par Altior » mar. 01 mars 2022, 0:54
Bonjour et soyez la bienvenue, Luna !
J'avais essayé de répondre à une question semblable sur un autre fil, il y a un temps. Voici :
Altior a écrit : ↑mar. 23 juin 2020, 23:13
guillaume2039 a écrit : ↑mar. 23 juin 2020, 13:55
Mais pourquoi , la confession m'est-elle refusée si je ne suis pas baptisé ?
Parce qu'elle serait au moins inutile. Sinon sacrilège. Inutile, parce que la Confession sert pour
rétablir l'état de grâce. Chaque Sacrement a une utilité, une finalité précise. Le Baptême et la Confession sont, les deux, des Sacrements pour les morts, c'est à dire par le biais desquels l'âme gagne la Grâce Sanctifiante. Les autres cinq Sacrements ne donnent pas la Grâce Sanctifiante si elle n'existe pas (pourtant elles peuvent l'augmenter si elle existe). Le Baptême seul, à la différence de la Confession, imprime un signe, une marque spirituelle sur l'âme. Un signe invisible pour les yeux de chair, mais bien visible pour Dieu, pour les anges, pour les saints et pour les rares êtres humains vivants qui ont des yeux spirituels (comme Padre Pio, par exemple). Ce signe ne peut pas être effacé par personne et par rien, une fois imprimé sur l'âme, il est là pour toujours. Mais il peut être souillé par nos péchés, sali par notre iniquité. Même comme ça, il sera encore visible, mais au lieu qu'il soit pour notre salut il sera pour notre plus grande déshonneur, de façon que quelqu'un qui présente au Jugement un signe baptismal encrassé se met dans une pire position que celui qui ne présente aucun signe baptismal. Voilà pourquoi il y a eu un temps où les chrétiens cherchaient de se faire baptiser sur le lit de mort afin que souiller ce signe soit matériellement impossible. L'empereur Constantin est le cas le plus connu de report du baptême, mais loin d'être le seul.
Que faire alors, si par nos péchés, nous transformons ce signe resplendissant en signe déshonorant? Notre Seigneur nous donne une deuxième chance, et même une trosième et une énième, jusqu'à la fin de nos jours. Cette chance s'appelle «Confession». La finalité de la Confession, donc, est de rétablir l'éclat du signe baptismal, s'il nous arrive, par grand malheur, de le souiller.
Maintenant, Guillaume, vous avez les éléments pour mieux comprendre pourquoi on ne peut pas profiter de la Confession si on n'est pas baptisé. Tout comme dépoussiérer une fenêtre qu'on n'a jamais eu ne sert a rien et il serait, pour le moins, absurde.
Bon, maintenant, en relisant ce vieux message, je me rends compte qu'il manque un peu de clarté et je pense qu'aujourd'hui je le formulerais autrement. Mais c'est un peu plus que rien...
Par ailleurs, il existe un fil de présentation
ici. N'hésitez pas de nous dire quelques mots sur vous.
Bonjour et soyez la bienvenue, Luna !
J'avais essayé de répondre à une question semblable sur un autre fil, il y a un temps. Voici :
[quote=Altior post_id=423149 time=1592946800 user_id=1720]
[quote=guillaume2039 post_id=423133 time=1592913317 user_id=17712]
Mais pourquoi , la confession m'est-elle refusée si je ne suis pas baptisé ?
[/quote]
Parce qu'elle serait au moins inutile. Sinon sacrilège. Inutile, parce que la Confession sert pour [b]rétablir[/b] l'état de grâce. Chaque Sacrement a une utilité, une finalité précise. Le Baptême et la Confession sont, les deux, des Sacrements pour les morts, c'est à dire par le biais desquels l'âme gagne la Grâce Sanctifiante. Les autres cinq Sacrements ne donnent pas la Grâce Sanctifiante si elle n'existe pas (pourtant elles peuvent l'augmenter si elle existe). Le Baptême seul, à la différence de la Confession, imprime un signe, une marque spirituelle sur l'âme. Un signe invisible pour les yeux de chair, mais bien visible pour Dieu, pour les anges, pour les saints et pour les rares êtres humains vivants qui ont des yeux spirituels (comme Padre Pio, par exemple). Ce signe ne peut pas être effacé par personne et par rien, une fois imprimé sur l'âme, il est là pour toujours. Mais il peut être souillé par nos péchés, sali par notre iniquité. Même comme ça, il sera encore visible, mais au lieu qu'il soit pour notre salut il sera pour notre plus grande déshonneur, de façon que quelqu'un qui présente au Jugement un signe baptismal encrassé se met dans une pire position que celui qui ne présente aucun signe baptismal. Voilà pourquoi il y a eu un temps où les chrétiens cherchaient de se faire baptiser sur le lit de mort afin que souiller ce signe soit matériellement impossible. L'empereur Constantin est le cas le plus connu de report du baptême, mais loin d'être le seul.
Que faire alors, si par nos péchés, nous transformons ce signe resplendissant en signe déshonorant? Notre Seigneur nous donne une deuxième chance, et même une trosième et une énième, jusqu'à la fin de nos jours. Cette chance s'appelle «Confession». La finalité de la Confession, donc, est de rétablir l'éclat du signe baptismal, s'il nous arrive, par grand malheur, de le souiller.
Maintenant, Guillaume, vous avez les éléments pour mieux comprendre pourquoi on ne peut pas profiter de la Confession si on n'est pas baptisé. Tout comme dépoussiérer une fenêtre qu'on n'a jamais eu ne sert a rien et il serait, pour le moins, absurde.
[/quote]
Bon, maintenant, en relisant ce vieux message, je me rends compte qu'il manque un peu de clarté et je pense qu'aujourd'hui je le formulerais autrement. Mais c'est un peu plus que rien...
Par ailleurs, il existe un fil de présentation [url=https://www.cite-catholique.org/viewforum.php?f=87]ici[/url]. N'hésitez pas de nous dire quelques mots sur vous.