par Olivier JC » lun. 18 août 2008, 21:51
Bonsoir,
Voici ce que prescrit la Présentation Générale du Missel Romain quant aux attitudes corporelles :
43. Les fidèles se tiendront debout depuis le début du chant d´entrée, ou quand le prêtre se rend à l´autel, jusqu´à la prière d´ouverture (collecte) inclusivement; au chant de l´Alléluia avant l´Évangile; pendant la proclamation de l´Évangile; pendant la profession de foi et la prière universelle; et depuis l’invitation Orate fratres (Prions ensemble) avant la prière sur les offrandes jusqu´à la fin de la messe, excepté ce que l´on va dire.
Ils seront assis pendant les lectures qui précèdent l´Évangile et le psaume responsorial; à l´homélie et pendant la préparation des dons pour l’offertoire; et, si on le juge bon, pendant qu´on observe un temps de silence sacré après la communion.
Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d´autres justes raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclination profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
Il appartient toutefois à la Conférence des évêques d´adapter les gestes et les attitudes décrits dans l’Ordinaire de la messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit[53]. On veillera cependant à ce qu´ils correspondent au sens et au caractère des différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.
Pour obtenir des attitudes et des gestes communs au cours d’une même célébration, les fidèles suivront les monitions du diacre, ou d’un autre ministre laïc, ou du prêtre, selon les indications du Missel.
Il convient de noter deux choses pour une juste interprétation :
1) La Conférence des Evêques de France n'a promulgué aucune adaptation ;
2) Il est de coutume en Europe de s'agenouiller depuis la fin du Sanctus jusqu'à l'Amen par laquelle s'achève la prière eucharistique, puis depuis l'Agnus jusqu'à
"... et je serais guéri".
Vu les règles gouvernant la coutume, il est cependant envisageable que cette manière de s'agenouiller puisse ne plus être regardée comme coutumière, vu que le seul agenouillement pendant la consécration (c'est-à-dire pendant ce que le Missel appelle "Récit de l'institution", et non pas dès l'épiclèse) est usuel depuis plus de trente ans.
Ceci ne saurait cependant avoir pour conséquence d'interdire d'utiliser l'agenouillement traditionnel, du moins tant qu'il n'est pas explicitement interdit par la Conférence des Evêques. Et, telles que je voit les choses, une décision future de la CEF se bornera sans doute à "respecter" toutes les sensibilités et à autoriser toutes les positions envisageables, faisant ainsi bon marché de la commune attitude des fidèles souhaitée par le Missel.
PS : De fait, l'attitude prescrite pour les acolytes, qu'adoptent les servants d'autel, est de se relever à la fin de la consécration. Pour ce qui est du début, cependant, il faudra demander à plus compétent que moi.
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Bonsoir,
Voici ce que prescrit la Présentation Générale du Missel Romain quant aux attitudes corporelles :
[quote]43. Les fidèles se tiendront debout depuis le début du chant d´entrée, ou quand le prêtre se rend à l´autel, jusqu´à la prière d´ouverture (collecte) inclusivement; au chant de l´Alléluia avant l´Évangile; pendant la proclamation de l´Évangile; pendant la profession de foi et la prière universelle; et depuis l’invitation Orate fratres (Prions ensemble) avant la prière sur les offrandes jusqu´à la fin de la messe, excepté ce que l´on va dire.
Ils seront assis pendant les lectures qui précèdent l´Évangile et le psaume responsorial; à l´homélie et pendant la préparation des dons pour l’offertoire; et, si on le juge bon, pendant qu´on observe un temps de silence sacré après la communion.
Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des participants ou d´autres justes raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclination profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
Il appartient toutefois à la Conférence des évêques d´adapter les gestes et les attitudes décrits dans l’Ordinaire de la messe à la mentalité et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit[53]. On veillera cependant à ce qu´ils correspondent au sens et au caractère des différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.
Pour obtenir des attitudes et des gestes communs au cours d’une même célébration, les fidèles suivront les monitions du diacre, ou d’un autre ministre laïc, ou du prêtre, selon les indications du Missel.[/quote]
Il convient de noter deux choses pour une juste interprétation :
1) La Conférence des Evêques de France n'a promulgué aucune adaptation ;
2) Il est de coutume en Europe de s'agenouiller depuis la fin du Sanctus jusqu'à l'Amen par laquelle s'achève la prière eucharistique, puis depuis l'Agnus jusqu'à [i]"... et je serais guéri"[/i].
Vu les règles gouvernant la coutume, il est cependant envisageable que cette manière de s'agenouiller puisse ne plus être regardée comme coutumière, vu que le seul agenouillement pendant la consécration (c'est-à-dire pendant ce que le Missel appelle "Récit de l'institution", et non pas dès l'épiclèse) est usuel depuis plus de trente ans.
Ceci ne saurait cependant avoir pour conséquence d'interdire d'utiliser l'agenouillement traditionnel, du moins tant qu'il n'est pas explicitement interdit par la Conférence des Evêques. Et, telles que je voit les choses, une décision future de la CEF se bornera sans doute à "respecter" toutes les sensibilités et à autoriser toutes les positions envisageables, faisant ainsi bon marché de la commune attitude des fidèles souhaitée par le Missel.
PS : De fait, l'attitude prescrite pour les acolytes, qu'adoptent les servants d'autel, est de se relever à la fin de la consécration. Pour ce qui est du début, cependant, il faudra demander à plus compétent que moi.
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