par Gaudens » mar. 26 juil. 2022, 22:26
Bonsoir Anachorète Moderne,
Divers angles de réflexions vous ont été proposés. J’aimerais ajouter le ou les suivants :
-le travail vis-à-vis de l’oisiveté.
A la différence du travail (tripalium,une forme de torture…), l’otium était placé très haut dans les sociétés antiques, grecque et romaine. Il était largement facilité par l’existence de l’esclavage : quand les uns travaillaient ( dur,en général) les autres se cultivaient, faisaient du sport, regardaient les jeux du cirque et parfois s’adonnaient à leurs passions voire à leurs vices.
La morale judéo-chrétienne, hostile à l’esclavage, elle, se méfie plutôt de l’oisiveté, mère de tous les vices en effet ; l’aristocratie française du XVIIIè siècle donna pas mal de ce côté, en liaison avec son détachement croissant de la religion, ce qui, in fine, ne lui valut rien. On vous a rappelé « le travail à la sueur de votre front » , très biblique, par contre.
Ceci posé, en ce qui vous concerne, si vous disposez d'une assez solide rente par ailleurs, souhaitez vous cantonner au jardinage et au ménage (chez vous, suppose) n’a rien de mal puisque vous vous préservez de l’oisiveté (enfin, cela dépend de la taille de votre maison et de votre jardin !) .On sent bien sûr chez vous l’attrait du mode de vie monastique, érémétique de préférence , « ora et labora ».Peut-être est-ce là votre vraie vocation ? Sinon, on pourrait vous objecter qu’il manquerait à votre activité domestique une part d’altruisme, d’ouverture aux autres. A moins que vous ne souhaitiez vous engager dans les services à la personne ou la grande majorité des personnes sont de femmes. Ou encore le travail dans les parcs et jardins (plutôt masculins, eux).Pourquoi pas ?
Par contre ,sans vous connaitre, on peut trouver le poste de magasinier apparemment envisagé réellement trop en retrait de vos vraisemblables capacités et de vos élans religieux. Vous allez rapidement vous ennuyer et vous demander le sens de ce métier. Est-ce parce qu’il ne demanderait pas de formation ? Mais pourquoi refuser l’idée d’une formation un peu poussée dans un domaine ou un autre ? Vous ne manquez apparemment pas de facilités intellectuelles ou d’expression (manuelles peut-être aussi mais vous n’en dites rien).Une bonne formation devrait pouvoir être la clé d’un travail à peu près épanouissant, laissant la place à d’autres réalités de la vie tout aussi importantes, même dans la société actuelle.
Bonsoir Anachorète Moderne,
Divers angles de réflexions vous ont été proposés. J’aimerais ajouter le ou les suivants :
-le travail vis-à-vis de l’oisiveté.
A la différence du travail (tripalium,une forme de torture…), l’otium était placé très haut dans les sociétés antiques, grecque et romaine. Il était largement facilité par l’existence de l’esclavage : quand les uns travaillaient ( dur,en général) les autres se cultivaient, faisaient du sport, regardaient les jeux du cirque et parfois s’adonnaient à leurs passions voire à leurs vices.
La morale judéo-chrétienne, hostile à l’esclavage, elle, se méfie plutôt de l’oisiveté, mère de tous les vices en effet ; l’aristocratie française du XVIIIè siècle donna pas mal de ce côté, en liaison avec son détachement croissant de la religion, ce qui, in fine, ne lui valut rien. On vous a rappelé « le travail à la sueur de votre front » , très biblique, par contre.
Ceci posé, en ce qui vous concerne, si vous disposez d'une assez solide rente par ailleurs, souhaitez vous cantonner au jardinage et au ménage (chez vous, suppose) n’a rien de mal puisque vous vous préservez de l’oisiveté (enfin, cela dépend de la taille de votre maison et de votre jardin !) .On sent bien sûr chez vous l’attrait du mode de vie monastique, érémétique de préférence , « ora et labora ».Peut-être est-ce là votre vraie vocation ? Sinon, on pourrait vous objecter qu’il manquerait à votre activité domestique une part d’altruisme, d’ouverture aux autres. A moins que vous ne souhaitiez vous engager dans les services à la personne ou la grande majorité des personnes sont de femmes. Ou encore le travail dans les parcs et jardins (plutôt masculins, eux).Pourquoi pas ?
Par contre ,sans vous connaitre, on peut trouver le poste de magasinier apparemment envisagé réellement trop en retrait de vos vraisemblables capacités et de vos élans religieux. Vous allez rapidement vous ennuyer et vous demander le sens de ce métier. Est-ce parce qu’il ne demanderait pas de formation ? Mais pourquoi refuser l’idée d’une formation un peu poussée dans un domaine ou un autre ? Vous ne manquez apparemment pas de facilités intellectuelles ou d’expression (manuelles peut-être aussi mais vous n’en dites rien).Une bonne formation devrait pouvoir être la clé d’un travail à peu près épanouissant, laissant la place à d’autres réalités de la vie tout aussi importantes, même dans la société actuelle.