Si vous êtes dans une situation de coopération :
- Est ce que ce que vous faites est mal en soi ?
* Votre coopération est direct ou indirect ?
* Vous êtes passif ou actif ?
- Est-ce que vous partagez l'intention ?
* Est-ce que vous adhérez à la volonté de l'autre ?
- Est-ce que la raison à votre coopération est proportionné ?
* vous avez une raison sérieuse de faire ce que vous faites.
- Est-ce que vous dites à la personne que c'est mal ce qu'elle fait ? Vous la convainquez de changer ?
Je ne vous pose pas les questions. A mon sens, c'est les questions que vous devez vous poser.
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C'est les critères du péché appliqués à la coopération. Pour un péché, il faut :
1) un objet
2) une intention
3) une pleine conscience
Si vous avez du mal à discerner, vous pouvez demandez l'aide d'un prêtre.
Si une personne est vraiment convaincue que ne rien faire entraînerait quelque chose de pire, et qu’elle agit en pensant sincèrement éviter ce mal, est‑ce qu’on peut dire qu’elle a quand même fait quelque chose de mauvais ?
Le mal n'est pas nécessaire au bien. Au vu de votre réflexion, on peut se demander si vous avez pleinement conscience que ce que vous voulez faire est un pêché ? Dans ce cas votre pêché devient véniel.
Par exemple, pratiquez un avortement car on pense que l'on ne peut pas arriver à s'en sortir ?
- La on peut facilement dire, je pense, que l'acte est mauvais en soi donc on ne peut pas accepter cela
- Vous vendez un couteau à quelqu'un qui s'apprête à tuer (et vous le savez). L'acte de vendre le couteau n'est pas mauvais en soi mais si vous savez qu'il va le faire pour tuer...
- Vous travaillez pour quelqu'un avec une mauvaise moralité. Votre travail en soi n'est pas mauvais. Vous n'avez pas l'intention de faire des choses mauvaises. Après de toute façon toutes les pratiques se ressemblent dans les entreprises (proportionnalité)...
Il n'y a pas une règle fixe, vous pouvez coopérer en subissant (quelqu'un qui vous met devant le fait accompli...). C'est du cas par cas. Un acte objectif peut être qualifié différemment en fonction des paramètres.
Par exemple, je vais loin :
- Mais quelqu'un qui crache sur quelqu'un d'autre
- Un chat qui crache sur son bébé
=> les deux font matériellement la même chose mais dans un cas l'objet est la violence dans l'autre cas le soin... Donc bien que l'objet d'un acte ne peut pas s'arrêter à sa matérialité. Mais, dans ce cas la ce n'est pas l'intention qui change l'acte (la volonté de faire l'acte ou pas), mais c'est l'objet même de l'acte (laver ou agresser).
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Quand STA a écrit les 3 conditions du péché mortel, il me semble qu'il voulait limiter justement le péché mortel. On ne commet pas un péché mortel tous les quatre matins car bien souvent, il n'y a pas l'intention ou la pleine conscience. Si on avait pleine conscience alors on ne pècherait pas. Mais, si aujourd'hui, c'est plutôt utilisé pour l'inverse j'ai l'impression.
Mais, il y a quand même des cas où l'on fait des péchés mortels aussi...
Du moins, les "tradi" sont très scrupuleux (à géométrie variable) et dans les diocèses, il y a une impression de laxisme ?