par reflet » Aujourd’hui, 17:21
Gaudens a écrit : ↑jeu. 09 avr. 2026, 15:26
Une rapide recherche sur internet donne au moins trois encycliques dites "sociales" où on trouve des condamnations de différentes manifestations jugées nocives et pécheresses du capitalisme,jamais mentionné comme tel ;il faut dire qu'à la différence du socialisme , celui-ci , héritier du libéralisme condamné par l'Eglise, s'est longtemps manifesté dans les faits avant d'être théorisé comme tel par des économistes du XXè siècle:
Rerum Novarum de Léon XIII (la fameuse "encyclique du travail"),
Quadragesimo Anno de Pie XI (la plus au centre du sujet)
et même paradoxalement, dans les chapitres finaux de Divini Redemptoris, encyclique condamnant le communisme du même Pie XI.
La même recherche m'a permis de trouver un intéressant article dans la Revue d'Ethique et de Théologie Morale "La doctrine sociale de l'Eglise et le capitalisme", de Jacques-Benoit Raucher, dont le texte est dans le lien suivant:
J'ai une grande confiance dans la sagesse de l'Église et dans l'enseignement des papes qui se sont succédé depuis Jean XXIII. La doctrine sociale de l'Église s'oppose à toute forme de déshumanisation économique. Elle critique les systèmes qui font du profit une fin en soi, favorisent l'exploitation des travailleurs ou subordonnent la dignité humaine aux intérêts financiers.
Plutôt que d'adhérer au libéralisme économique ou au collectivisme, l'Église propose une vision fondée sur la dignité de la personne, le bien commun, la solidarité et la subsidiarité. Cette approche offre des repères pour organiser la société de manière plus juste et plus humaine.
Dans la continuité de cet enseignement, le pape François a également rappelé l'importance de la sauvegarde de la création. La question environnementale n'est pas un enjeu séparé de la justice sociale : prendre soin de la création de Dieu, c'est aussi prendre soin des plus vulnérables qui subissent les conséquences de sa dégradation.
Je crois également qu'il faut se méfier des théories du complot qui prétendent expliquer l'histoire par l'action cachée d'un « État profond », d'une cabale ou d'un petit groupe qui contrôlerait tout. L'histoire humaine est généralement plus complexe. Même l'Église, malgré les fautes, les scandales et parfois les erreurs de ses membres, demeure debout depuis deux mille ans. Sa permanence ne s'explique pas par quelque machination secrète, mais par une réalité plus profonde que les simplifications complotistes peinent à saisir.
Le discernement chrétien nous invite à rechercher les faits avec prudence, à éviter les accusations sans preuves et à résister à la tentation de réduire le monde à des récits où quelques acteurs cachés seraient responsables de tous les maux.
[quote=Gaudens post_id=474373 time=1775741208 user_id=16704]
Une rapide recherche sur internet donne au moins trois encycliques dites "sociales" où on trouve des condamnations de différentes manifestations jugées nocives et pécheresses du capitalisme,jamais mentionné comme tel ;il faut dire qu'à la différence du socialisme , celui-ci , héritier du libéralisme condamné par l'Eglise, s'est longtemps manifesté dans les faits avant d'être théorisé comme tel par des économistes du XXè siècle:
Rerum Novarum de Léon XIII (la fameuse "encyclique du travail"),
Quadragesimo Anno de Pie XI (la plus au centre du sujet)
et même paradoxalement, dans les chapitres finaux de Divini Redemptoris, encyclique condamnant le communisme du même Pie XI.
La même recherche m'a permis de trouver un intéressant article dans la Revue d'Ethique et de Théologie Morale "La doctrine sociale de l'Eglise et le capitalisme", de Jacques-Benoit Raucher, dont le texte est dans le lien suivant:
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J'ai une grande confiance dans la sagesse de l'Église et dans l'enseignement des papes qui se sont succédé depuis Jean XXIII. La doctrine sociale de l'Église s'oppose à toute forme de déshumanisation économique. Elle critique les systèmes qui font du profit une fin en soi, favorisent l'exploitation des travailleurs ou subordonnent la dignité humaine aux intérêts financiers.
Plutôt que d'adhérer au libéralisme économique ou au collectivisme, l'Église propose une vision fondée sur la dignité de la personne, le bien commun, la solidarité et la subsidiarité. Cette approche offre des repères pour organiser la société de manière plus juste et plus humaine.
Dans la continuité de cet enseignement, le pape François a également rappelé l'importance de la sauvegarde de la création. La question environnementale n'est pas un enjeu séparé de la justice sociale : prendre soin de la création de Dieu, c'est aussi prendre soin des plus vulnérables qui subissent les conséquences de sa dégradation.
Je crois également qu'il faut se méfier des théories du complot qui prétendent expliquer l'histoire par l'action cachée d'un « État profond », d'une cabale ou d'un petit groupe qui contrôlerait tout. L'histoire humaine est généralement plus complexe. Même l'Église, malgré les fautes, les scandales et parfois les erreurs de ses membres, demeure debout depuis deux mille ans. Sa permanence ne s'explique pas par quelque machination secrète, mais par une réalité plus profonde que les simplifications complotistes peinent à saisir.
Le discernement chrétien nous invite à rechercher les faits avec prudence, à éviter les accusations sans preuves et à résister à la tentation de réduire le monde à des récits où quelques acteurs cachés seraient responsables de tous les maux.