par peter » mar. 14 juil. 2026, 12:20
fabrice16 a écrit : ↑mar. 14 juil. 2026, 10:12
Pour expliquer, je suis handicapé psychiatrique avec problèmes psychiques, il y a quelques années j'ai été victime d'abus de faiblesse en colocation, avec une personne qui m'a ruiné et fait des violences psychiques; le prêtre m'a contraint à pardonner, les avocats m'ont dit que ce n'était pas la peine porter plainte du fait de l'insolvabilité de la personne (sous-entendant que les choses auraient pu être différentes si j'avais été issu d'un milieu plus aisé).
Le fait de pardonner ne m"a pas apaisé, car j'ai le sentiment que l'on m'a dénié le droit à la justice, j'espère le justice de Dieu, mais j'estime que si on ne peut pas tout justifier du fait de mon état de santé, on ne peut pas non plus tout justifier avec l'excuse sociale.
Demander de pardonner est une démarche chrétienne, mais il faut aussi tenir compte de ce que l'on ressent comme être humain.
Bonjour Fabrice,
À mes yeux, le pardon n'a jamais été synonyme d'impunité.
Le pardon est une démarche intérieure qui libère peu à peu notre cœur de la haine, du désir de vengeance et de l'amertume. La justice, elle, cherche à reconnaître les faits et à réparer, autant que possible, le mal commis. Les deux ne s'opposent pas ; ils sont complémentaires.
Jésus nous demande de pardonner, mais il ne nous demande jamais de nier la vérité ni de faire comme si le mal n'avait pas existé.
Vous dites que l'on vous a presque imposé le pardon. Je crois qu'un véritable pardon ne peut jamais être imposé. Il est un acte libre qui demande parfois beaucoup de temps. Dieu connaît nos blessures et nos limites ; il ne nous demande pas l'impossible.
Même lorsqu'une justice humaine ne peut plus agir, cela ne signifie pas qu'il n'y aura jamais de justice. En tant que croyant, je demeure convaincu que Dieu est infiniment miséricordieux, mais aussi parfaitement juste. Rien de ce qui est vécu dans la souffrance ne Lui échappe.
Je vous souhaite de trouver progressivement cette paix intérieure, non pas parce que le mal subi serait minimisé, mais parce que Dieu saura un jour rétablir toute chose dans sa parfaite justice.
Avec toute ma fraternité.
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Pour expliquer, je suis handicapé psychiatrique avec problèmes psychiques, il y a quelques années j'ai été victime d'abus de faiblesse en colocation, avec une personne qui m'a ruiné et fait des violences psychiques; le prêtre m'a contraint à pardonner, les avocats m'ont dit que ce n'était pas la peine porter plainte du fait de l'insolvabilité de la personne (sous-entendant que les choses auraient pu être différentes si j'avais été issu d'un milieu plus aisé).
Le fait de pardonner ne m"a pas apaisé, car j'ai le sentiment que l'on m'a dénié le droit à la justice, j'espère le justice de Dieu, mais j'estime que si on ne peut pas tout justifier du fait de mon état de santé, on ne peut pas non plus tout justifier avec l'excuse sociale.
Demander de pardonner est une démarche chrétienne, mais il faut aussi tenir compte de ce que l'on ressent comme être humain.
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Bonjour Fabrice,
À mes yeux, le pardon n'a jamais été synonyme d'impunité.
Le pardon est une démarche intérieure qui libère peu à peu notre cœur de la haine, du désir de vengeance et de l'amertume. La justice, elle, cherche à reconnaître les faits et à réparer, autant que possible, le mal commis. Les deux ne s'opposent pas ; ils sont complémentaires.
Jésus nous demande de pardonner, mais il ne nous demande jamais de nier la vérité ni de faire comme si le mal n'avait pas existé.
Vous dites que l'on vous a presque imposé le pardon. Je crois qu'un véritable pardon ne peut jamais être imposé. Il est un acte libre qui demande parfois beaucoup de temps. Dieu connaît nos blessures et nos limites ; il ne nous demande pas l'impossible.
Même lorsqu'une justice humaine ne peut plus agir, cela ne signifie pas qu'il n'y aura jamais de justice. En tant que croyant, je demeure convaincu que Dieu est infiniment miséricordieux, mais aussi parfaitement juste. Rien de ce qui est vécu dans la souffrance ne Lui échappe.
Je vous souhaite de trouver progressivement cette paix intérieure, non pas parce que le mal subi serait minimisé, mais parce que Dieu saura un jour rétablir toute chose dans sa parfaite justice.
Avec toute ma fraternité.