par Métazét » mer. 06 févr. 2008, 1:49
Arzur a écrit :Métazét a écrit :Un grand philosophe a dit : "il faut juger l'arbre à ses fruits" Je ne fais qu'appliquer cette consigne. La vraie question à se poser est : leur foi protestante a-t-elle contribuée spécifiquement à leur grandeur ?
Pour moi cet homme est bien plus qu'un philosophe
Le christianisme a du certainement contribuer à leur grandeur, mais néanmoins le fait d'être protestant veut dire que ces personnes sont passées à coté d'une partie de la grandeur et de la beauté du message de l'Amour du Christ.
Des grands hommes naissent partout, dans toute les régions du monde, dans toutes les confessions (ou sans confessions), mais la plénitude de l'Amour du Christ se trouve dans l'Église catholique.
Ceci m'appelle une autre remarque : même d'un point de vue catholique, il me semble que toutes les questions religieuses ne sont pas définitivement réglées. Il y a les dogmes qui cadrent un certain nombre de choses, mais il reste de nombreuses questions sur lesquelles les dogmes ne se prononcent pas ou des sujets qu'ils n'épuisent pas. D'autre part, il me semble qu'il y a aussi, dans la religion, un aspect personnel, une façon personnelle de la vivre et de la comprendre, et sur lequel, par définition, il y a une part qui n'entre pas dans l'axe vrai-faux.
Ne pensez-vous pas que concernant ces questions non encore réglées, mais pour lesquelles peuvent circuler une grande diversité d'opinions, d'autres religions et confessions, comme le protestantisme, peuvent apprendre quelque chose à l'Eglise catholique ? Ainsi, les protestants (de part leur protestantisme) ont apporté l'approche historico-critique, ont mis l'accent sur l'étude de la Bible et ont contribué à sa diffusion en langue vernaculaire, ont apporté des réflexions intéressantes à la théologie (ex. : l'approche "transcendantale" de Cornelius Van Til, l'épistémologie réformée de Alvin Plantinga, son argument "évolutionnaire" contre le naturalisme, la théologie du Process, les travaux et réflexions d'André Gounelle, Paul Tillich, William Lane Craig, etc. ; tout cela est-il nul et non avenu ?). N'oublions pas aussi que le scoutisme est une invention protestante à la base.
Quant à la façon typiquement protestante de vivre (personnellement) la foi, n'est-elle pas respectable et source légitime d'inspirations pour les catholiques (sans qu'ils aient à renier leur catholicité) ? Il y a sans doute des gens qui peuvent préférer le minimalisme et le dépouillement du protestantisme à la flamboyance du catholicisme comme support à la méditation, ou encore qui sont amateurs de Gospel, etc.
Pour réformer l'Église, Saint François d'Assise est un bel exemple. Il vivait les béatitudes de toute son âme et il était d'une humilité extraordinaire. Il ne voulait pas imposer sa vision à tous le monde, il a vécu sa vie en Saint, et à son exemple des hommes et des femmes l'ont suivi. Il s'est toujours soumis à l'Église, et c'est comme cela qu'il a changer le visage de l'Église. Il n'a pas chercher à détruire le péché dans l'Église, il a au contraire chercher l'excellence, car l'excellence, la Sainteté, le péché est vaincu de lui même.
Oui mais si se soumettre à l'Eglise consiste à abjurer ses idées, comment fait-on ?
Luther n'a pas eu l'humilité de se soumettre, même s'il avait raison, à la Sainte Église. Il a commis le péché d'orgueil, et son orgueil a conduit l'Europe au chaos.
Il me semble que les torts ont été partagés dans son cas.
Bien cordialement,
Mikaël
[quote="Arzur"][quote="Métazét"]Un grand philosophe a dit : "il faut juger l'arbre à ses fruits" Je ne fais qu'appliquer cette consigne. La vraie question à se poser est : leur foi protestante a-t-elle contribuée spécifiquement à leur grandeur ?[/quote]
Pour moi cet homme est bien plus qu'un philosophe ;)
Le christianisme a du certainement contribuer à leur grandeur, mais néanmoins le fait d'être protestant veut dire que ces personnes sont passées à coté d'une partie de la grandeur et de la beauté du message de l'Amour du Christ.
Des grands hommes naissent partout, dans toute les régions du monde, dans toutes les confessions (ou sans confessions), mais la plénitude de l'Amour du Christ se trouve dans l'Église catholique.[/quote]
Ceci m'appelle une autre remarque : même d'un point de vue catholique, il me semble que toutes les questions religieuses ne sont pas définitivement réglées. Il y a les dogmes qui cadrent un certain nombre de choses, mais il reste de nombreuses questions sur lesquelles les dogmes ne se prononcent pas ou des sujets qu'ils n'épuisent pas. D'autre part, il me semble qu'il y a aussi, dans la religion, un aspect personnel, une façon personnelle de la vivre et de la comprendre, et sur lequel, par définition, il y a une part qui n'entre pas dans l'axe vrai-faux.
Ne pensez-vous pas que concernant ces questions non encore réglées, mais pour lesquelles peuvent circuler une grande diversité d'opinions, d'autres religions et confessions, comme le protestantisme, peuvent apprendre quelque chose à l'Eglise catholique ? Ainsi, les protestants (de part leur protestantisme) ont apporté l'approche historico-critique, ont mis l'accent sur l'étude de la Bible et ont contribué à sa diffusion en langue vernaculaire, ont apporté des réflexions intéressantes à la théologie (ex. : l'approche "transcendantale" de Cornelius Van Til, l'épistémologie réformée de Alvin Plantinga, son argument "évolutionnaire" contre le naturalisme, la théologie du Process, les travaux et réflexions d'André Gounelle, Paul Tillich, William Lane Craig, etc. ; tout cela est-il nul et non avenu ?). N'oublions pas aussi que le scoutisme est une invention protestante à la base.
Quant à la façon typiquement protestante de vivre (personnellement) la foi, n'est-elle pas respectable et source légitime d'inspirations pour les catholiques (sans qu'ils aient à renier leur catholicité) ? Il y a sans doute des gens qui peuvent préférer le minimalisme et le dépouillement du protestantisme à la flamboyance du catholicisme comme support à la méditation, ou encore qui sont amateurs de Gospel, etc.
[quote]Pour réformer l'Église, Saint François d'Assise est un bel exemple. Il vivait les béatitudes de toute son âme et il était d'une humilité extraordinaire. Il ne voulait pas imposer sa vision à tous le monde, il a vécu sa vie en Saint, et à son exemple des hommes et des femmes l'ont suivi. Il s'est toujours soumis à l'Église, et c'est comme cela qu'il a changer le visage de l'Église. Il n'a pas chercher à détruire le péché dans l'Église, il a au contraire chercher l'excellence, car l'excellence, la Sainteté, le péché est vaincu de lui même.[/quote]
Oui mais si se soumettre à l'Eglise consiste à abjurer ses idées, comment fait-on ?
[quote]Luther n'a pas eu l'humilité de se soumettre, [i]même s'il avait raison[/i], à la Sainte Église. Il a commis le péché d'orgueil, et son orgueil a conduit l'Europe au chaos.[/quote]
Il me semble que les torts ont été partagés dans son cas.
Bien cordialement,
Mikaël