par patatedouce » mar. 18 nov. 2025, 14:32
Je comprends vraiment ta souffrance, et je ne la minimise pas.
On sent que tu as beaucoup encaissé : le rejet depuis l’école, les moqueries, la solitude, les échecs amoureux, la déception des groupes cathos… Tout ça, ça use, et tu as le droit d’être blessé, fatigué, en colère.
Mais il y a quand même quelques choses importantes à remettre en place.
Il faut accepter une réalité : il y a des personnes qui ne sont pas ouvertes.
Pas disponibles, pas prêtes, pas attirées, ou juste enfermées dans leur petit milieu. Dans ce cas, comme dans l’Évangile, tu secoues la poussière de tes sandales et tu poursuis ton chemin.
C’est une chose de vouloir absolument une personne qui ne veut pas, et une autre de se laisser guider vers des personnes qui seront réellement prêtes à construire quelque chose avec toi.
Quand on est très seul, on peut devenir “lourd” sans s’en rendre compte.
Par “lourd”, je ne veux pas dire vulgaire ou harceleur, mais pesant : trop formel, trop sérieux, trop stressé dans la relation. On sent que tu joues ta carte “pour la vie” à chaque conversation. Du coup, la personne en face ressent une énorme pression, alors qu’elle, au début, attend juste un échange simple et naturel.
Cette lourdeur peut passer par le fait de parler vite de choses très sérieuses (avenir, couple, etc.), mais aussi par le ton : très rigide, très contrôlé, comme un entretien d’embauche. Et oui, ça peut faire fuir, même si au départ elle te trouvait intéressant.
Être trop lourd, c’est souvent juste ça : on sent ton stress, ton enjeu, et ça casse le naturel.
Une relation saine, que ce soit amicale ou amoureuse, se construit par étapes :
- d’abord une rencontre toute simple,
- des discussions sans pression,
- une amitié qui se tisse,
- et seulement ensuite, s’il y a réciprocité, quelque chose de plus.
Beaucoup de souffrance vient du fait qu’on veut un attachement fort tout de suite, sans passer par l’étape “on se connaît vraiment”. Ce n’est pas une question de valeur de ta personne, mais de rythme et de façon de construire le lien. Et ça, ça peut s’apprendre.
Autre chose : à mon avis, il faut arrêter d’écouter tous ceux qui disent :
“il faut porter tels vêtements, avoir tel humour, parler comme ci ou comme ça si tu veux plaire”.
Ces recettes toutes faites, c’est souvent des bêtises. Bien sûr, faire un minimum d’effort sur l’hygiène, la tenue, la politesse, c’est normal. Mais se forcer à jouer un rôle, à copier un style, un humour qui n’est pas le tien, ça se sent, et ça enlève justement ce qui est le plus attirant : un minimum de naturel.
Tu as des centres d’intérêt très beaux et très profonds (architecture religieuse, musique sacrée…). Ça peut être une vraie richesse dans une relation, pas un handicap en soi. L’enjeu, ce n’est pas de te transformer en quelqu’un d’autre pour “rentrer dans le moule”, c’est de trouver des personnes qui peuvent apprécier ça et avec qui tu peux être toi-même, tout en apprenant petit à petit les codes relationnels.
Il existe aussi des sites de rencontre sérieux, ou des lieux (groupes, assos, etc.) où des filles cherchent vraiment à construire petit à petit, dans le respect et sans précipitation. Ça, c’est ultra sain : on sait qu’on cherche quelque chose de sérieux, mais on laisse du temps, on apprend à se connaître, on ne met pas tout le poids de sa vie sur la première conversation.
Enfin, ton idée de “disparition” me fait vraiment de la peine.
Je comprends que tu sois au bout du rouleau, mais ce scénario où tu t’effaces doucement, ce n’est pas une solution. C’est le désespoir qui parle, pas la vérité sur ta valeur.
Ta vie ne se résume pas à ce que quelques cathos fermés, quelques filles ou quelques groupes d’aumônerie ont fait ou pas fait. Tu as encore la possibilité de te faire aider, d’apprendre à vivre les relations autrement, et de rencontrer des gens différents de ceux qui t’ont blessé.
Si ces idées noires reviennent souvent, ça vaut vraiment le coup d’en parler à quelqu’un : un psy, un médecin, un proche de confiance, un prêtre un peu humain, ou même une ligne d’écoute. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est juste reconnaître que tu souffres trop pour rester seul avec ça.
Merci de respecter le vouvoiement de rigueur sur le forum. La modération
Je comprends vraiment ta souffrance, et je ne la minimise pas.
On sent que tu as beaucoup encaissé : le rejet depuis l’école, les moqueries, la solitude, les échecs amoureux, la déception des groupes cathos… Tout ça, ça use, et tu as le droit d’être blessé, fatigué, en colère.
Mais il y a quand même quelques choses importantes à remettre en place.
Il faut accepter une réalité : il y a des personnes qui ne sont pas ouvertes.
Pas disponibles, pas prêtes, pas attirées, ou juste enfermées dans leur petit milieu. Dans ce cas, comme dans l’Évangile, tu secoues la poussière de tes sandales et tu poursuis ton chemin.
C’est une chose de vouloir absolument une personne qui ne veut pas, et une autre de se laisser guider vers des personnes qui seront réellement prêtes à construire quelque chose avec toi.
Quand on est très seul, on peut devenir “lourd” sans s’en rendre compte.
Par “lourd”, je ne veux pas dire vulgaire ou harceleur, mais pesant : trop formel, trop sérieux, trop stressé dans la relation. On sent que tu joues ta carte “pour la vie” à chaque conversation. Du coup, la personne en face ressent une énorme pression, alors qu’elle, au début, attend juste un échange simple et naturel.
Cette lourdeur peut passer par le fait de parler vite de choses très sérieuses (avenir, couple, etc.), mais aussi par le ton : très rigide, très contrôlé, comme un entretien d’embauche. Et oui, ça peut faire fuir, même si au départ elle te trouvait intéressant.
Être trop lourd, c’est souvent juste ça : on sent ton stress, ton enjeu, et ça casse le naturel.
Une relation saine, que ce soit amicale ou amoureuse, se construit par étapes :
- d’abord une rencontre toute simple,
- des discussions sans pression,
- une amitié qui se tisse,
- et seulement ensuite, s’il y a réciprocité, quelque chose de plus.
Beaucoup de souffrance vient du fait qu’on veut un attachement fort tout de suite, sans passer par l’étape “on se connaît vraiment”. Ce n’est pas une question de valeur de ta personne, mais de rythme et de façon de construire le lien. Et ça, ça peut s’apprendre.
Autre chose : à mon avis, il faut arrêter d’écouter tous ceux qui disent :
“il faut porter tels vêtements, avoir tel humour, parler comme ci ou comme ça si tu veux plaire”.
Ces recettes toutes faites, c’est souvent des bêtises. Bien sûr, faire un minimum d’effort sur l’hygiène, la tenue, la politesse, c’est normal. Mais se forcer à jouer un rôle, à copier un style, un humour qui n’est pas le tien, ça se sent, et ça enlève justement ce qui est le plus attirant : un minimum de naturel.
Tu as des centres d’intérêt très beaux et très profonds (architecture religieuse, musique sacrée…). Ça peut être une vraie richesse dans une relation, pas un handicap en soi. L’enjeu, ce n’est pas de te transformer en quelqu’un d’autre pour “rentrer dans le moule”, c’est de trouver des personnes qui peuvent apprécier ça et avec qui tu peux être toi-même, tout en apprenant petit à petit les codes relationnels.
Il existe aussi des sites de rencontre sérieux, ou des lieux (groupes, assos, etc.) où des filles cherchent vraiment à construire petit à petit, dans le respect et sans précipitation. Ça, c’est ultra sain : on sait qu’on cherche quelque chose de sérieux, mais on laisse du temps, on apprend à se connaître, on ne met pas tout le poids de sa vie sur la première conversation.
Enfin, ton idée de “disparition” me fait vraiment de la peine.
Je comprends que tu sois au bout du rouleau, mais ce scénario où tu t’effaces doucement, ce n’est pas une solution. C’est le désespoir qui parle, pas la vérité sur ta valeur.
Ta vie ne se résume pas à ce que quelques cathos fermés, quelques filles ou quelques groupes d’aumônerie ont fait ou pas fait. Tu as encore la possibilité de te faire aider, d’apprendre à vivre les relations autrement, et de rencontrer des gens différents de ceux qui t’ont blessé.
Si ces idées noires reviennent souvent, ça vaut vraiment le coup d’en parler à quelqu’un : un psy, un médecin, un proche de confiance, un prêtre un peu humain, ou même une ligne d’écoute. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est juste reconnaître que tu souffres trop pour rester seul avec ça.
[color=#008000][b]Merci de respecter le vouvoiement de rigueur sur le forum. La modération[/b][/color]