Bon je passais par là.
Je vais paraître cruel, mais tant pis.
On ne peut pas aider les gens contre eux même. Et on ne peut surtout rien pour ceux dont la vie n'a de sens que dans un statut de "victime".
Attention je ne dis pas qu'il faille être indifférent ni que les souffrances vécues et les difficultés de nos interlocuteurs ne sont pas réelles.
Mais une fois le diagnostic bien établi, se complaire sans rien faire (ce qui correspond par exemple à n'écouter aucun conseil des personnes dont on demande à grand cri l'aide - en les appelant sans cesse par exemple) est un choix.
Dans la santé j'ai guéri par une certaine foi et beaucoup de bonne volonté de plusieurs maladies incurables. Il m'est arrivé régulièrement de rencontrer des gens souffrant de ces maladies qui ne m'ont posé aucune question... sur la façon dont j'en avais guéri !
Parce qu'il était hors de question de remettre en cause ce statut de victime qui est malheureusement devenu un laissez-passer VIP dans notre société. Tout le monde veut être la victime de quelque chose et être plains.
Je suis honnêtement un très mauvais croyant, je ne connais rien à la bible.

, mais ça me fait penser aux films que sur le vie de Jesus où les passants lui disent "guéri moi fait moi un miracle" en le menaçant verbalement ! Si j'ai bonne mémoire, ils se font bien remettre à leur place (on n'exige rien de Dieu, c'est lui qui donne où quelque chose comme ça...)
On ne peut pas porter la Croix des autres. On peut les aider ou les soutenir, mais à un moment il faut que chacun se responsabilise face à ses difficultés. Qu'elles soient justes ou injustes, et elles sont souvent injustes et oui on est légitime de se révolter ou de se plaindre face à des malheurs qui nous tombent dessus. Mais comme je l'ai dit une fois que c'est fait que le diagnostic est posé, c'est quoi la suite ?
Passer sa vie à se raccrocher à des bouées ou essayer d'apprendre à nager même avec des poids de 15 kilos ? Tous les jours ceux qui souffrent nous donnent des leçons (et en toute sincérité je me permets de dire ça parce que moi aussi j'ai bien souffert dans cette vie. Ce qui m'a sauvé, c'était de regarder avec admiration ceux qui avaient de plus grandes souffrances que moi et qui pourtant restaient d'une considérable dignité. Ils ont été mes mentors, aux quatre coins du monde et dans l'histoire, je ne m'en serai pas sorti sans leur exemple). Les boues c'est bien pour souffler, parce que c'est dur. Mais la vie ne peut pas s'arrêter qu'à ça. D'autant que dans l'eau, on a la responsabilité de l'autre aussi. Notre souffrance parfois peut entraîner l'autre dans le fond si on s'y accroche (et à la souffrance et à l'autre), parce que lui aussi nage dans l'eau avec ses propres difficultés.
Il faut accepter que l'on ne fasse pas partie d'un certain monde. Le monde de ceux qui ont ces souffrances-là et rejoindre une communauté de gens ayant les mêmes problèmes (et pourquoi pas de préférence qui cherchent des solutions).
À titre d'exemple à 20 ans j'avais une vie de "vieux", tout le monde se moquait de moi, mais je n’avais pas le choix, ma maladie était invisible. J'ai rejoint des communautés de malades, certaines ne me convenaient pas, d'autres avec qui ça a vraiment matché, j'ai fait ce chemin, tout seul, et aujourd'hui il fait partie de ma vie.
Elle vit à une aire où jamais la technologie et l'accès à des communautés de gens isolés partageant les mêmes difficultés n'a jamais été aussi facile, y compris de ceux qui ayant les mêmes difficultés ont trouvé des solutions (de biographies, forums, groupes Facebook, chaînes YouTube, etc.)
Il faut qu'elle apprenne à faire non pas un mix énergétique, mais un mix d'aide. Tout ne peut pas venir d'une seule personne. Elle a le soutien de ses proches, c'est bien, d'une amie, c'est bien, d'une professionnelle, encore bien, mais elle doit aussi créer son propre soutien.
C'est un peu comme dans un jour sans fin le film. À un moment, le gars comprend qu'il peut recommencer la même journée sous un angle différent tous les jours... et pas forcément négativement.
Je pense que le problème de fond, c'est un problème de foi. Quand on ne croit plus en rien, on ne vois d'espoir nulle part. Elle semble attendre que quelqu'un vienne l'aider sur un cheval blanc. Je lui proposerai deux choix :
- Devenir croyante
- Ou se sortir les doigts comme on dit à l'armée (et je sais que des malvoyants ont des vies extraordinaires malgré leur handicap, j'en ai dans ma famille et je parle pas d'Amadou et Mariam qui nous ont mis de bonnes claques), il doit lui manquer des exemples à suivre.
Si tu en as marre de ses messages, fais de la PNL et inverses le processus en lui répondant par des questions :
Qu'est-ce qui te fait croire qu'avec ton handicap et le soutien de tes proches tu ne peux pas avoir une vie heureuse ?
Tu penses donc qu'il est impossible de sortir des crises d'angoisses ? Ça n'a pas l'air facile, mais j'ai vu des chaînes YouTube intéressantes sur le sujet... tu as jeté un coup d'oeil ?
Qu'est-ce qui te fait croire que parce que c'est toi, rien n'est possible ? As tu au moins essayé ? Même à une petite échelle.
Je pense que ce sera plus utile de lui apprendre à pêcher (la résilience face aux difficultés de la vie est une démarche qui fonctionne pour tout en fin de compte, les petits comme les grands maux). On tend la main pour relever les gens pas pour qu'ils s'y accrochent.
C'est horrible, mais j'ai appris quelque chose qui fait mal dans la vie : quand on se plaint, c'est qu'on a le temps et qu'on a quelqu'un qui met du pain sur la table à notre place (à moins d'être SDF)...
L'autonomie c'est la plus chose que quelqu'un qui a un handicap puisse s'offrir (ou la guérison pour quelqu'un gravement malade). Loin de moi l'idée que c'est facile, pour certains c'est même les Jeux olympiques... mais quel but !
Je pense qu'elle se déteste dans le fond à cause de son handicap et de ses angoisses. Elle doit déjà réapprendre à s'aimer, en faisant des actions positives, et pour elle et pour les autres (rien de plus gratifiant que d'aider quand on est soi même gravement dans la difficulté, rien de plus beau que quelqu'un de pauvre qui partage son repas !).
Il est tard je m'égard peut-être, mais c'est sincère, et j'ai de la peine et pour elle et pour toi.
Courage.
Bon je passais par là.
Je vais paraître cruel, mais tant pis.
On ne peut pas aider les gens contre eux même. Et on ne peut surtout rien pour ceux dont la vie n'a de sens que dans un statut de "victime".
Attention je ne dis pas qu'il faille être indifférent ni que les souffrances vécues et les difficultés de nos interlocuteurs ne sont pas réelles.
Mais une fois le diagnostic bien établi, se complaire sans rien faire (ce qui correspond par exemple à n'écouter aucun conseil des personnes dont on demande à grand cri l'aide - en les appelant sans cesse par exemple) est un choix.
Dans la santé j'ai guéri par une certaine foi et beaucoup de bonne volonté de plusieurs maladies incurables. Il m'est arrivé régulièrement de rencontrer des gens souffrant de ces maladies qui ne m'ont posé aucune question... sur la façon dont j'en avais guéri !
Parce qu'il était hors de question de remettre en cause ce statut de victime qui est malheureusement devenu un laissez-passer VIP dans notre société. Tout le monde veut être la victime de quelque chose et être plains.
Je suis honnêtement un très mauvais croyant, je ne connais rien à la bible. :wow: , mais ça me fait penser aux films que sur le vie de Jesus où les passants lui disent "guéri moi fait moi un miracle" en le menaçant verbalement ! Si j'ai bonne mémoire, ils se font bien remettre à leur place (on n'exige rien de Dieu, c'est lui qui donne où quelque chose comme ça...)
On ne peut pas porter la Croix des autres. On peut les aider ou les soutenir, mais à un moment il faut que chacun se responsabilise face à ses difficultés. Qu'elles soient justes ou injustes, et elles sont souvent injustes et oui on est légitime de se révolter ou de se plaindre face à des malheurs qui nous tombent dessus. Mais comme je l'ai dit une fois que c'est fait que le diagnostic est posé, c'est quoi la suite ?
Passer sa vie à se raccrocher à des bouées ou essayer d'apprendre à nager même avec des poids de 15 kilos ? Tous les jours ceux qui souffrent nous donnent des leçons (et en toute sincérité je me permets de dire ça parce que moi aussi j'ai bien souffert dans cette vie. Ce qui m'a sauvé, c'était de regarder avec admiration ceux qui avaient de plus grandes souffrances que moi et qui pourtant restaient d'une considérable dignité. Ils ont été mes mentors, aux quatre coins du monde et dans l'histoire, je ne m'en serai pas sorti sans leur exemple). Les boues c'est bien pour souffler, parce que c'est dur. Mais la vie ne peut pas s'arrêter qu'à ça. D'autant que dans l'eau, on a la responsabilité de l'autre aussi. Notre souffrance parfois peut entraîner l'autre dans le fond si on s'y accroche (et à la souffrance et à l'autre), parce que lui aussi nage dans l'eau avec ses propres difficultés.
Il faut accepter que l'on ne fasse pas partie d'un certain monde. Le monde de ceux qui ont ces souffrances-là et rejoindre une communauté de gens ayant les mêmes problèmes (et pourquoi pas de préférence qui cherchent des solutions).
À titre d'exemple à 20 ans j'avais une vie de "vieux", tout le monde se moquait de moi, mais je n’avais pas le choix, ma maladie était invisible. J'ai rejoint des communautés de malades, certaines ne me convenaient pas, d'autres avec qui ça a vraiment matché, j'ai fait ce chemin, tout seul, et aujourd'hui il fait partie de ma vie.
Elle vit à une aire où jamais la technologie et l'accès à des communautés de gens isolés partageant les mêmes difficultés n'a jamais été aussi facile, y compris de ceux qui ayant les mêmes difficultés ont trouvé des solutions (de biographies, forums, groupes Facebook, chaînes YouTube, etc.)
Il faut qu'elle apprenne à faire non pas un mix énergétique, mais un mix d'aide. Tout ne peut pas venir d'une seule personne. Elle a le soutien de ses proches, c'est bien, d'une amie, c'est bien, d'une professionnelle, encore bien, mais elle doit aussi créer son propre soutien.
C'est un peu comme dans un jour sans fin le film. À un moment, le gars comprend qu'il peut recommencer la même journée sous un angle différent tous les jours... et pas forcément négativement.
Je pense que le problème de fond, c'est un problème de foi. Quand on ne croit plus en rien, on ne vois d'espoir nulle part. Elle semble attendre que quelqu'un vienne l'aider sur un cheval blanc. Je lui proposerai deux choix :
- Devenir croyante
- Ou se sortir les doigts comme on dit à l'armée (et je sais que des malvoyants ont des vies extraordinaires malgré leur handicap, j'en ai dans ma famille et je parle pas d'Amadou et Mariam qui nous ont mis de bonnes claques), il doit lui manquer des exemples à suivre.
Si tu en as marre de ses messages, fais de la PNL et inverses le processus en lui répondant par des questions :
Qu'est-ce qui te fait croire qu'avec ton handicap et le soutien de tes proches tu ne peux pas avoir une vie heureuse ?
Tu penses donc qu'il est impossible de sortir des crises d'angoisses ? Ça n'a pas l'air facile, mais j'ai vu des chaînes YouTube intéressantes sur le sujet... tu as jeté un coup d'oeil ?
Qu'est-ce qui te fait croire que parce que c'est toi, rien n'est possible ? As tu au moins essayé ? Même à une petite échelle.
Je pense que ce sera plus utile de lui apprendre à pêcher (la résilience face aux difficultés de la vie est une démarche qui fonctionne pour tout en fin de compte, les petits comme les grands maux). On tend la main pour relever les gens pas pour qu'ils s'y accrochent.
C'est horrible, mais j'ai appris quelque chose qui fait mal dans la vie : quand on se plaint, c'est qu'on a le temps et qu'on a quelqu'un qui met du pain sur la table à notre place (à moins d'être SDF)...
L'autonomie c'est la plus chose que quelqu'un qui a un handicap puisse s'offrir (ou la guérison pour quelqu'un gravement malade). Loin de moi l'idée que c'est facile, pour certains c'est même les Jeux olympiques... mais quel but !
Je pense qu'elle se déteste dans le fond à cause de son handicap et de ses angoisses. Elle doit déjà réapprendre à s'aimer, en faisant des actions positives, et pour elle et pour les autres (rien de plus gratifiant que d'aider quand on est soi même gravement dans la difficulté, rien de plus beau que quelqu'un de pauvre qui partage son repas !).
Il est tard je m'égard peut-être, mais c'est sincère, et j'ai de la peine et pour elle et pour toi.
Courage.