Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

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Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Anna2003 » sam. 17 janv. 2026, 0:42

Gaudens a écrit : ven. 16 janv. 2026, 16:14 Bonjour Anna,
Je vous suggère la lecture de la Déclaration Dominus Deus de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 6 août 2000, déclaration signée du préfet d'alors, le cardinal Ratzinger, formellement avalisée par le pape Saint Jean-Paul II.Lisez sur le site du Vatican en particulier le chapitre IV (sur six), Unicité et Unité de l'Eglise, concernant les Eglises (seules méritant explicitement ce nom) ayant conservé la succession apostolique et la substance authentique et intégrale du sacrement de l'Eucharistie. Non spécifiquement mentionnées, les Eglises orthodoxes entrent dans cette catégorie.

J'espère que le catéchisme que vous avez reçu au sein de la FSSP tenait bien compte de ces notions.
Je ne me souviens pas des détails de mon catéchisme. Je suis sure qu'ils avaient une attitude « amicale » envers les orthodoxes . De nombreuses homélies contenaient des histoires avec des moines orthodoxes .

Je ne peux pas dire avec certitude si mes idées venaient de ma mère ou du catéchisme, mais dans mon esprit, l'attitude était plutôt orientée vers l'idée que la vérité était représentée par l'Église et que les autres communautés chrétiennes pratiquaient presque "une fausse religion".

Je pense que cette idée venait davantage de ma mère que du catéchisme officiel.
Cela est peut-être lié au fait que, pour mes parents d'origine yougoslave, la séparation entre catholiques et orthodoxes avait également une dimension ethnique.

Merci pour le lien, c'est hyper intéressant !
Anna

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Gaudens » ven. 16 janv. 2026, 16:14

Bonjour Anna,
Je vous suggère la lecture de la Déclaration Dominus Deus de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 6 août 2000, déclaration signée du préfet d'alors, le cardinal Ratzinger, formellement avalisée par le pape Saint Jean-Paul II.Lisez sur le site du Vatican en particulier le chapitre IV (sur six), Unicité et Unité de l'Eglise, concernant les Eglises (seules méritant explicitement ce nom) ayant conservé la succession apostolique et la substance authentique et intégrale du sacrement de l'Eucharistie. Non spécifiquement mentionnées, les Eglises orthodoxes entrent dans cette catégorie.

J'espère que le catéchisme que vous avez reçu au sein de la FSSP tenait bien compte de ces notions.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Anna2003 » jeu. 15 janv. 2026, 22:31

Gaudens a écrit : mer. 14 janv. 2026, 13:14 Un mot,Anna, au sujet de la validité des Messes.La doctrine catholique est claire:une messe est valide quand les ministres qui la célèbrent ont reçu le sacrement de l'ordre des mains d'un évêque pouvant justifier d'une succession apostolique ininterrompue , qui est justement constitutif d'une Eglise et pas seulement d'une communauté chrétienne organisée (cas cds "Eglises" protestantes). Les Eglises orthodoxes sont dans ce cas et leurs messes sont valides:elles actualisent effectivement le Sacrifice du Christ. La question est de savoir si ces messes sont licites ( c a d conformes à la loi de l'Eglise catholique): vu l'ancienneté de la séparation, la question est comme hors sujet, ce qui n'est pas le cas de messes -valides elles aussi- célébrées par des communautés catholiques en état de schisme en cours de concrétisation ,telle la FSSPX. C'est avant tout une question de communion ecclésiale, que représente la participation à une Eucharistie commune.C'est pourquoi nous ne pouvons, sauf force majeure,participer activement , avec réception de l'Eucharistie, à une messe orthodoxe,pas plus qu'à une messe FSSPX ou sédévacantiste. Un prêtre vous dirait cela peut-être mieux que moi mais je ne pense pas me tromper ici.
Je ne conaissais pas la distinction entre une messe valide et licite.
Et la succession apostolique est reconnue pour les communautés dites orthodoxes?

Si je me trompe pas, au catéchisme, on les appelais pas "eglises", mais "communautés"...

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Gaudens » mer. 14 janv. 2026, 13:14

Un mot,Anna, au sujet de la validité des Messes.La doctrine catholique est claire:une messe est valide quand les ministres qui la célèbrent ont reçu le sacrement de l'ordre des mains d'un évêque pouvant justifier d'une succession apostolique ininterrompue , qui est justement constitutif d'une Eglise et pas seulement d'une communauté chrétienne organisée (cas cds "Eglises" protestantes). Les Eglises orthodoxes sont dans ce cas et leurs messes sont valides:elles actualisent effectivement le Sacrifice du Christ. La question est de savoir si ces messes sont licites ( c a d conformes à la loi de l'Eglise catholique): vu l'ancienneté de la séparation, la question est comme hors sujet, ce qui n'est pas le cas de messes -valides elles aussi- célébrées par des communautés catholiques en état de schisme en cours de concrétisation ,telle la FSSPX. C'est avant tout une question de communion ecclésiale, que représente la participation à une Eucharistie commune.C'est pourquoi nous ne pouvons, sauf force majeure,participer activement , avec réception de l'Eucharistie, à une messe orthodoxe,pas plus qu'à une messe FSSPX ou sédévacantiste. Un prêtre vous dirait cela peut-être mieux que moi mais je ne pense pas me tromper ici.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Foxy » mer. 14 janv. 2026, 11:10

Bonjour Anna

Je me permets de vous donner le site de l'Eglise Catholique concernant la messe et son déroulé :

https://liturgie.catholique.fr/la-messe/

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Anna2003 » mar. 13 janv. 2026, 21:49

Gaudens a écrit : mar. 13 janv. 2026, 21:33 Bonsoir Anna.
Le fil auquel vous vous associez (un an après les derniers contributeurs) est un tiré à part d'une longue discussion , qu allait au delà de la question du Pater dit ou non par les fidèles.Un des contributeurs d'alors ( Altior) ne vous répondra sans doute pas car il est absent du forum depuis environ un an,je crois.
Concernant votre remarque finale :
Au contraire, je n'aime pas l'impression que me donne la nouvelle messe. Elle me semble plus artificielle, écrite et divisée en différentes parties.
les impressions personnelles sont subjectives.La nouveauté qu'est la messe Peul VI pour vous la rend plus propice à une analyse de texte en quelque sorte alors que vous êtes si habituée à l'autre qu'elle fait un tout pour vous depuis toujours, oreille et yeux sont habitués à la percevoir comme telle. La messe Paul VI manque certes d'une sorte de patine, cela viendra avec le temps. On l'accuse beaucoup côté tradi d'être une (re) construction artificielle,reproche partiellement exact puisque les évolutions liturgiques - bien réelles ,comme le montre le site Armarium - se font avec lenteur, au fil du temps alors que la réforme de 1962/1966 est en cela une exception. Mais vous avez vu dans la video qu'il nous partageait que la messe tridentine était perçue au Moyen Age comme composée de quatre parties bien différentes (on dirait plutôt deux seulement de nos jours). Après cela, la sensibilité liturgique , cela existe et diffère d'une personne à une autre.
J hésitais de rendre le témoignage suivant public, car l'expérience m'a montré que cela pourrait déclencher des « guerres liturgiques » et je déteste cela.

Je comprends l'argument qui dit qu on préfère la forme qu on connaît mieux.Mais d'après mon expérience, je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi le norvus ordo ne me donne pas l'impression de participer à la messe. Je le ressens comme un rassemblement de fidèles, et non comme un sacrifice.
J'ai toujours considéré la messe avant tout comme un sacrifice.

Je tiens à souligner que je ne critique pas sa validité, et je crois que lorsque le Pape l'a promulgué, il l'a fait pour une bonne raison, guidé par le Saint-Esprit.
Mais personnellement, je ne peux pas suivre cette messe.
Et je ne peux pas l'expliquer logiquement.

Et ce n'est pas à cause de la langue ou des chants grégoriens. J'ai assisté à la messe dominicale grégorienne en latin à Notre-Dame de Paris, et j'ai quand même ressenti cette étrange sensation.

Par contre :

L'été dernier, après mon mariage, nous avons rendu visite à la famille de mon mari en Serbie et j'ai assisté (passivement, bien sûr) à ce qu'on appelle la liturgie divine des ceux qui se décrivent eux-mêmes comme orthodoxes

Je sais que ce n'est pas une messe valide, car ils ne font pas partie de l'Église (si c'était des catholiques orientaux qui font la même liturgie , elle serait valide).
Cependant, même si je ne connaissais ni les hymnes, ni la structure de la messe, ni les gestes, même si les gens se signaient dans l'autre sens, même si le canon était lu à haute voix comme dans le novus ordo, je pouvais tout de même suivre la liturgie. Je l'ai trouvée très proche du rite romain.
Elle m'a procuré le même sentiment.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Gaudens » mar. 13 janv. 2026, 21:33

Bonsoir Anna.
Le fil auquel vous vous associez (un an après les derniers contributeurs) est un tiré à part d'une longue discussion , qu allait au delà de la question du Pater dit ou non par les fidèles.Un des contributeurs d'alors ( Altior) ne vous répondra sans doute pas car il est absent du forum depuis environ un an,je crois.
Concernant votre remarque finale :
Au contraire, je n'aime pas l'impression que me donne la nouvelle messe. Elle me semble plus artificielle, écrite et divisée en différentes parties.
les impressions personnelles sont subjectives.La nouveauté qu'est la messe Peul VI pour vous la rend plus propice à une analyse de texte en quelque sorte alors que vous êtes si habituée à l'autre qu'elle fait un tout pour vous depuis toujours, oreille et yeux sont habitués à la percevoir comme telle. La messe Paul VI manque certes d'une sorte de patine, cela viendra avec le temps. On l'accuse beaucoup côté tradi d'être une (re) construction artificielle,reproche partiellement exact puisque les évolutions liturgiques - bien réelles ,comme le montre le site Armarium - se font avec lenteur, au fil du temps alors que la réforme de 1962/1966 est en cela une exception. Mais vous avez vu dans la video qu'il nous partageait que la messe tridentine était perçue au Moyen Age comme composée de quatre parties bien différentes (on dirait plutôt deux seulement de nos jours). Après cela, la sensibilité liturgique , cela existe et diffère d'une personne à une autre.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Anna2003 » mar. 13 janv. 2026, 19:45

Altior a écrit : dim. 23 févr. 2025, 23:21 La créativité en matière liturgique n'a pas sa place dans le rite traditionnel. Pas même un évêque n'a pas le droit de changer quoi que ce soit en matière et à plus forte raison nous, les fidèles.
En tant que personne ayant très peu de connaissances théologiques sur la messe, mais n'ayant assisté que deux fois à la nouvelle messe (alors que j'ai assisté d'innombrables fois à la messe romaine traditionnelle au cours de ma vie), je me permets de ne pas être d'accord avec vous sur ce point. Votre analyse est peut-être correcte et je ne suis pas qualifié pour la juger.

Mais pour moi, la beauté du rite romain traditionnel réside dans le fait qu'il s'agit d'une évolution naturelle et organique d'une messe qui existe depuis les premiers siècles de l'Église. C'est pourquoi pour moi il s agit d'une vraie sacrifice.

Au contraire, je n'aime pas l'impression que me donne la nouvelle messe. Elle me semble plus artificielle, écrite et divisée en différentes parties.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Anna2003 » mar. 13 janv. 2026, 14:32

J'ai toujours trouvé naturel de réciter (pas trop fort) le pater. Ma mère fait de même, ainsi que ma grand-mère.

Je n'ai aucune connaissance particulière des aspects théoriques de la messe.

Mais dans ma famille, nous assistons exclusivement à l'ancienne messe.
Pour moi, c'est simplement mon intuition qui me guide.
Je ne savais même pas qu'on chantait dans la nouvelle messe.

Peut-être qu'en Europe de l'Est, les catholiques romains on a adopté silencieusement les pratiques orthodoxes en raison de la proximité géographique ?

Anna

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Gaudens » jeu. 24 avr. 2025, 15:26

Dans la video remarquable d'Armarius jointe le commentateur indique qu'au XIIIè siècle le prêtre se tournait vers les fidèles pour dire la Préface, dialoguée avec eux par l'Amen de ceux -ci.Il indique aussi que les fidèles disaient le Pater avec le prêtre mais ne devaient en chanter que la fin (la doxologie,certainement). Intéressant !

https://www.youtube.com/watch?v=Ts4yLrjakcg

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par cmoi » ven. 28 févr. 2025, 9:20

Kerygme a écrit : jeu. 27 févr. 2025, 10:36 Bonjour Cmoi,
Bonjour Kerygme,

Merci pour votre conseil plein de bon sens et de sagesse. Il ne s’agit pas tant chez moi de colère que de naïveté, et il est possible que je la projette sur les autres et me croit obligé de les en protéger.
Je crois encore que mes démonstrations puissent être utiles à le faire réviser ses avis, sachant bien que c’est malgré tout donner de l’importance au sien et dommageable, mais je ne peux faire autrement que de le croire sincère – vous êtes sans doute plus lucide que moi.
Ses silences en cela vous donnent raison, même si c’est sa façon (puisqu’il ne me répond plus depuis longtemps, que c’est sa façon de me faire sentir mon néant et je l’apprécie pour ce rappel) de pratiquer votre conseil !
Je ne parviens pas à comprendre comment un être intelligent et qui a la foi peut à ce point désavouer tout ce que cela suppose.
Vous aurez remarqué qu’entre mes réponses, et celle qui consisterait à exhorter un pécheur, il y a encore de la marge, que je laisse à son appréciation pour lui offrir la liberté nécessaire au mérite et éviter un jugement.
Comme il ne me répond pas, je regrette toujours d’intervenir car je préférerais souvent savoir jusqu’où il serait sans quoi allé. Je m’efforce de ne le faire qu’en dernière extrémité, quand le lieu en question deviendrait trop obscur.
Je vais réfléchir à "comment faire mieux"...

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Kerygme » jeu. 27 févr. 2025, 10:36

Bonjour Cmoi,

Nous savons qu'il y a énormément de mauvaise foi à laquelle on peut s'opposer rapidement car elle est souvent due au choix préférentiel d'un discours propagandiste; même habillé de latin pour tenter de camoufler.
[+] Texte masqué
La plus primaire, qui aurait été en mesure de me faire rire si je ne l'avais trouvée dommageable pour son auteur : le lectionnaire.
Tout catéchumène qui assiste à sa première messe sait que la première lecture est issue de l'Ancien Testament tout comme le psaume qui suit. Qu'elle vienne d'un lectionnaire (ce qui reste préférable), d'un livret (Prions ne Église ou Magnificat) ou d'un smartphone selon la circonstance n'étant pas l'essentiel, car nous ne sommes pas des musulmans et nous n'adorons pas le support mais la Parole qui en sort. Elle fut première avant d'être inscrite sur des pages.
En réalité j'aimerais en rire, car quelle belle blague si elle allait en ce sens, mais cela m'attriste. Car son auteur ne dit pas toujours que des bêtises et que cela discrédite tout le reste.
Je vais me permettre une proposition : une réponse courte et mais précise a autant d'effet et laisse moins de prises, comme toute vérité.
Même si je comprends bien votre émoi intérieur, la maitrise des passions reste la meilleure réponse.

Ma passion, quand je lis certaines accusations et erreurs redondantes, serait de prendre un exemple à base de nourriture et d'un être mythologique scandinave. Pourtant je vais prendre celui du triangle du feu : la disparition ou la suppression d'un des trois éléments fait qu'il n'y a plus de combustion. En ajouter ne fait que la nourrir.

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par cmoi » jeu. 27 févr. 2025, 7:29

Kerygme a écrit : mer. 26 févr. 2025, 14:26
Je suis en effet en phase avec votre spoiler et me réjouit de cette "collaboration" que vous évoquez. J'en connais d'autres formes.

J'en profite pour "rassurer" Gaudens, au cas où il le penserait ; je ne suis pas de ceux qui souhaitent un schisme, en revanche il y a tant de perfidie chez certains traditionalistes dans leurs arguments, que leur place ne peut pas être dans l'Eglises à moins qu'ils ne s'amendent.
C'est à mon avis au magistère de faire un tri par le rappel de points précis, à la manière du syllabus puisqu'ils le veulent ainsi, afin de ne pas les laisser entre eux s'éparpiller ou se tourner le dos dans un jeu menteur de politesses.
Si je me contente ici de ce qu'il convient de dénoncer, je pense avoir jouis autant sinon mieux qu'eux de la messe qu'ils défendent, et cela jour après jour, pendant des années, avec une messe tridentine (après chapelet) qui m'obligeait à rallonger mon temps de trajet quotidien (3h) d'une heure. Sans oublier les messes dominicales dans la chapelle royale du château de Versailles, avec la chorale Delalande :fleur: : je n'étais pas le seul mais combien sommes-nous encore à pouvoir dire "qu'on se serait cru au paradis".
Et pourtant, certaines messes pauliniennes et quasiment privées, déjà, souvent dans de petites chapelles ignorées, à l'occasion de randonnées ou d'autres circonstances, m'ont autant révélé des aspects de Sa face insoupçonnés !

En ce qui concerne mes "considérations personnelles", il me semble qu'un forum devrait servir à cela, les exprimer. ce sont des fleurs sauvages qu'il appartient à chacun de savoir ou non apprivoiser.
En me relisant j'ai aussi trouvé y avoir mis ici trop de "pitchennettes" mais c'est que depuis un moment je me retiens très fort d'intervenir dans votre échange avec Altior à l'origine de ce fil.
Des exemples ?
[+] Texte masqué
Quand par exemple il écrit :
,
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Ni que les prières eucharistiques du Canon soient prononcées à haute voix par les laïques.
J'espère sue vous êtes conscient de la façon dont il manipule l'exception et présente les choses pour faire de la désinformation sur le dos du magistère.
Aussi quand il dit "nous" au lieu de dire "je", ce que le spoiler de Kerygme pointe indirectement aussi.
J'ai fait le choix me concernant d'être direct, vu que déjà je ne suis souvent pas compris dans mes "considérations personnelles, qu'au moins pour cela je le sois !
Et cette histoire de vêtement : quel ridicule !
Quant à la question de l'autel, voilà ce sue j'aurais pu répondre :
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Mais, de l'autre côté, on voit quoi ? Quant à moi, je ne vois pas dans les églises où on pratique le culte moderne que l'autel majeur soit déplacé "pour en faire aisément le tour".
Evidemment puisqu’il est trop massif et que le prêtre disparaîtrait du regard (qu’il encenserait par exemple autre chose), qu’il n’est plus l’autel majeur, mais un vestige historique servant parfois par économie ou sens pratique, esthétique (ou peu en importe la raison), à conserver les Saintes Espèces par économie, ou etc.
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Ce que je vois c'est que, dans la plupart de cas, il n'y a plus aucun "autel majeur", il a été démantelé et remplacé par une table qui fait office d'autel.
Pour qu’il y ait « une table qui fasse office d’autel », encore faudrait-il définir en quoi un autel est un autel. Or en quoi sinon en ce qu’il sert à officier pour un sacrifice. Or en quoi une table, compte tenu de la nature du sacrifice et de celui qu’il commémore et de la façon dont il a été instauré pour qu’il en soit « fait mémoire », qui eut lieu sur ce qui tenait bien lieu de table parce qu’elle en était une pour l’époque, en quoi une table ne serait-elle pas l’autel adéquat ?
Sûrement plus que ces espèces de rebords surélevés et richement sculptés et ornés, qui à ce titre font du sacrifice dont l’horreur devrait encore nous consterner, un motif de se glorifier d’une quelconque considération qui ne tient que par l’habitude et l’imagination d’un moment.
Cet intérêt/attachement pour des accessoires mérite-t-il tant d’acharnement sans cesser d’être surnaturel ?

Faut-il rester dans le réalisme du sacrifice (que maintiennent ces « tables » qui ne sont que rarement de simples tables pour un discret rappel plus efficace que celui opéré par les anciens autels qui auraient été impraticables sauf comme de géantes tables à repasser) ou rentrer dans le symbolisme ouvrant droit à tous les excès artistiques ou non qui soient possibles (rococo, etc.) ?
Ce que ces autels mettaient en avant, est-ce bien cohérent et digne avec l’attitude de quelqu’un qui vilipende Judas au lieu de le louer pour avoir trahi son maître de sorte à en avoir fait la victime méritant ces honneurs ? Voilà à quel genre de remarques peut aboutir la désinformation telle que vous la pratiquez : ceci pour vous aider à mesurer à quel point c’est inefficace, car nous ne sommes pas plus idiots que vous !

Au fait, n’est-ce pas les tradis qui défendent la notion de sacrifice ? Il faudrait savoir !
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Dans une minorité des cas où il s'obstine pour demeurer, cet "autel majeur" ne sert plus d'autel, pas même de suport du tabernacle, mais simplement de meuble, au même titre que la crédence et aucun prêtre ne fait le tour de cette pièce de mobilier.
En effet, et c’est bien là l’objet de la critique qui en est faite, car la prière du lavabo de la messe tridentine faisait dire au prêtre officiant qu’il faisait le tour de cet autel : à quoi bon s’il ne le fait pas effectivement ? A force de déformer le sens profond de la liturgie, de l’atténuer, de le rendre imagé, on finit par perdre le sens profond du sacré, de sa réalité vraie.
Le symbole n’est plus qu’une étape vers la perte du sens.
Sans doute est-ce dommage d’avoir supprimé cette prière et ce qu’elle disait, cela s’explique car on en a « trop » fait, cela a fait doublon, or il était aussi possible de recourir à une autre tradition liturgique pour ce moment de l’offertoire, toujours est-il que cet aspect n’a rien à voir avec le maintien d’un meuble qui parfois participe de l’harmonie visuelle certes parfois gâchée par le nouvel autel, - mais aussi qu’il peut être l’ancien un monument historique, ou que le supprimer aurait coûté trop cher, ou que l’idée aurait été qu’un jour on saurait comment « récupérer sa présence » .
Car il ne s’obstine pas tout seul à demeurer, et la volonté de le conserver devrait en soi vous plaire… ou ce qu’elle contient de promesse. Si cela vous déplait, il « vous » suffira de le dire et « nous » le supprimerons sans regret (sauf dans par exemple la chapelle du château de Versailles !, ou quand elle fait partie de l’œuvre sacrée architecturale et qui vaut d’être classée comme telle) !

Et pour le lectionnaire :
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Je ne vois, non plus, aucune intégration des lectures bibliques anciennes dans ce qu'on a inventé sous le nom de "Lectionnaire".
Quelle mauvaise foi ! « Vos lectures » sont issues de la même source et en plus petite quantité, elles ne sont pas ni ne font la source, ne sont pas la référence et n’en ont été que par l’obéissance à un magistère auquel vous n’obéissez plus (car c’est fort distinct du rite en lui-même et ce changement aurait pu s’opérer sans y porter atteinte).
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 Rien de notable n'a changé dans les lectures au fil des nombreuses années depuis quand on parle "d'enrichissement mutuel".
N’évoquent cet enrichissement mutuel que ceux qui veulent faire adopter votre pratique dans le futur de l’Eglise, alors vous ne devriez pas cracher dessus. Car il est vrai qu’il n’y a pas besoin de cette adoption pour que cet enrichissement existe qui doit dépasser la mutualité et considérer la source à quoi elles doivent rendre honneur, et non autre chose.
Quand on constate ces choses à quoi vous tenez et mesurez la différence, on est en droit de se dire qu’il n’y a rien d’enrichissant à maintenir l’existence de ce à quoi vous tenez avec tant de morgue déplacée.

Et quand il cherche à se montrer comme moderne (pas moderniste bien sûur), il échoue complétement :
Il ne s’agit pas d’uniformisation mais d’unité. « vous » (lui, eux...) en avez assez défendu l’idée avec le latin, et ce n’est que pour avoir compris que votre rite ne saurait plus être l’unique que vous argumentez la diversité en vous rappelant qu’il y en eut d’autres à la marge.
Les réponses sont au contraire évidentes et les mêmes qu’autrefois. Simplement que vous contestiez la façon dont l’Eglise avait cherché à y répondre. Or vous êtes en train de renier ce qui en constituait les bonnes raisons, pour en promouvoir les mauvaises. Quelle déchéance du traditionalisme, si vous en êtes encore membre ! Votre tournure est devenue purement polémique, et non plus surnaturelle.

Sentez-vous bien toute la morgue qui se cache derrière un tel propos que celui le suivant :
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 9:26 même si vous et moi nous sommes dans la même Église, nous n'avons plus la même religion. Vous croyez que mon prêtre adopte les vêtements liturgiques qu'il porte par amour de dentelles et broderies ? Non, il le fait car, selon sa foi, lorsqu'il officie la Messe, il agit in pesrona Christi capitis et ces vêtements nous donnent une idée de la majesté de Jésus, lorsque, devant l'autel célèste, remémore son sacrifice en suppliant le Père. Moi, non plus je ne crois pas que votre prêtre s'habille comme il le fait par amour de draps colorés, mais parce que, selon sa foi, le prêtre se doit un humble représentant du peuple duquel in n'est pas ontologiquement différent, d'où ses vêtements simplifiés.
Et encore prétend-il que la disparition de ces coutumes entrainerait la disparition de ce qu’elles auraient représenté quand surtout elles n’en sont qu’une partie - de cette représentation – et loin d‘être la plus essentielle.
Qui plus est, il défend en cela la thèse contraire à celle qu'il adopte concernant l’autel ; d’un seul coup prend de l’importance alors ce qui n’en avait pas, or pas de chance, c’est dans le cas de l’autel que l’origine remontait bien à la Révélation !

Quand on porte des œillères, on voit tout à travers elles et cela n’a rien de probant.
Quand à cette commisison qu'il dit ne aps être un échec, pour une fois je lui donnerai raison : c’était ou c’est encore un échec, mais ce qui a été annoncé par Jésus est d’un autre ordre de prédication et ne peut pas échouer.
Or échec il y a bien eu au sens qui était le vôtre et qui aurait voulu une réconciliation, laquelle fut refusée par les responsables tradis qui ont d’autres raisons que les siennes de l’être, et pour cause : ses arguments font trop souvent appel à ces sentiments qui font partie de l’hérésie dénoncée de modernisme, pour certes une orientation particulière de l’ordre de la résistance au changement mais à cause d’un principe qui revient au même et qui pèche en plus chez lui par toute votre attitude, sans qu'ils 'aperçoive de ses enfantillages.

Et c'est encore lui qui dans son post suivant vous dit que vous n'avez rien compris au Pater !
Mais aucun tradi ne va aussi loin que lui dans une tentative de justification qui en réalité est une accusation (ne pas être direct pourrait trop masquer cette réalité), alors que la coutume tradi a dû remonter 10 ans en arrière dans ce qui était devenu la pratique tridentine elle-même !
C'est pourquoi je dis que dans son argumentaire entre de la superstition, comme si rien ne pouvait être changé d'une messe sans la déflorer : ce qui est parfaitement contradictoire, là encore, avec leurs affirmations valant accusation que la messe paulinienne est "trop différente" de la messe tridentine, répétée à plus soif par ceux de son acabit qui pensent comme lui, qu'on ne peut rien toucher de leur messe sans la "polluer".

Voyez-vous cette contradiction ? ils savent tout entortiller pour l'éviter, ici comme ailleurs, car ils ne cessent de chercher "la bêbête" et 's'enfoncent' là où il en aurait nul besoin pour qu'ils soient respectés. C'est une forme aîgue de susceptibilité déplacée qui dissimule de la calomnie liturgique. Comme le rappelle Kerygme, ils sont loin d'être "tous comme cela " mais ceux qui semblent en défendre l'existence ne font hélas que s'en servir et prendr eprétexte de défendre ceux qui n'en ont pas besoin !

Et ce serai moi qui serait agressif si je leur répondais par exemple :
Il se pourrait bien en effet que vous ne soyez tradi que par manque d’imagination !
Et la façon dont conséquemment vous vous êtes approprié certaines vérités car oui, le changement d’autel a été motivé par l’intention d’éviter certaines volte-face (comme à la fin de l’offertoire) et de favoriser la participation des fidèles, mais il n’exclut en rien qu’à d’autres moments que ceux qui en justifient le désir, l’orientation puisse redevenir ad orientem (en supposant que l’Eglise elle-même soit bien orientée/bâtie conformément à ces définitions : Jean-Michel a sur ce forum fait un long exposé historique à ce sujet, mais comme à toutes les vérités qui vous dérangent, vous y faites le sourd…).
Vous devez avoir un problème de vue quand vous dites « qu’il n’y a pas assez de place », or en rentrant dans de telles considérations vous ne faites que feindre un intérêt réel pour ce qui serait du pragmatisme alors que vous en êtes foncièrement éloigné.

ou :
Altior a écrit : sam. 22 févr. 2025, 19:49 Les catholiques de rite byzantin, qui est mon rite propre, pratiquent leur culte comme il l'ont toujours fait.
Encore un exemple de la façon dont vous vous défaussez, car vous répétiez sur ce forum à cor et à cri le mantra de « messe de toujours » concernant le rite tridentin que vous êtes ici en train de défendre, jusqu’à ce que cela y fasse un flop.
L’influence de cet autre rite se sent d’ailleurs dans certains de vos propos, qui suppose de la part des catholiques une « adaptation » car ce rite est aussi le propre des orthodoxes et que je sache, quand vous l’avez appris, vous l’étiez, orthodoxe (jeune et insouciant selon vos propres dires anciens, pour ne pas dire tiède). Comme quoi il peut s’entendre et se pratiquer de 2 façons différentes en restant le même, or je n’ai pas l’impression que vous ayez appris la façon catholique sans quoi vous n’auriez pas certaines conceptions erronées de certaines parties de la messe catholique, mais il est vrai même quand elle est en accord avec la conception orthodoxe !
De fait, si certains concepts catholiques que vous avez adopté comme la transsubstantiation (Latran IV, donc plus de 200 ans après la rupture entre ces 2 Eglises), supposent pourtant que vous ayez adopté la catholicité, la richesse du rite byzantin semble vous avoir masqué certaines choses du fait de son ressort différent, et qui appartiennent pourtant au tronc commun mais si diversement interprété ( ce pourquoi vous interprétez souvent à votre sauce, peut-être).
D’ailleurs, il n’y a pas de rite propre à une personne, c’est une fausseté de le prétendre. Il serait plus juste de dire que c’est le rite de la paroisse à laquelle vous appartenez, elle-même rattachée à etc. Or à quoi ou plus exactement à qui, êtes-vous rattaché ?
Il se pourrait bien que ce ne soit à personne, pas même au Christ vu votre attachement à des détails qu’il n’aurait sûrement pas relevé ou instauré… ou alors tout autrement que vous !

Fortuitement, de la part de quelqu’un qui se revendique appartenir au rite byzantin, je trouve curieux de critiquer le remplacement des anciens autels par les nouveaux et la façon dont vous en parlez pourrait bien atteindre et profaner les autels de ce rite. Rite qui par ailleurs, tout en sachant valoriser le prêtre, sait si bien s’intéresser à favoriser l’attention et la participation des fidèles, lui aussi, jusque dans la forme et la décoration des lieux.
Pourquoi voulez-vous tant que chacun des fidèles soit « aux normes », car tel est le souci du tradi qui prétend les défendre, ces normes, alors que vous revendiquez tant pour vous-même d’être hors normes !
Il ne vous faut pas spéculer :
Faites ainsi que votre prêtre, dimanche prochain, prononce le Canon en latin et "dos vers peuple" et vous verrez la réaction du "peuple de Dieu" de votre paroisse.
car ils pourraient bien vous surprendre par sa docilité au magistère, ce peuple.
De fait, vous vous mettriez en contradiction si vous parveniez au pouvoir de l’Eglise, en exigeant « votre messe – une seule donc - pour tous », alors qu’actuellement vous plaidez pour la cause opposée, ce qui montre que vous reconnaissez votre « infériorité ». Ce qui se fait souvent et manque déjà de dignité en politique, mais en matière religieuse… !
Bref, vous n’êtes simplement pas content de ne pas y être, au pouvoir… Ce qui n’est pas très évangélique. Et vous essayez toutes les stratégies, depuis la menace jusqu’à l’apitoiement en passant par le mépris.
Mais à propos du rite byzantin, pourriez-vous nous dire dans quelle langue il est célébré (et par qui) en Roumanie, votre pays à l’origine de ce qui vous le fait désigner comme « votre » rite ?
Est-ce en latin ou en slavon ? – Et en France ? Car est-ce là dans ce que vous dites ce qu’il nous faut comprendre de votre façon de concevoir « l’enrichissement mutuel » à partir de la messe tridentine et qui revient à cultiver un étrange amalgame dont vous seul êtes l’arbitre ?

Comment pouvez-vous ne pas vous apercevoir à quel point tout cela est « petit » ! A vous lire il se comprend mieux que les autorités de l’Eglise aient pu laisser les choses se faire, estimant trop la grâce d’être baptisé pour croire que de telles querelles ne cesseraient pas d’elles-mêmes, dont les arguments théologiques faisaient trop figure de prétexte – cette autorité ne pensait pas qu’elle serait à ce point calomniée et soupçonnée, au point de s’en prendre au for interne des prêtres…
A partir du moment où vous n’êtes pas sédévacantiste, où par conséquent vous n’avez pas trouvé dans « ce qui est nouveau » de quoi renier officiellement l’autorité du magistère et le déclarer hérétique (sinon par exagérations ponctuelles) et consommer une rupture, vous ne pouvez pas légitimement invoquer la doctrine comme plus haut celle qui voit le prêtre officier in persona Christi capitis, pour vous différentier, mais juste une coutume, une mode, un sentiment, quoi qui n’ait pas la valeur que vous y donnez.
Est-ce trop difficile à comprendre ?
Continuer à le faire, c’est nous prendre pour des benêts.
Or le seul fait que vous en fassiez un argument montre que vous considérez qu’il a à nos yeux de pourtant conciliaires du poids (ce qui entre en contradiction avec vos affirmations d’une différence de religion), sans quoi vous n’en parleriez même pas, mais un poids pas assez fort pour révoquer la priorité due à l’obéissance. Obéissance sur laquelle vous compteriez fort et que vous ne vous gêneriez pas d’utiliser pour imposer si c’était possible votre propre opinion.
Subversif, vous en appelez à une épreuve de force alors qu’elle n’est pas de votre côté !
Est-ce intelligent ?
Croyez-vous avoir l’exclusivité du levain ? Pas un seul exégète ou théologien d’envergure n’est sorti de vos rangs ! Or il en va de votre levain comme du sel qui peut s’affadir…
Voilà, je vous laisserai en juger, mais si vous savez lire entre les lignes vous vous serez aperçu que derrière ce qui peut sembler une critique acerbe se cache une tendresse déçue. D'autant qu'à partir de mon amitié avec qui vous savez, je leur ai sauvé la mise plusieurs fois...

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Gaudens » mer. 26 févr. 2025, 16:45

Je me joins aux remerciements de Kérygme,cher Cmoi,pour la richesse de l'information que vous venez de nous donner à ce propos.Je n'en regrette pas moins de la voir envahie,comme souvent sous votre plume (ou votre clavier) par des considérations personnelles pas toujours compréhensibles pour qui ne vous connait pas, sans parler des "pitchenettes" évoquées par Kérygme et qui pourraient être utilement évitées. Nul n'est parfait !

Re: Le Pater à haute voix dans le rite ancien ?

par Kerygme » mer. 26 févr. 2025, 14:26

Merci Cmoi pour cet exposé fait avec intelligence ... même si une ou deux pichenettes personnelles auraient pu être évitées ;)
Votre connaissance et votre expérience personnelle du milieu traditionnaliste sont précieuses et permettent de remettre les choses dans leur contexte et d'éclairer les lecteurs du forum.
J'ai appris plein de choses et il me semble que votre sentiment rejoint le mien. Je vous le livre en spoiler.
[+] Texte masqué
Fort heureusement je connais des personnes sincères dans la forme extraordinaire du rite Romain, et c'est en les fréquentant que j'ai compris qu'ils la vivaient dans l'apaisement, comme une préférence et non comme un prétexte à la division. Malheureusement, ils sont aussi les victimes collatérales des abus de ceux qui n'ont trouvé pour exister que l'opposition; quitte à mettre en avant des Églises schismatiques plutôt que des catholiques "conciliaires". Du coup les premiers reçoivent les coups rendus aux seconds au travers de décisions autoritaires, j'en suis triste pour eux.

J'ai développé avec eux de belles et sincères relations, ils m'ont même accepté comme accompagnateur spirituel dans leur chapitre constitué depuis 15 années; et il me tarde de les retrouver à nouveau fin juin pour un pèlerinage diocésain et jubilaire.
Tout cela pour dire à ceux qui penseraient le contraire, en lisant certains échanges, il n'y a pas d'animosité entre "tradis" et "conciliaires" si elle n'est pas entretenue, car l'esprit d'unité des 23 Églises catholiques reste toujours plus forte que la législation ritualiste d'une minorité.
Prions pour eux.

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