BERNARD99 a écrit : ↑lun. 02 mai 2022, 18:59
décidément, ce n'est pas dans le catholicisme que je vais trouver une aide??? simplement je voulais vous dire que depuis 1 an je suis allé a 6 reprises au diocèse de paris donc le service de l'exorcisme où ils m'ont à chaque fois fait prières de délivrance et onction d'huile sans résultat, alors que je sais que nous avons besoin ma fille et moi de fortes prières en continue, faites par de nombreuses personnes, mais si vos membres connaissent mon histoire que d'une façon parcellaire comment peuvent il prier alors qu'ils n'ont pas vu ma vidéo????je me le demande????et je pense que ma vidéo interview avait un rôle de pédagogie publique pour que d'autres ne tombent pas dans ce travers???Je pense sincèrement que le modérateur qui a mis son veto n'a pas regardé cette interview qui est pourtant et c'est un euphémisme de la dire très instructive!!!!cordialement
William,
Ce que je vais vous écrire ne va pas vous plaire, mais comme vous êtes à la limite de vous montrer agressif envers le catholicisme, je vais me montrer à la limite d’être discourtois.
Vous êtes allé voir des prêtres, vous êtes donc un « bon » catholique, dans le respect d’un statut qui vous a été conféré par le baptême et la réception des sacrements, depuis sans doute votre naissance ou presque.
Alors pourquoi avoir négligé l’enseignement de l’Eglise, qui prévoyait ce qui vous est arrivé et dont vous êtes entièrement responsable ?
Certains démons ne peuvent être chassés par un exorcisme en soi donc insuffisant, que « par le jeûne et la prière », autrement dit une pratique assidue de sa foi.
Pourquoi attendez-vous cela d’un autre et n’aviez-vous pas commencé vous-même, au lieu de vous livrer à des pratiques qui « bypassait » la voie usitée pour recevoir des grâces et jusqu’aux volontés de Dieu concernant notre condition ?
Mais est-ce bien des grâces que vous recherchiez, ou le bénéfice d’un pouvoir ésotérique ? Vous en exprimez avoir eu une curiosité qui vous semble à ce jour encore justifiée semble-t-il, mais pour quoi, et pourquoi ?
Personne ne pourra vous guérir de l’extérieur si vous ne le faites pas de l’intérieur, non seulement en reconnaissant votre erreur, mais en la corrigeant. Vous en êtes encore à exiger, à refuser toute dépendance envers votre créateur, comme s’il se trompait de cible à vous avoir soumis à cette épreuve, s’il n’avait pas su apprécier vos bonnes intentions.
Lui c’est Lui et vous ce n’est que vous, pas un chef, comme ces événements vous le rappellent.
J’ai grande peur que vous ne vous moquiez pas mal de ce que j’écrit là, car tout ce que vous voulez c’est être libéré et reprendre une vie normale. Mais il n’y a pas de vie normale. Et il vaut mieux cette épreuve qui vous fasse prendre conscience de l’état de votre âme et vous « oblige » à vous convertir, que de rester dans l’illusion et l’erreur.
Tant que vous y resterez, vous ne pourrez guérir et les soins seront inutiles.
Vous êtes catholique, alors vous savez qu’une confession sincère efface tous les péchés, même ceux non avoués car ignorés ou oubliés. Le vôtre d’ignoré fut très grave. Il vous faut l’identifier, le reconnaître : vous croyez l’avoir fait mais non, c’est insuffisant.
Pourquoi tant de saints qui se confessaient ont-ils eu peur de malgré tout ne pas remplir les critères du ciel ? Parce que l’efficacité de la confession repose aussi sur le ferme propos, or cela s’applique donc sur les péchés ignorés, oubliés – mais bien délibérément effectués.
Alors pour ne pas inutilement vous blesser, je ne vais plus dire « vous », mais « il » et je vais décaler un peu (un peu seulement) le propos de votre réalité pour que vous l’acceptiez et en perceviez quelque chose qui vous conduise à la vérité.
« Il a fait exactement ce que l’Eglise déconseille de faire, et d’une façon totalement délibérée et débridée, attentatoire.
De la part d’un croyant, il avait à l’égard de l’au-delà une curiosité tout à fait malsaine et malséante, et il y a insisté au lieu d’arrêter (« ana thème » était un avertissement) avec une avidité coupable.
Il a pris cela pour un jeu, alors que c’était bien réel : pourtant son attente ne relevait pas du jeu, mais de l’offense pure et simple envers Jésus !
Quand il parle du donné de la foi, comme chrétien, il en parle comme d‘une « routine » et il traite encore la grâce comme si on la recevait dans un self-service.
Ce qui lui arrive lui rappelle que ce n’est pas lui qui tient les commandes. Certes, que le diable existe, mais donc aussi Dieu, et qu’il convient de Le respecter – de l’adorer.
Comme le riche dans la parabole de Lazare, maintenant il se donne la belle raison de vouloir « avertir ses frères », mais ce n’est encore qu’intéressé, comme s’il n’y avait là qu’un contretemps, des conséquences qu’il fallait éviter car hors de contrôle.
Il ne réalise toujours pas ce qu’il a fait (je n’ai pas regardé jusqu’au bout la vidéo, mais je crains que cela reste ainsi jusqu’à la fin…)
Il n’a rien perdu de son d’orgueil pour sa personne, en dépit de sa souffrance, et cela donc continuera…
Il ne s’en remet pas à Dieu, il « commande » à Dieu (qui semble bien le grand absent de ses dires, comme un faux intervenant) que cela s’arrête, et à défaut à ses représentants. Il se sent « hors de cause », comme si c’était chacun son rôle et qu’il n’avait aucun devoir, que des droits.
Il a une attitude consumériste à l’égard de la religion.
Il ne se repent de ce qu’il a fait qu’au regard des conséquences, mais qu’en est-il de la correction à apporter au regard de ce que furent ses raisons ? Comment a-t-il pu à ce point séparer sa vie réelle de sa foi ?
Il craint une mort prochaine, mais la mort c’est le péché, c’est de ne pouvoir accéder au ciel. Qu’il remercie ce dernier de cette chance de lui permettre de « corriger le tir » pendant qu’il en est encore temps : cette épreuve n’est rien en comparaison du purgatoire. »
Quand vous serez prêt, le guérisseur se présentera, et il n’est peut-être pas si loin que cela… Mais si vous êtes prêt à aller le chercher ailleurs, dans le bouddhisme ou auprès de médiums, ou de je ne sais qui ou quoi, il ne faut pas vous étonner que cela continuera. Le pire pour vous serait que cela s’arrête sans que vous ayez compris la leçon. Pas seulement que vous l’ayez apprise et que vous soyez capable de la réciter. Il faut une conversion du cœur…
Ce n’est même qu’un minimum et cela demandera du temps : n’en avez-vous pas employé beaucoup à caracoler dans le déni et le refus des espérances mais aussi des exigences de la foi ?
P.S. je vous estime "au courant" des données théologiques sous-jacentes à mon propos. Peut-être en partie à tort... Mais ne croyez pas que j'éprouve quelque plaisir à vous "faire la morale", je suis sincèrement affligé car je pressens que vous avez dû recevoir beaucoup de grâces, pour être ainsi tourmenté.
Il vous faut désormais vous montrer inébranlable, dans la confiance et en qui notamment, pour "réparer". Reconnaissez que ce n'est pas "trop vous demander", d'autant qu'alors Dieu fera le reste...
Car Lui seul le peut, peu importe par qui et comment. Le reconnaissez-vous enfin, et pour bien plus que cela ?