par ThéophileduSegala » mer. 25 juin 2025, 5:41
Arcturus99 a écrit : ↑mar. 24 juin 2025, 23:43
On se rapproche dangeureusement du fantasme vore, tout de même...
« Fantasme vore » ?
Votre remarque détourne un texte sacré avec ironie, mais elle passe à côté de ce que le Christ a voulu comme l’aboutissement de sa mission : le don total de sa vie, offerte en nourriture, non pas pour satisfaire une pulsion, mais pour sanctifier, vivifier et unir à lui.
Le mystère eucharistique s’annonce dès la Nativité :
- Jésus est né dans une étable, et a été couché dans une
mangeoire — en grec
phatnē (φάτνη), un lieu destiné à contenir la nourriture. Dès sa venue au monde, il se donne comme nourriture.
- Il naît à
Bethléem (בֵּית לֶחֶם), en hébreu « Maison du Pain ».
- Il nous enseigne à prier : « Donne-nous aujourd’hui notre pain
de ce jour » —
ton arton hēmōn ton epiousion.
Ce mot
epiousios, unique dans tout le grec biblique, a été compris très tôt par l’Église comme renvoyant au pain “supra-substantiel”, le pain eucharistique.
Il ne s’agit pas de cannibalisme, mais de communion : la chair donnée est celle du Christ glorifié, transfigurée, source de vie éternelle.
Après la Résurrection, les disciples ne le reconnaissent pas par ses traits, mais à un geste :
« Leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il avait disparu à leurs regards. »
(Lc 24,31)
« Ils racontèrent comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain » —
en tē klasei tou artou (Lc 24,35)
Le mot grec
klasis, venant de
klaō (« rompre »), désigne l’acte eucharistique, déjà attesté dans les Actes des Apôtres (cf. Ac 2,42 ; 20,7).
Conclusion :
L’Eucharistie n’est pas une scène barbare, mais un don spirituel. Le Christ se donne réellement, substantiellement, sous les signes du pain et du vin. Ce n’est pas un fantasme, mais un sacrement.
« Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » (Jn 6,60)
« Dès ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent, et ils ne marchaient plus avec lui. » (Jn 6,66)
Et vous, avec qui marchez-vous?
[quote=Arcturus99 post_id=470181 time=1750801420 user_id=20299]
On se rapproche dangeureusement du fantasme vore, tout de même...
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[b][i]« Fantasme vore » ? [/i][/b]
Votre remarque détourne un texte sacré avec ironie, mais elle passe à côté de ce que le Christ a voulu comme l’aboutissement de sa mission : le don total de sa vie, offerte en nourriture, non pas pour satisfaire une pulsion, mais pour sanctifier, vivifier et unir à lui.
[b]Le mystère eucharistique s’annonce dès la Nativité :[/b]
- Jésus est né dans une étable, et a été couché dans une [b]mangeoire[/b] — en grec [i]phatnē[/i] (φάτνη), un lieu destiné à contenir la nourriture. Dès sa venue au monde, il se donne comme nourriture.
- Il naît à [b]Bethléem[/b] (בֵּית לֶחֶם), en hébreu « Maison du Pain ».
- Il nous enseigne à prier : « Donne-nous aujourd’hui notre pain [i]de ce jour[/i] » — [i]ton arton hēmōn ton [b]epiousion[/b][/i].
Ce mot [i]epiousios[/i], unique dans tout le grec biblique, a été compris très tôt par l’Église comme renvoyant au pain “supra-substantiel”, le pain eucharistique.
Il ne s’agit pas de cannibalisme, mais de communion : la chair donnée est celle du Christ glorifié, transfigurée, source de vie éternelle.
[b]Après la Résurrection, les disciples ne le reconnaissent pas par ses traits, mais à un geste :[/b]
[i]« Leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il avait disparu à leurs regards. »[/i]
(Lc 24,31)
[i]« Ils racontèrent comment ils l’avaient reconnu à la [b]fraction du pain[/b] »[/i] — [i]en tē klasei tou artou[/i] (Lc 24,35)
Le mot grec [i]klasis[/i], venant de [i]klaō[/i] (« rompre »), désigne l’acte eucharistique, déjà attesté dans les Actes des Apôtres (cf. Ac 2,42 ; 20,7).
[b]Conclusion :[/b]
L’Eucharistie n’est pas une scène barbare, mais un don spirituel. Le Christ se donne réellement, substantiellement, sous les signes du pain et du vin. Ce n’est pas un fantasme, mais un sacrement.
[i]« Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »[/i] (Jn 6,60)
[i]« Dès ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent, [b]et ils ne marchaient plus avec lui[/b]. »[/i] (Jn 6,66)
Et vous, avec qui marchez-vous?