Bonsoir cher Jean Pascal !
Jean Pascal a écrit :
- Cette jeune femme n'est ni chrétienne ni musulmane. Elle rejette en bloc le chiisme qui l'a faite souffrir. Je ne sais donc si, le cas échéant, je pourrais me marier à l'église.
- Bien des personnes pensent que les étrangères se marient avec des Français pour obtenir la nationalité. Ce n'est pas le cas présentement. Cette personne ne m'a jamais parlé de mariage.
Un nombre conséquent d'Iraniens rejettent la religion et se trouvent fort bien de vivre en terre française et laique. Les Iraniens sont en général très cultivés et subir le régime des Mollahs leur est bien souvent intolérable. Si cette personne se mariait à l'Eglise, ce serait donc par amour pour vous, parce qu'elle honorerait le fait que ce soit capital pour vous. De nombreux mariages à l'Eglise se passent ainsi. Cela peut d'ailleurs être le début d'un chemin de conversion pour le conjoint athée.
Jean Pascal a écrit :
- Je n'ose la quitter car quand je l'ai connue elle n'avait jamais eu d'homme. J'ai longtemps voulu partir car elle me pesait, mais je me sens coupable. De plus elle revient toujours vers moi. N'est-ce pas le signe qu'il s'agit d'un don de Dieu, et que je dois l'accepter telle qu'elle est?
A notre époque, le fait d'avoir été le premier ne vous donne aucun devoir vis à vis d'elle pas plus que cela ne lui donne des droits sur vous.
Ce qui me frappe dans vos propos, comme mes compagnes de forum vous l'ont dit, c'est que vous n'avez pas l'air amoureux d'elle, c'est le moins qu'on puisse dire ! Vous ne parlez qu'en terme de devoir et non en terme d'amour. On ne fait pas sa vie avec une femme par devoir mais par amour ! Vous dites "qu'elle vous pèse" ! Pourquoi cherchez vous à accepter telle qu'elle est une femme qui vous pèse ? Aucun sens !
Enfin Jean-Pascal, les chagrins d'amour font partie de la vie et participent même au mûrissement de la personne. Si vous ne l'aimez plus et si vous la quittez, oui, elle aura un chagrin d'amour que vous aurez provoqué... Mais c'est la vie ! la plupart d'entre nous, adultes, avons provoqué des chagrins d'amour et en avons vécu.
Attention à l'idéal de perfection qui habitent certains fervents Catholiques, se donnant comme idéal de bâtir leur vie amoureuse avec une seule personne, la première et la seule... Cela arrive à quelques élus, certes, mais il faut avoir l'humilité de regarder le réel en face et de constater devant les faits (on a aimé et puis on n'aime plus, et puis on en aimera une autre...) qu'on ne fait pas partie de ces élus là en dépit de la bonne volonté.
Jean Pascal a écrit :
- Elle veut des enfants tout comme moi d'ailleurs. Physiquement elle est blanche, et on ne pourrait savoir, en la voyant dans la rue, qu'elle est Perse (comme beaucoup d'Iraniens caucasiens). (....) En fait, j'aimerais que ma descendance, si j'en ai une, soit heureuse, et catholique. Cela est-il possible dans ces conditions? Comme je le disais, cette fille revient tout le temps vers moi. N'est-ce pas un signe de la Providence? Ne dois-je pas la protéger?
Se marier en se basant en premier sur la descendance (exemple courant "elle sera une bonne mère pour mes enfants") est une insulte faite à une femme, laquelle a besoin d'être aimée par un homme. Les enfants viennent en second, ils sont le fruit de l'amour entre un homme et une femme, lequel est premier dans le mariage. C'est le socle. Cela n'empêche pas, quand on est amoureux, de vérifier qu'on est bien compatible sur le plan éducatif...
Non Jean-Pascal, le fait qu'elle revienne vers vous ne me semble pas être le signe de la Providence... Il est en revanche le signe évident qu'elle tient vraiment beaucoup à vous. Si ce n'est pas (ou plus) réciproque, la charité exige de vous la vérité.
Plongez dans votre coeur et creusez profond : que ressentez vous pour elle en vérité ?
Bien à vous,
Axou