par Panétius » mer. 01 déc. 2021, 20:07
Bonsoir Rémi,
Je viens de "tomber" sur votre poème en furetant sur le forum.
Etant durement éprouvé par la maladie psychique (notamment la dépression), il me va droit au coeur. Je trouve très fortes (émotionnellement) les figures de style que vous utilisez en travaillant sur les assonances et le sens des mots : Je suis là / Je suis las et, très beau : Je regarde le ciel, me regarde le ciel.
Je pense que la personne sur laquelle il faut le plus compter en premier est soi-même* : si l'on est en paix avec son coeur, tout devient plus simple mais si l'on est son propre ennemi, rien ne peut se faire : Tout règne partagé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison partagée contre elle-même ne tiendra pas (Matthieu, XII, 26)
Avoir confiance en soi, finalement, et là encore ce n'est qu'une thèse personnelle, s'obtient moins en réussissant qu'en échouant. La réussite nous enivre un instant, l'échec nous enseigne dans la durée. Car, pour échouer, il a fallu agir et c'est l'action, la praxis, qui nous donne le sentiment d'appartenance au monde, à la communauté humaine et, finalement, confiance en nous. Paradoxe : plus nous échouons, plus nous avons confiance en nous (car nous pouvons dire : je ne suis pas resté dans mon lit à rêver à mon désir, mais j'ai entrepris de le réaliser, peu importe le résultat, l'essentiel est que j'ai agi dans le monde --; d'ailleurs l'action est la catégorie du politique selon H. Arendt)
*c'est là, je le reconnais, une parole d'agnostique, un croyant dirait, peut-être : non, en premier il faut compter sur Dieu ou Christ. Cependant, me semble-t-il modestement, c'est le coeur honnête et non divisé que le croyant doit prier et/ou se présenter à son dieu.
Merci encore pour ce beau poème, Rémi.
PS : je ne suis pas un maniaque de l'orthographe, mais, si cela peut vous être utile, je vous signale une petite faute au huitième vers : ma flamme *décrois au lieu de décroît.
Bonsoir Rémi,
Je viens de "tomber" sur votre poème en furetant sur le forum.
Etant durement éprouvé par la maladie psychique (notamment la dépression), il me va droit au coeur. Je trouve très fortes (émotionnellement) les figures de style que vous utilisez en travaillant sur les assonances et le sens des mots : Je suis là / Je suis las et, très beau : Je regarde le ciel, me regarde le ciel.
Je pense que la personne sur laquelle il faut le plus compter en premier est soi-même* : si l'on est en paix avec son coeur, tout devient plus simple mais si l'on est son propre ennemi, rien ne peut se faire : [i]Tout règne partagé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison partagée contre elle-même ne tiendra pas[/i] (Matthieu, XII, 26)
Avoir confiance en soi, finalement, et là encore ce n'est qu'une thèse personnelle, s'obtient moins en réussissant qu'en échouant. La réussite nous enivre un instant, l'échec nous enseigne dans la durée. Car, pour échouer, il a fallu [i]agir[/i] et c'est l'action, la praxis, qui nous donne le sentiment d'appartenance au monde, à la communauté humaine et, finalement, confiance en nous. Paradoxe : plus nous échouons, plus nous avons confiance en nous (car nous pouvons dire : [i]je ne suis pas resté dans mon lit à rêver à mon désir, mais j'ai entrepris de le réaliser, peu importe le résultat, l'essentiel est que j'ai agi dans le monde[/i] --; d'ailleurs l'action est la catégorie du politique selon H. Arendt)
*c'est là, je le reconnais, une parole d'agnostique, un croyant dirait, peut-être : non, en premier il faut compter sur Dieu ou Christ. Cependant, me semble-t-il modestement, c'est le coeur honnête et non divisé que le croyant doit prier et/ou se présenter à son dieu.
Merci encore pour ce beau poème, Rémi.
PS : je ne suis pas un maniaque de l'orthographe, mais, si cela peut vous être utile, je vous signale une petite faute au huitième vers : ma flamme *décrois au lieu de décroît.