par cmoi » dim. 20 juil. 2025, 13:44
Entre vos 2 positions diamétralement opposées, à Fée Violine et Olivier, il est difficile de choisir.
N'est-ce pas le propre des évangiles que de nous apprendre le pardon et à pardonner? Faut-il y mettre une limite et des conditions, et lesquelles ?
Même dans la société civile, il y a le droit à l'oubli (différent de l'amnistie).
Dieu donne à chacun de nous des talents en vue d'une mission.
Si, sous le prétexte de ses péchés, on prive le bénéficiaire de sa mission, est-ce "réglo" ? N’est-ce pas un gâchis ?
Faut-il poser d'autres conditions que celles qui accordent une absolution ? (Le ferme propos de ne plus recommencer en est une, à laquelle on pourrait ajouter qu'il se soit montré efficace, actif - que dans certains cas le péché ne soit plus actuel...).
Il y a viol et viol, des tas de « circonstances » et de mobiles différents !
Un péché ponctuel aussi grave soit-il n’a pas la même valeur que s’il est récurrent.
Celui qui a péché devient après réparation et repentir, plus pondéré dans ses jugements. Il n’en a pas pour autant perdu ses « dons ».
Doit-on traiter différemment certains péchés, comme ici le viol qui touche à la chasteté qui touche au célibat sacerdotal…) parce qu’ils portent sur l’exercice de ce pour quoi Dieu nous a donné des talents ? Je ne crois pas, pourvu que le pécheur se soit repenti et corrigé…
Dans l’AT il y a le cas difficile de Saül. Qui fait un très bon début, avec des signes d’humilité. Quand il pique une colère, il semble que ce soit une sainte colère et non une façon d’abuser de son nouveau statut. Sa première faute : avoir offert à Dieu le sacrifice alors que Samuel était en retard au RDV et ne lui avait pas expressément interdit de le faire, il pouvait même comprendre le contraire à partir de ce qu’il aura entendu.
La « sanction » proférée par Samuel s’avère ensuite défaillante puisque sans que rien soit dit, Dieu manifestement renouvelle sa confiance en Saül.
A la seconde sanction, parce qu’il n’aura pas tué immédiatement tous les ennemis mais les aura faits prisonniers, le désaccord de Dieu semble définitif.
Mais il ne retire pas sa charge à Saül (il aurait pu) et en plus il lui envoie un esprit mauvais qui le tourmente et obscurcit sa conscience – du coup, le déresponsabilise pas mal.
Difficile d’en conclure quelque chose… Il manque apparemment certains éléments d’appréciation…
Bref, en attendant qu’un débat s’avère concluant, il me semble que l’avis du magistère et la position qu’il a prise doivent être tenus pour « bons », selon la place à donner à la vertu d’obéissance, et puis nous en savons moins que Lui, a priori.
Entre vos 2 positions diamétralement opposées, à Fée Violine et Olivier, il est difficile de choisir.
N'est-ce pas le propre des évangiles que de nous apprendre le pardon et à pardonner? Faut-il y mettre une limite et des conditions, et lesquelles ?
Même dans la société civile, il y a le droit à l'oubli (différent de l'amnistie).
Dieu donne à chacun de nous des talents en vue d'une mission.
Si, sous le prétexte de ses péchés, on prive le bénéficiaire de sa mission, est-ce "réglo" ? N’est-ce pas un gâchis ?
Faut-il poser d'autres conditions que celles qui accordent une absolution ? (Le ferme propos de ne plus recommencer en est une, à laquelle on pourrait ajouter qu'il se soit montré efficace, actif - que dans certains cas le péché ne soit plus actuel...).
Il y a viol et viol, des tas de « circonstances » et de mobiles différents !
Un péché ponctuel aussi grave soit-il n’a pas la même valeur que s’il est récurrent.
Celui qui a péché devient après réparation et repentir, plus pondéré dans ses jugements. Il n’en a pas pour autant perdu ses « dons ».
Doit-on traiter différemment certains péchés, comme ici le viol qui touche à la chasteté qui touche au célibat sacerdotal…) parce qu’ils portent sur l’exercice de ce pour quoi Dieu nous a donné des talents ? Je ne crois pas, pourvu que le pécheur se soit repenti et corrigé…
Dans l’AT il y a le cas difficile de Saül. Qui fait un très bon début, avec des signes d’humilité. Quand il pique une colère, il semble que ce soit une sainte colère et non une façon d’abuser de son nouveau statut. Sa première faute : avoir offert à Dieu le sacrifice alors que Samuel était en retard au RDV et ne lui avait pas expressément interdit de le faire, il pouvait même comprendre le contraire à partir de ce qu’il aura entendu.
La « sanction » proférée par Samuel s’avère ensuite défaillante puisque sans que rien soit dit, Dieu manifestement renouvelle sa confiance en Saül.
A la seconde sanction, parce qu’il n’aura pas tué immédiatement tous les ennemis mais les aura faits prisonniers, le désaccord de Dieu semble définitif.
Mais il ne retire pas sa charge à Saül (il aurait pu) et en plus il lui envoie un esprit mauvais qui le tourmente et obscurcit sa conscience – du coup, le déresponsabilise pas mal.
Difficile d’en conclure quelque chose… Il manque apparemment certains éléments d’appréciation…
Bref, en attendant qu’un débat s’avère concluant, il me semble que l’avis du magistère et la position qu’il a prise doivent être tenus pour « bons », selon la place à donner à la vertu d’obéissance, et puis nous en savons moins que Lui, a priori.