par Héraclius » sam. 02 janv. 2016, 14:53
Bonjour !
Bienvenue sur ce forum. J'espère que vous y trouverez des réponses.
Tout d'abord, je vous félicite pour cette résistance. C'est très beau de lutter ainsi, à cet âge et dans notre époque qui tend à oublier le sens du mot "péché". Continuez comme cela !
Ensuite, il est important de bien comprendre la nature de ce péché de masturbation. Il ne faut pas faire comme si ce n'était pas important, mais il ne faut pas non plus dramatiser. La Catéchisme de l'Eglise nous dit que la matière du péché est grave (la sexualité est une très belle chose, et il convient de ne pas l'abîmer) mais aussi que beaucoup de facteurs peuvent atténuer la gravité de l'acte (notamment l'âge - et oui, il faut bien que passe la puberté, et ce n'est pas un mal - et "la force des habitudes contractées", l'addiction quoi). Le péché de masturbation est grave, mais il n'est pas non plus un frein absolu à la vie spirituelle, pourvu qu'on lui oppose de la résistance. Le Saint n'est pas celui qui ne tombe jamais, c'est celui qui se relève à chaque fois qu'il tombe. Moi même j'ai commencé à me masturber à peu près à votre âge, et à présent avec mes 18 ans je suis toujours dedans. Mais ces 5 ans ont été extrêmement profitables par ailleurs sur le plan spirituel ; je me suis éveillé à la prière, j'ai pris l'habitude de dire quotidiennement le Saint Rosaire, j'assiste le plus souvent possible au Sacrifice de la Messe, j'ai beaucoup lu ; bref, je peux dire aujourd'hui que le Christ, malgré mes nombreux péchés, est au centre de ma vie. Je ne dis pas cela parce que je crois être un exemple à imiter, mais je peux au moins affirmer cela : ce n'est pas parce que vous chutez pas intermittence dans la chair que vous ne pouvez pas marcher vers le Christ. Surtout à votre âge.
Ce qui est capital, par contre, c'est de lutter contre le démon. Pour cela, il faut commencer par la prière. Souvent, on compte sur nos propres forces pour lutter contre le péché, mais n'oublions pas que seul le Christ peut vraiment nous en délivrer. J'ai mis beaucoup de temps à le comprendre, cela ! Mais prier, sincèrement, avec humilité et brisement de coeur, c'est la meilleure arme contre la tentation.
Il est important également de savoir comment se comporter lorsque l'on chute. Un artifice du Diable est de nous envoyer une forme de désespoir, de "je n'y arriverai jamais", de "Dieu ne me pardonnera pas", de "de toute façon, je peux pas lutter". Il faut prendre conscience que cela est une tentation qui peut mener à un péché qui est encore plus grave : désespérer de la miséricorde de Dieu et de Sa force à nous délivrer, en cessant de lutter. Dieu pardonne tout, tout ! Il suffit de faire pénitence, de se jeter à terre et de dire : "Oui, j'ai péché, Seigneur. Prends pitié de moi. Donne moi de ne pas céder à l'avenir".
Il est très important, évidemment, de participer à la vie sacramentelle, qui nous permet de nous rapprocher de Dieu. C'est très important, car il s'agit des moyens que Dieu utilise pour se donner à nous. Confessez-vous régulièrement auprès d'un prêtre pour recevoir l'absolution de Dieu, et communiez également le plus souvent possible. En ce moment, le Saint Père a proclamé l'année de la miséricorde : vous pouvez aller dans la cathédrale la plus proche de chez vous pour recevoir une indulgence qui vous lavera de certaines conséquences du péché en franchissant la Porte Sainte en remplissant les conditions nécessaires (la principale étant d'avoir un esprit de pénitence et la volonté de changer d'attitude !).
Enfin, vous pourriez approcher un prêtre, essayer d'en voir un régulièrement, pour confesser vos péchés mais aussi pour dialoguer avec lui, faire le point, recevoir des conseils. C'est un grand moteur dans la vie de foi que d'avoir un père spirituel avec qui on peut discuter de ces choses-là. Vous pouvez aller voir l’aumônier de votre collège par exemple, ou le curé de la paroisse.
Enfin, pour ce qui est du serment brisé, je vous conseillerai simplement de ne pas être aussi imprudent à l'avenir. Lisez Matthieu 5, 33. Non pas qu'il faille prendre littéralement le "ne jurez pas" de Jésus, mais briser un serment pris devant Dieu est assurément un péché. A l'avenir, si vous tenez absolument à jurer, contentez vous de faire un voeu, dans cet esprit : "Seigneur, je désire faire telle chose, j'ai l'espoir de le faire pour toi parce que je t'aime, alors accorde-moi la grâce de pouvoir le faire".
Priez pour moi, je prierai pour vous ! Je suis sûr que par la Grâce du Seigneur, nous pourrons vaincre ce péché.
Dieu vous garde en Son étreinte d'Amour,
Héraclius -
Bonjour !
Bienvenue sur ce forum. J'espère que vous y trouverez des réponses.
Tout d'abord, je vous félicite pour cette résistance. C'est très beau de lutter ainsi, à cet âge et dans notre époque qui tend à oublier le sens du mot "péché". Continuez comme cela !
Ensuite, il est important de bien comprendre la nature de ce péché de masturbation. Il ne faut pas faire comme si ce n'était pas important, mais il ne faut pas non plus dramatiser. La Catéchisme de l'Eglise nous dit que la matière du péché est grave (la sexualité est une très belle chose, et il convient de ne pas l'abîmer) mais aussi que beaucoup de facteurs peuvent atténuer la gravité de l'acte (notamment l'âge - et oui, il faut bien que passe la puberté, et ce n'est pas un mal - et "la force des habitudes contractées", l'addiction quoi). Le péché de masturbation est grave, mais il n'est pas non plus un frein absolu à la vie spirituelle, pourvu qu'on lui oppose de la résistance. Le Saint n'est pas celui qui ne tombe jamais, c'est celui qui se relève à chaque fois qu'il tombe. Moi même j'ai commencé à me masturber à peu près à votre âge, et à présent avec mes 18 ans je suis toujours dedans. Mais ces 5 ans ont été extrêmement profitables par ailleurs sur le plan spirituel ; je me suis éveillé à la prière, j'ai pris l'habitude de dire quotidiennement le Saint Rosaire, j'assiste le plus souvent possible au Sacrifice de la Messe, j'ai beaucoup lu ; bref, je peux dire aujourd'hui que le Christ, malgré mes nombreux péchés, est au centre de ma vie. Je ne dis pas cela parce que je crois être un exemple à imiter, mais je peux au moins affirmer cela : ce n'est pas parce que vous chutez pas intermittence dans la chair que vous ne pouvez pas marcher vers le Christ. Surtout à votre âge.
Ce qui est capital, par contre, c'est de lutter contre le démon. Pour cela, il faut commencer par la prière. Souvent, on compte sur nos propres forces pour lutter contre le péché, mais n'oublions pas que seul le Christ peut vraiment nous en délivrer. J'ai mis beaucoup de temps à le comprendre, cela ! Mais prier, sincèrement, avec humilité et brisement de coeur, c'est la meilleure arme contre la tentation.
Il est important également de savoir comment se comporter lorsque l'on chute. Un artifice du Diable est de nous envoyer une forme de désespoir, de "je n'y arriverai jamais", de "Dieu ne me pardonnera pas", de "de toute façon, je peux pas lutter". Il faut prendre conscience que cela est une tentation qui peut mener à un péché qui est encore plus grave : désespérer de la miséricorde de Dieu et de Sa force à nous délivrer, en cessant de lutter. Dieu pardonne tout, tout ! Il suffit de faire pénitence, de se jeter à terre et de dire : "Oui, j'ai péché, Seigneur. Prends pitié de moi. Donne moi de ne pas céder à l'avenir".
Il est très important, évidemment, de participer à la vie sacramentelle, qui nous permet de nous rapprocher de Dieu. C'est très important, car il s'agit des moyens que Dieu utilise pour se donner à nous. Confessez-vous régulièrement auprès d'un prêtre pour recevoir l'absolution de Dieu, et communiez également le plus souvent possible. En ce moment, le Saint Père a proclamé l'année de la miséricorde : vous pouvez aller dans la cathédrale la plus proche de chez vous pour recevoir une indulgence qui vous lavera de certaines conséquences du péché en franchissant la Porte Sainte en remplissant les conditions nécessaires (la principale étant d'avoir un esprit de pénitence et la volonté de changer d'attitude !).
Enfin, vous pourriez approcher un prêtre, essayer d'en voir un régulièrement, pour confesser vos péchés mais aussi pour dialoguer avec lui, faire le point, recevoir des conseils. C'est un grand moteur dans la vie de foi que d'avoir un père spirituel avec qui on peut discuter de ces choses-là. Vous pouvez aller voir l’aumônier de votre collège par exemple, ou le curé de la paroisse.
Enfin, pour ce qui est du serment brisé, je vous conseillerai simplement de ne pas être aussi imprudent à l'avenir. Lisez Matthieu 5, 33. Non pas qu'il faille prendre littéralement le "ne jurez pas" de Jésus, mais briser un serment pris devant Dieu est assurément un péché. A l'avenir, si vous tenez absolument à jurer, contentez vous de faire un voeu, dans cet esprit : "Seigneur, je désire faire telle chose, j'ai l'espoir de le faire pour toi parce que je t'aime, alors accorde-moi la grâce de pouvoir le faire".
Priez pour moi, je prierai pour vous ! Je suis sûr que par la Grâce du Seigneur, nous pourrons vaincre ce péché. :)
Dieu vous garde en Son étreinte d'Amour,
Héraclius -