Je vois mon âme un peu comme un champ.
Au fil des années, j’y ai fait pousser toutes sortes de choses pour parvenir à vivre dans ce monde.
Mais plus j’examine ce champ, plus je découvre de vieilles plantes qui m’empêchent d’avancer vers Dieu. Alors je dois y renoncer. Cela demande du temps, et mon âme souffre parfois de ce travail, même si elle voit bien le soulagement qu’il produit en moi.
À force d’être travaillé, ce champ pourrait redevenir entièrement vierge, entièrement tourné vers Dieu, dans l’attente d’être ensemencé : confiant, plein d’espérance. L’amour qui y pousserait alors serait fort et vaillant.
Pourtant, plusieurs mauvaises herbes restent encore à déraciner.
Elles ont probablement servi à quelque chose un jour : protection, compensation, consolation, identité, contrôle…
Le problème n’est pas qu’elles aient existé, mais qu’elles finissent par occuper tout l’espace et orienter le cœur.
J’en ai identifié certaines :
• Je suis laid et personne ne m’aimera jamais.
• Trouver une femme serait une grande consolation.
• Ceux que j’aime finissent toujours par m’abandonner.
• Il y a aussi une forme de suffisance, une sorte d’orgueil spirituel d’avoir avancé si vite vers le Seigneur.
J’essaie de me détacher de tout cela en renonçant, en me dépouillant peu à peu. Déraciner n’est pas haïr son âme.
Un paysan n’arrache pas les ronces parce qu’il déteste son champ, mais précisément parce qu’il l’aime et voit ce qu’il pourrait devenir.
Je suis devenu très attentif à chaque fois que mon cœur s’agite, quelle que soit l’émotion, car cela révèle toujours quelque chose.
J’ai cessé de fuir ou d’enterrer mes émotions ; je reste avec elles, même lorsque c’est douloureux à observer.
C’est un travail vraiment épuisant. Je dors beaucoup.
Mais j’ai toujours aimé dormir, alors cela me va
Je prends aussi le temps de me détendre entre chaque examen intérieur et de faire ce que j’aime afin de retrouver du cœur.
La terre a besoin de jachère autant que de labour.
Et paradoxalement, plus l’âme avance, plus elle découvre qu’elle ne peut pas se purifier elle-même entièrement. Elle prépare la terre, oui, mais elle ne produit pas la pluie.
J’ai l’intuition que le but est de devenir une terre qui ne veut absolument plus rien produire par elle-même, et qui accepte d’attendre ce que Dieu y fera pousser…
Je vois mon âme un peu comme un champ.
Au fil des années, j’y ai fait pousser toutes sortes de choses pour parvenir à vivre dans ce monde.
Mais plus j’examine ce champ, plus je découvre de vieilles plantes qui m’empêchent d’avancer vers Dieu. Alors je dois y renoncer. Cela demande du temps, et mon âme souffre parfois de ce travail, même si elle voit bien le soulagement qu’il produit en moi.
À force d’être travaillé, ce champ pourrait redevenir entièrement vierge, entièrement tourné vers Dieu, dans l’attente d’être ensemencé : confiant, plein d’espérance. L’amour qui y pousserait alors serait fort et vaillant.
Pourtant, plusieurs mauvaises herbes restent encore à déraciner.
Elles ont probablement servi à quelque chose un jour : protection, compensation, consolation, identité, contrôle…
Le problème n’est pas qu’elles aient existé, mais qu’elles finissent par occuper tout l’espace et orienter le cœur.
J’en ai identifié certaines :
• Je suis laid et personne ne m’aimera jamais.
• Trouver une femme serait une grande consolation.
• Ceux que j’aime finissent toujours par m’abandonner.
• Il y a aussi une forme de suffisance, une sorte d’orgueil spirituel d’avoir avancé si vite vers le Seigneur.
J’essaie de me détacher de tout cela en renonçant, en me dépouillant peu à peu. Déraciner n’est pas haïr son âme.
Un paysan n’arrache pas les ronces parce qu’il déteste son champ, mais précisément parce qu’il l’aime et voit ce qu’il pourrait devenir.
Je suis devenu très attentif à chaque fois que mon cœur s’agite, quelle que soit l’émotion, car cela révèle toujours quelque chose.
J’ai cessé de fuir ou d’enterrer mes émotions ; je reste avec elles, même lorsque c’est douloureux à observer.
C’est un travail vraiment épuisant. Je dors beaucoup.
Mais j’ai toujours aimé dormir, alors cela me va :amoureux:
Je prends aussi le temps de me détendre entre chaque examen intérieur et de faire ce que j’aime afin de retrouver du cœur.
La terre a besoin de jachère autant que de labour.
Et paradoxalement, plus l’âme avance, plus elle découvre qu’elle ne peut pas se purifier elle-même entièrement. Elle prépare la terre, oui, mais elle ne produit pas la pluie.
J’ai l’intuition que le but est de devenir une terre qui ne veut absolument plus rien produire par elle-même, et qui accepte d’attendre ce que Dieu y fera pousser…