par Maria-Caecilia » lun. 18 janv. 2016, 2:52
Merci beaucoup pour vos deux réponses. En fait il vous manquait quelques petites infos parce que de un min travail n'est pas solitaire et occupe une bonne partie de la semaine. De plus pour moi effectivement, en l'absence de communauté, la communauté paroissiale est devenu mon groupe d'appartenance et de ressourcement. Aussi je m'y implique activement notamment au niveau du chant liturgique. Pour ce qui est des heures, j'essai de prier le schéma A, selon la règle bénédictine. Et comme le fait d'avoir toute une langue juste pour prier élève mon âme d'une manière sublime, je le fait en latin. Vois voyez, il n'y a pas de problème d'enfermement ni de manque de prière régulière.
Vous voyez, il y a beaucoup à faire, et j'ai des idées plein la tête, et des projet tous plus intéressant les uns que les autres. Et j'ai prié longtemps pour essayer de discerner ce que je devais mettre de côté. À date, rien ne me semble vraiment superflu, mais rien n'est pressant non plus. Alors j'ai pris un crayon et un papier pour entrer sur quatre semaines tout ce que je voulais faire et surprise! Ça a rentré sur le papier: la lectio, le ménage, pratiquer la musique, cuisiner, bâtir un projet d'entreprise, etc... Or ces temps-ci je n'arrête pas de dormir. Un bout de temps je pensais que je récupérais du sommeil perdu, que je décompressait pour l'été affreux qui s'est passé, mais là je me demande si je ne suis pas en train de devenir mais vraiment paresseuse. La vie en campagne c'est tellement calmant, apaisant, sécurisant tranquille. Parfait pour la contemplation, mais aussi le repos exagéré...Mon but est de développer ici une espèce de vie monastique et Dieu sait que dans un monastère tout est réglé au 5 minutes près. J'ai l'impression avoir une montagne gigantesque à gravir. Et tout ce que je trouve à faire c'est offrir au Seigneur mes 5 pains et mes deux poissons en espérant qu'il donnera à ma vie de porter du fruit en vie éternelle.
J'oubliais: je ne vois plus aujourd'hui mon essai de vie religieuse comme un échec. Non, c'est que j'étais appelée à y aller et j'ai été appelée à en sortir. Ce qui fait que cette tentative de vie monastique chez moi est moinse refus du réel qu'une réponse à l'aspiration puissante d'aller jusqu'au bout de ce qui m'habite. Une superbe retraite m'a aidée à prendre conscience et surtout à faire confiance à l'esprit Saint qui n'est pas mêlé. Et croyez-moi, depuis toute ma vie a pris une couleur si lumineuse, si intense, si joyeuse que je ne puis douter. Bref, la question est: comment puis-je me discipliner sans faire de contention, ni devenir perfectionniste tout en ayant la joie d'avoir un vie radicale et intense, sans me couper de l'esprit qui habite nos coeur tout en ayant une vie bien réglée. Ça me dépasse un peu vous voyez. Merci encore.
Merci beaucoup pour vos deux réponses. En fait il vous manquait quelques petites infos parce que de un min travail n'est pas solitaire et occupe une bonne partie de la semaine. De plus pour moi effectivement, en l'absence de communauté, la communauté paroissiale est devenu mon groupe d'appartenance et de ressourcement. Aussi je m'y implique activement notamment au niveau du chant liturgique. Pour ce qui est des heures, j'essai de prier le schéma A, selon la règle bénédictine. Et comme le fait d'avoir toute une langue juste pour prier élève mon âme d'une manière sublime, je le fait en latin. Vois voyez, il n'y a pas de problème d'enfermement ni de manque de prière régulière.
Vous voyez, il y a beaucoup à faire, et j'ai des idées plein la tête, et des projet tous plus intéressant les uns que les autres. Et j'ai prié longtemps pour essayer de discerner ce que je devais mettre de côté. À date, rien ne me semble vraiment superflu, mais rien n'est pressant non plus. Alors j'ai pris un crayon et un papier pour entrer sur quatre semaines tout ce que je voulais faire et surprise! Ça a rentré sur le papier: la lectio, le ménage, pratiquer la musique, cuisiner, bâtir un projet d'entreprise, etc... Or ces temps-ci je n'arrête pas de dormir. Un bout de temps je pensais que je récupérais du sommeil perdu, que je décompressait pour l'été affreux qui s'est passé, mais là je me demande si je ne suis pas en train de devenir mais vraiment paresseuse. La vie en campagne c'est tellement calmant, apaisant, sécurisant tranquille. Parfait pour la contemplation, mais aussi le repos exagéré...Mon but est de développer ici une espèce de vie monastique et Dieu sait que dans un monastère tout est réglé au 5 minutes près. J'ai l'impression avoir une montagne gigantesque à gravir. Et tout ce que je trouve à faire c'est offrir au Seigneur mes 5 pains et mes deux poissons en espérant qu'il donnera à ma vie de porter du fruit en vie éternelle.
J'oubliais: je ne vois plus aujourd'hui mon essai de vie religieuse comme un échec. Non, c'est que j'étais appelée à y aller et j'ai été appelée à en sortir. Ce qui fait que cette tentative de vie monastique chez moi est moinse refus du réel qu'une réponse à l'aspiration puissante d'aller jusqu'au bout de ce qui m'habite. Une superbe retraite m'a aidée à prendre conscience et surtout à faire confiance à l'esprit Saint qui n'est pas mêlé. Et croyez-moi, depuis toute ma vie a pris une couleur si lumineuse, si intense, si joyeuse que je ne puis douter. Bref, la question est: comment puis-je me discipliner sans faire de contention, ni devenir perfectionniste tout en ayant la joie d'avoir un vie radicale et intense, sans me couper de l'esprit qui habite nos coeur tout en ayant une vie bien réglée. Ça me dépasse un peu vous voyez. Merci encore.