par jean_droit » jeu. 19 avr. 2007, 11:53
Du Salon Beige :
..............
L'inévitable disparition des chrétiens de Turquie
Raphaël Stainville, journaliste au Figaro Magazine et à Valeurs Actuelles, avait effectué il y a quelques annés un pèlerinage à pied de Paris à Jérusalem, qui a fait l'objet d'un premier ouvrage, J'irai prier sur ta tombe... A pied, de Paris à Jérusalem. Traversant la Turquie au cours de ce pèlerinage, il a trouvé dans un monastère le manuscrit d'un missionnaire français, le père Rigal, témoin du massacre des Arméniens en Cilicie en 1909, qui fait l'objet d'un nouvel ouvrage, Pages de sang, dont la sortie est prévue le 1er mars.
Le récit poignant du massacre des chrétiens arméniens par les Turcs ne passe pas sous silence les horreurs :
"Des Arméniens furent cloués en croix sur les planchers, les tables, les portes ; des jeunes filles enlevées, violées ou éventrées à coups de couteau ; des femmes et des enfants écorchés vifs ; d'indicibles crimes perpétrés sur des fillettes de sept ou huit ans. Les bourreaux promenaient des enfants piqués au bout de baïonnettes, jonglaient avec des têtes fraîchement coupées ; sous les yeux des parents ligotés, ils lançaient en l'air de petits enfants et les recevaient à la pointe de leurs coutelas, quand ils ne faisaient pas retomber à terre leur corps tout disloqué.
Aux victimes, on coupait les doigts des pieds et des mains ; on faisait sauter l'oeil droit avec un poignard ; on leur tailladait les oreilles ; on leur sciait le cou jusqu'à la carotide sans la toucher. Puis on les frappait à coups de gourdins hérissés de clous..."
Pourquoi ressortir ces monstruosités que l'on aimerait enfouies dans un passé lointain ? Parce que cette tragédie, poursuit l'auteur, n'est pas passée. Elle est contemporaine :
"[S]i le génocide arménien avait connu plusieurs développements successifs comme autant de crises, la disparition programmée des chrétiens progressait par phases lentes et souvent silencieuses. [...] Dans la pratique, les cent mille chrétiens de Turquie continuaient d'être victimes de discrimination et d'injustice, victime d'une "christianophobie" institutionnelle pas si différente que celle qui existe dans d'autres pays plus ostensiblement musulmans. De très nombreux biens immobiliers des différentes communautés chrétiennes avaient été récemment confisqués par l'Etat turc. [...] La Turquie chrétienne vit un interminable martyre. [...] Les chrétiens sont en sursis."
Michel Janva
Du Salon Beige :
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L'inévitable disparition des chrétiens de Turquie
Raphaël Stainville, journaliste au Figaro Magazine et à Valeurs Actuelles, avait effectué il y a quelques annés un pèlerinage à pied de Paris à Jérusalem, qui a fait l'objet d'un premier ouvrage, J'irai prier sur ta tombe... A pied, de Paris à Jérusalem. Traversant la Turquie au cours de ce pèlerinage, il a trouvé dans un monastère le manuscrit d'un missionnaire français, le père Rigal, témoin du massacre des Arméniens en Cilicie en 1909, qui fait l'objet d'un nouvel ouvrage, Pages de sang, dont la sortie est prévue le 1er mars.
Le récit poignant du massacre des chrétiens arméniens par les Turcs ne passe pas sous silence les horreurs :
"Des Arméniens furent cloués en croix sur les planchers, les tables, les portes ; des jeunes filles enlevées, violées ou éventrées à coups de couteau ; des femmes et des enfants écorchés vifs ; d'indicibles crimes perpétrés sur des fillettes de sept ou huit ans. Les bourreaux promenaient des enfants piqués au bout de baïonnettes, jonglaient avec des têtes fraîchement coupées ; sous les yeux des parents ligotés, ils lançaient en l'air de petits enfants et les recevaient à la pointe de leurs coutelas, quand ils ne faisaient pas retomber à terre leur corps tout disloqué.
Aux victimes, on coupait les doigts des pieds et des mains ; on faisait sauter l'oeil droit avec un poignard ; on leur tailladait les oreilles ; on leur sciait le cou jusqu'à la carotide sans la toucher. Puis on les frappait à coups de gourdins hérissés de clous..."
Pourquoi ressortir ces monstruosités que l'on aimerait enfouies dans un passé lointain ? Parce que cette tragédie, poursuit l'auteur, n'est pas passée. Elle est contemporaine :
"[S]i le génocide arménien avait connu plusieurs développements successifs comme autant de crises, la disparition programmée des chrétiens progressait par phases lentes et souvent silencieuses. [...] Dans la pratique, les cent mille chrétiens de Turquie continuaient d'être victimes de discrimination et d'injustice, victime d'une "christianophobie" institutionnelle pas si différente que celle qui existe dans d'autres pays plus ostensiblement musulmans. De très nombreux biens immobiliers des différentes communautés chrétiennes avaient été récemment confisqués par l'Etat turc. [...] La Turquie chrétienne vit un interminable martyre. [...] Les chrétiens sont en sursis."
Michel Janva