par Ombiace » lun. 12 mai 2025, 16:06
prodigal a écrit : ↑lun. 12 mai 2025, 14:06
Etre en paix avec sa propre conscience ne saurait être une mauvaise chose, sauf si cette paix est injuste, et se construit illusoirement sur l'absence de remords.
Le pharisien de l'Evangile, celui qui s'oppose au publicain, a bonne conscience en un sens, mais cette conscience qu'il juge bonne est mauvaise.
Or, qui se juge non pécheur pèche par là-même.
Essayons de faire la synthèse. Dans l'absolu, il n'y a rien d'immoral qui soit bon. Donc, si une conscience est bonne, c'est parfait. Mais s'il est vrai qu'aucune conscience n'est sans péchés, une conscience qui se juge bonne se ment à elle-même, ce qui est immoral.
Vous avez ma foi raison, cher Prodigal
Vous évoquez le pharisien (celui en prière, je crois). Moi, je pense au grand-prêtre qui fit mettre Jésus à mort. Ce zélé serviteur de Dieu semble avoir la conscience en paix.
C'est Jésus, qui, perçu comme blasphémateur, devrait, aux yeux du prêtre, avoir mauvaise conscience.
Mais aujourd'hui, serait-il toujours dans cette disposition de bonne conscience, avec la morale pour lui ?
C'est, semble t il, une histoire de patate chaude, un jeu de Cluedo pour trouver qui ment ou pas
Conclusion :
Si je vous ai bien compris, vous serez d'accord :
Il est immoral pour un pécheur d'avoir bonne conscience, donc la réponse serait "oui" pour le pécheur, "non" pour Jésus, ce qui devient évident après ces réflexions..
Du coup, je transforme mon questionnement :
Qu'est ce qui fait supporter à Saint Joseph la perfection de son fils, la conception sans péché de son épouse, lui qui est pécheur, comme le grand prêtre, et qui, comme lui, est confronté à sa propre imperfection ?
Son humilité explique t elle tout ?
Le grand prêtre aussi était une autorité morale, après tout..
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Etre en paix avec sa propre conscience ne saurait être une mauvaise chose, sauf si cette paix est injuste, et se construit illusoirement sur l'absence de remords.
Le pharisien de l'Evangile, celui qui s'oppose au publicain, a bonne conscience en un sens, mais cette conscience qu'il juge bonne est mauvaise.
Or, qui se juge non pécheur pèche par là-même.
Essayons de faire la synthèse. Dans l'absolu, il n'y a rien d'immoral qui soit bon. Donc, si une conscience est bonne, c'est parfait. Mais s'il est vrai qu'aucune conscience n'est sans péchés, une conscience qui se juge bonne se ment à elle-même, ce qui est immoral.
[/quote]Vous avez ma foi raison, cher Prodigal
Vous évoquez le pharisien (celui en prière, je crois). Moi, je pense au grand-prêtre qui fit mettre Jésus à mort. Ce zélé serviteur de Dieu semble avoir la conscience en paix.
C'est Jésus, qui, perçu comme blasphémateur, devrait, aux yeux du prêtre, avoir mauvaise conscience.
Mais aujourd'hui, serait-il toujours dans cette disposition de bonne conscience, avec la morale pour lui ?
C'est, semble t il, une histoire de patate chaude, un jeu de Cluedo pour trouver qui ment ou pas
Conclusion :
Si je vous ai bien compris, vous serez d'accord :
Il est immoral pour un pécheur d'avoir bonne conscience, donc la réponse serait "oui" pour le pécheur, "non" pour Jésus, ce qui devient évident après ces réflexions..
Du coup, je transforme mon questionnement :
Qu'est ce qui fait supporter à Saint Joseph la perfection de son fils, la conception sans péché de son épouse, lui qui est pécheur, comme le grand prêtre, et qui, comme lui, est confronté à sa propre imperfection ?
Son humilité explique t elle tout ?
Le grand prêtre aussi était une autorité morale, après tout..