par Didyme » mar. 25 mars 2025, 21:06
Il y a un besoin que je ressens profondément en moi et qui lorsque cela m'apparaît me provoque une véritable émotion, c'est celui qu'on me redonne ma dignité (ou plutôt la dignité à l'enfant en moi, cette part intègre, authentique), comme une reconnaissance.
Il y a quelque chose qui m'est très difficile non pour une question d'orgueil mais surtout en rapport à ma sensibilité, c'est cette propension dans la spiritualité catholique à toujours fortement insister sur la responsabilité, à écraser par la culpabilité.
Je conçois le soucis de responsabilisation mais étant donné mon passif et ma sensibilité c'est comme accentuer quelque chose qui est déjà bien trop présent, bien trop pesant et on l'alourdit davantage, comme maintenir tant qu'on peut la tête sous l'eau jusqu'à réussir à noyer.
J'ai besoin d'air, de respiration, de retrouver une valeur, une dignité.
Or, c'est comme si on niait cet enfant en moi.
Et quelque part, il y a de ça. Il y a une part en nous intègre, authentique qu'on pourrait qualifier d'enfant. Et cette part est écrasée par les manques, les blessures, les maux, les péchés. Tout ce mal qui le contrôle, le dirige et l'écrase, l'étouffe, le lie, l'asservi.
Mais tant qu'on ne reconnaît pas cet enfant, qu'on le nie c'est une profonde offense de faite à l'être.
Plutôt que de le reconnaître, de le voir, on le confond avec son péché (et qui n'est pas forcément un péché commis). Non, on ne le confond même pas à vrai dire mais on ne voit que son péché, toute cette masse de surface qui a séquestré l'enfant à la cave.
Mais quelle insulte, quelle offense et quelle négation lorsqu'on ne considère que ce mal en quiconque. Et quel refus de rendre sa dignité à l'enfant.
On se doit de voir l'enfant de tout être, lui redonner cette dignité salutaire.
Je ne peux m'empêcher de voir cette cohabitation en nous entre l'enfant et le péché.
Je ne peux m'empêcher de penser que lorsque Jésus réprimande, condamne alors il s'adresse au péché en nous, au péché qui est au commande. Ainsi qu'il n'a de cesse de vouloir sauver l'enfant, le libérer.
"1En ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? 2Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, 3et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux."
Ou si l'enfant en vous n'est pas reconnu, ne recouvre pas sa dignité alors le péché est aux commandes et ne peut entrer dans le royaume des cieux.
"4C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. 5Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même."
Car l'enfant en nous est ce que Dieu nous a donné de plus intime, de plus fondamental, de plus uni à l'être de Dieu, de plus authentique. C'est ce dont on peut dire que Dieu est plus intime que le plus intime de soi-même.
"6Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.
7Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu'il arrive des scandales; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive!"
Ce péché, ce non-être qui tourmente l'enfant et qui n'a de place que dans l'abîme.
"8Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d'avoir deux pieds ou deux mains et d'être jeté dans le feu éternel. 9Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n'ayant qu'un oeil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans le feu de la géhenne."
Mieux vaut être amputé de son péché que d'y rester accroché et de se perdre avec.
"10Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. 11Car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu."
Car le Fils de l'homme est venu sauver l'enfant de l'emprise du péché.
Troublant et très significatif d'ailleurs que cet enchaînement sur l'éloge de l'enfant à qui appartient le royaume des cieux dont on conclut pourtant que le Christ est venu le sauver de la perdition...
"12Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l'une d'elles s'égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s'est égarée? 13Et, s'il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. 14De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu'il se perde un seul de ces petits." (Mathieu 18 : 1-14)
"13Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. 14Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Mathieu 19 : 13-14)
Il y a un besoin que je ressens profondément en moi et qui lorsque cela m'apparaît me provoque une véritable émotion, c'est celui qu'on me redonne ma dignité (ou plutôt la dignité à l'enfant en moi, cette part intègre, authentique), comme une reconnaissance.
Il y a quelque chose qui m'est très difficile non pour une question d'orgueil mais surtout en rapport à ma sensibilité, c'est cette propension dans la spiritualité catholique à toujours fortement insister sur la responsabilité, à écraser par la culpabilité.
Je conçois le soucis de responsabilisation mais étant donné mon passif et ma sensibilité c'est comme accentuer quelque chose qui est déjà bien trop présent, bien trop pesant et on l'alourdit davantage, comme maintenir tant qu'on peut la tête sous l'eau jusqu'à réussir à noyer.
J'ai besoin d'air, de respiration, de retrouver une valeur, une dignité.
Or, c'est comme si on niait cet enfant en moi.
Et quelque part, il y a de ça. Il y a une part en nous intègre, authentique qu'on pourrait qualifier d'enfant. Et cette part est écrasée par les manques, les blessures, les maux, les péchés. Tout ce mal qui le contrôle, le dirige et l'écrase, l'étouffe, le lie, l'asservi.
Mais tant qu'on ne reconnaît pas cet enfant, qu'on le nie c'est une profonde offense de faite à l'être.
Plutôt que de le reconnaître, de le voir, on le confond avec son péché (et qui n'est pas forcément un péché commis). Non, on ne le confond même pas à vrai dire mais on ne voit que son péché, toute cette masse de surface qui a séquestré l'enfant à la cave.
Mais quelle insulte, quelle offense et quelle négation lorsqu'on ne considère que ce mal en quiconque. Et quel refus de rendre sa dignité à l'enfant.
On se doit de voir l'enfant de tout être, lui redonner cette dignité salutaire.
Je ne peux m'empêcher de voir cette cohabitation en nous entre l'enfant et le péché.
Je ne peux m'empêcher de penser que lorsque Jésus réprimande, condamne alors il s'adresse au péché en nous, au péché qui est au commande. Ainsi qu'il n'a de cesse de vouloir sauver l'enfant, le libérer.
[color=blue]"1En ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux? 2Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, 3et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux."[/color]
Ou si l'enfant en vous n'est pas reconnu, ne recouvre pas sa dignité alors le péché est aux commandes et ne peut entrer dans le royaume des cieux.
[color=blue]"4C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. 5Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même."[/color]
Car l'enfant en nous est ce que Dieu nous a donné de plus intime, de plus fondamental, de plus uni à l'être de Dieu, de plus authentique. C'est ce dont on peut dire que Dieu est plus intime que le plus intime de soi-même.
[color=blue]"6Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.
7Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu'il arrive des scandales; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive!"[/color]
Ce péché, ce non-être qui tourmente l'enfant et qui n'a de place que dans l'abîme.
[color=blue]"8Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d'avoir deux pieds ou deux mains et d'être jeté dans le feu éternel. 9Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n'ayant qu'un oeil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans le feu de la géhenne."[/color]
Mieux vaut être amputé de son péché que d'y rester accroché et de se perdre avec.
[color=blue]"10Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. 11Car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu."[/color]
Car le Fils de l'homme est venu sauver l'enfant de l'emprise du péché.
Troublant et très significatif d'ailleurs que cet enchaînement sur l'éloge de l'enfant à qui appartient le royaume des cieux dont on conclut pourtant que le Christ est venu le sauver de la perdition...
[color=blue]"12Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l'une d'elles s'égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s'est égarée? 13Et, s'il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. 14De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu'il se perde un seul de ces petits." (Mathieu 18 : 1-14)[/color]
[color=blue]"13Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. 14Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Mathieu 19 : 13-14)[/color]