Cher Étienne,
Merci de nous confier cette intention.
J'ai en tête tous vos posts des mois passés.
Et aussi les termes de celui-ci.
Le Seigneur n'exige pas que vous taisiez votre souffrance en la ravalant et en la niant.
Il vous demande de la Lui laisser porter, et donc que vous vous laissiez traverser par elle sans vous y attacher.
C'est bien différent.
Et c'est très consolant.
La tristesse peut avoir plusieurs origines.
Vous êtes triste par moment? OK; laissez filer, c'est notre nature qui la rend rugueuse, qui laisse prise à tout cela. Et c'est NORMAL.
Mais cela ne doit pas durer.
La souffrance a un sens. Même s'il nous paraît opaque et caché.
Le premier moyen simple de l'alléger, c'est de se tourner vers l'autre, se décentrer.
Vivez-la en Jésus.
Et ne la gardez pas pour vous. Offrez-la pour votre mère, vos soeurs, et même pour vous.
Si j'osais.... puisque nous prions pour vous, soyez sympa et généreux: offrez cette épreuve .... pour nous aussi
En ce qui concerne a disparition de la communauté, ce ressourcement quotidien dont vous êtes privé peut être vécu presque comme un abandon.
Mais Jésus est là, en vous , au plus profond de votre âme.
Et c'est peut-être en ce moment là qu'Il vous demande de le retrouver plus particulièrement.
Relisez Sainte Catherine de Sienne. Cela vous consolera un peu: elle fut pendant onze ans je crois, coincée chez ses parents, sans pouvoir aller aux offices quotidiens comme elle l'aurait souhaiter de toute son être. C'est dans le temple de son âme qu'elle s'unissait à Dieu, à tout instant.
Dernier petit point: vous n'êtes pas seul. Jamais. Il y a plein de gens qui prient pour vous sans vous connaître, ou en vous connaissant un peu, comme sur ce forum.
Personnellement, j'attends avec joie de découvrir là-haut qui aura prier pour nous, offert tel sacrifice, telle prière, sans qu'elle le sache, et aura obtenu telle ou telle grâce pour nous.
Encore un autre petit point: ne soyez pas accablé par vos peines, le deuil de votre papa , la maladie de votre maman, en culpabilisant. la souffrance, la peine de la séparation, cela fait partie de notre condition humaine. Personne n'y échappe.
Mais c'est l'accueil de ces souffrances qui fait la différence.
Elle est parfois si inhumaine par nature, nous plonge dans nos limites, que l'on est justement désemparer.
Une autre prière / lecture qui peut aider: les psaumes.
Bien à vous, en Jésus,
erminig
