par Jean-Mic » Hier, 12:19
Ombiace a écrit : ↑dim. 21 juin 2026, 12:45
En définitive, Dieu a t Il
1. voulu la mort de son Fils ?
2. consenti à la mort de son Fils ?
3. autre
Je laisse à plus savant que moi de répondre à votre question : "Qu'en dit l'Eglise ?"
Pour ma part, je dirais que Dieu a persévéré dans le risque de la Création. En créant l'homme à Son image, Dieu l'a créé fondamentalement et pleinement libre ... libre jusqu'à en être ingrat. Tout comme un amoureux qui veut tellement le bonheur et le bonheur de l'être aimé qu'il est prêt, quoi qu'il en coûte, à être trahi et déçu. Et là, on peut dire que l'homme a choisi la mauvaise option : il a préféré "sa" liberté à la liberté de Dieu.
Tout au long de l'Histoire, Dieu n'a cessé d'offrir à l'homme de choisir la liberté de revenir à Lui. Ceux qu'on appelle les patriarches, ont choisi cette liberté parfois bien coûteuse. Pourtant, ni le monde ni même le peuple de Dieu dans son ensemble, n'en ont pas été libérés pour autant. L'homme a persévéré dans sa préférence pour "sa" vérité et non dans la Liberté que Dieu ne cesse de lui offrir. C'est ce qu'on appelle le péché.
Lors de la venue du Christ dans le monde, c'est une nouvelle "offre" que le Père fait à son peuple (et cette fois, plus seulement à un peuple élu) dans la personne du Fils. En fait, il s'agit toujours de la même "offre" : choisir librement Dieu !) Et une fois de plus le monde refuse la liberté de Dieu pour préférer "sa" liberté. Admettons un instant que le monde se soit converti dans la présence du Fils, celui-ci n'aurait alors pas eu besoin de mourir. Il aurait pu s'éviter le supplice et la mort de la croix. Mais l'homme est homme, et persévère dans le mauvais usage de "sa" liberté, dans son choix mortifère du péché.
L'Esprit, manifesté tant de fois déjà au peuple de Dieu, offert à tous lors de la pentecôte ("Parthes, Mèdes et Elamites, ...") n'y change pas grand chose, tant l'homme se complait dans son aveuglement, sa surdité, "sa" liberté, ce qu'on appelle le péché.
En conclusion, à mes yeux, il est impossible de croire que le Père ait voulu la mort du Fils, ni même qu'il ait consenti à la mort du Fils.
Dieu veut l'homme libre, libre comme le veut un amoureux pour l'être aimé : un être aimé (ou un enfant) profondément libre, libre jusqu'à l'ingratitude et à la trahison. Il me semble qu'il faut être amoureux (ou parent) pour comprendre cette volonté de Dieu que ses enfants soient pleinement libres, quitte à ce qu'ils soient imparfaits et si peu reconnaissants, puisque c'est ainsi depuis l'instant qui suivit la Création.
[quote=Ombiace post_id=476279 time=1782038718 user_id=9364]
En définitive, Dieu a t Il
1. voulu la mort de son Fils ?
2. consenti à la mort de son Fils ?
3. autre
[/quote]Je laisse à plus savant que moi de répondre à votre question : "Qu'en dit l'Eglise ?"
Pour ma part, je dirais que Dieu a persévéré dans le risque de la Création. En créant l'homme à Son image, Dieu l'a créé fondamentalement et pleinement libre ... libre jusqu'à en être ingrat. Tout comme un amoureux qui veut tellement le bonheur et le bonheur de l'être aimé qu'il est prêt, quoi qu'il en coûte, à être trahi et déçu. Et là, on peut dire que l'homme a choisi la mauvaise option : il a préféré "sa" liberté à la liberté de Dieu.
Tout au long de l'Histoire, Dieu n'a cessé d'offrir à l'homme de choisir la liberté de revenir à Lui. Ceux qu'on appelle les patriarches, ont choisi cette liberté parfois bien coûteuse. Pourtant, ni le monde ni même le peuple de Dieu dans son ensemble, n'en ont pas été libérés pour autant. L'homme a persévéré dans sa préférence pour "sa" vérité et non dans la Liberté que Dieu ne cesse de lui offrir. C'est ce qu'on appelle le péché.
Lors de la venue du Christ dans le monde, c'est une nouvelle "offre" que le Père fait à son peuple (et cette fois, plus seulement à un peuple élu) dans la personne du Fils. En fait, il s'agit toujours de la même "offre" : choisir librement Dieu !) Et une fois de plus le monde refuse la liberté de Dieu pour préférer "sa" liberté. Admettons un instant que le monde se soit converti dans la présence du Fils, celui-ci n'aurait alors pas eu besoin de mourir. Il aurait pu s'éviter le supplice et la mort de la croix. Mais l'homme est homme, et persévère dans le mauvais usage de "sa" liberté, dans son choix mortifère du péché.
L'Esprit, manifesté tant de fois déjà au peuple de Dieu, offert à tous lors de la pentecôte ("Parthes, Mèdes et Elamites, ...") n'y change pas grand chose, tant l'homme se complait dans son aveuglement, sa surdité, "sa" liberté, ce qu'on appelle le péché.
En conclusion, à mes yeux, il est impossible de croire que le Père ait voulu la mort du Fils, ni même qu'il ait consenti à la mort du Fils.
Dieu veut l'homme libre, libre comme le veut un amoureux pour l'être aimé : un être aimé (ou un enfant) profondément libre, libre jusqu'à l'ingratitude et à la trahison. Il me semble qu'il faut être amoureux (ou parent) pour comprendre cette volonté de Dieu que ses enfants soient pleinement libres, quitte à ce qu'ils soient imparfaits et si peu reconnaissants, puisque c'est ainsi depuis l'instant qui suivit la Création.