur un morceau de tissu?
N'est-ce pas bien plutôt que la trinité est une notion trop abstraite pour les populations, qui ont besoin de toucher ou de voir, pour croire? Est-ce pour cela qu'il faut renoncer et croire, comme partout dans le monde antique, à la sorcellerie, aux miracles, et appeler dieux tout ce qu'on ne comprend pas, de l'éclair à la source des rivières, des guérisons improbables aux éclipses? Et pourquoi ne pas inclure la matière noire ou le fameux paradoxe Einstein-Podovsky-Rosen à cette liste?
Ne peut-on admirer Lourdes pour ce qu'il s'y passe et qui nous dépasse tous, des plus savants docteurs aux plus profonds illuminés : une rencontre des chrétiens de toute la terre, une communion ; parce que Lourdes c'est d'abord un pèlerinage vers Lourdes, un mouvement prompt à susciter l'enthousiasme et l'espoir. Quant aux dieux qui apparaissent dans les cavernes, cela pourra rappeler la guérison par la simple imposition des mains, guérison qui avait une très noble et très émouvante vertu sociale d'accompagnement des souffrants aux temps où la médecine était impuissante ou presque face à la maladie. L'humanité sera d'autant plus mure qu'elle abandonnera, n'en ayant plus besoin, ces pratiques pittoresques et charmantes.
Le fait de persévérer dans la croyance en les miracles me parait tout à la fois inutile et dangereux pour la chrétienté.
Inutile, tout simplement suivant le principe que la preuve de Jonas peut, et devrait sûrement, suffire aux chrétiens.
Dangereux parce qu'elle véhicule une forme de superstition dont le contenu peut paraître tout à fait païen. La présence de Dieu dans le monde, son action dans le monde, ont-ils besoin d'être illustrés par l'apparition, connue depuis le paléolithique, d'une divinité cavernicole, par le saignement d'une statue, par la présence d'une image, fut-elle inexpliquée, sur un morceau de tissu?
N'est-ce pas bien plutôt que la trinité est une notion trop abstraite pour les populations, qui ont besoin de toucher ou de voir, pour croire? Est-ce pour cela qu'il faut renoncer et croire, comme partout dans le monde antique, à la sorcellerie, aux miracles, et appeler dieux tout ce qu'on ne comprend pas, de l'éclair à la source des rivières, des guérisons improbables aux éclipses? Et pourquoi ne pas inclure la matière noire ou le fameux paradoxe Einstein-Podovsky-Rosen à cette liste?
Ne peut-on admirer Lourdes pour ce qu'il s'y passe et qui nous dépasse tous, des plus savants docteurs aux plus profonds illuminés : une rencontre des chrétiens de toute la terre, une communion ; parce que Lourdes c'est d'abord un pèlerinage vers Lourdes, un mouvement prompt à susciter l'enthousiasme et l'espoir. Quant aux dieux qui apparaissent dans les cavernes, cela pourra rappeler la guérison par la simple imposition des mains, guérison qui avait une très noble et très émouvante vertu sociale d'accompagnement des souffrants aux temps où la médecine était impuissante ou presque face à la maladie. L'humanité sera d'autant plus mure qu'elle abandonnera, n'en ayant plus besoin, ces pratiques pittoresques et charmantes.