Le rôle du PS dans la destruction du pays

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Le rôle du PS dans la destruction du pays

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Lys_Sul » sam. 27 juin 2015, 21:18

Je suis d'accord.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Cinci » ven. 26 juin 2015, 5:52

Je voulais rajouter :
La France a une longue tradition dans la centralisation, cela me semble quasi impossible d'y voir surgir un modèle suisse ou anglo-saxon sur ce sujet.
Oui, mais pourtant le système politique britannique n'empêche pas les Anglais de vivre ce que vivent les Français. Pire ! Je dirais que le multiculturalisme est une plante qui est d'abord très bien acclimatée aux îles formant le Royaume-Uni. Les anglo-saxons sont loin de constituer une possible planche de salut dans cette histoire, la boussole pour trouver la sortie du marécage.

C'est la politique états-unienne qui fait pression également, comme vous le savez, pour que l'Europe adopte le train de mesures dites "libérales" cf. agenda complet de Hollande et Sarko.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Cinci » ven. 26 juin 2015, 5:02

Bonjour Lys_sul,

A propos de l'article du journal La Croix :
Le chef du gouvernement a également accusé "l'extrême droite et les salafistes" d'une "complicité" de fait pour susciter le "rejet et la peur" au sujet de la deuxième religion de France.
Le parti socialiste s'amuse à vouloir confondre "critiques de l'ordre du jour au plan politique" et fanatiques religieux. Or ce genre d'exercice rhétorique confusionniste est aussi partisan, borné et stupide aujourd'hui que pouvait l'être naguère les ratiocinations intellectuelles de Jean-Paul Sartre ainsi que les communistes français. Durant les années 1960 ou 1970, on se souvient que ces derniers se plaisaient à vouloir réduire au rang de "suppôt du fascisme et des exploiteurs colonialistes" tout individu critiquant tant soit peu Moscou et le parti communiste. On pouvait qualifier cela de terrorisme intellectuel.

Valls

Aussi, la remarque de Manuel Valls dans l'article illustrerait-elle assez bien le mécanisme de l'aveuglement idéologique et explique bien la motivation des organisateurs socialistes du grand rassemblement. En poursuivant l'analogie, je dirais que le système des camps soviétiques n'étaient pas un empêchement prioritaire pour des Sartre hier, de même le terrorisme islamique à la maison n'en constituera pas davantage un, d'empêchement, pour les socialistes d'aujourd'hui. Le terrorisme pourrait être associable bientôt - qui sait ? - aux caprices de la météo ou aux accidents de voiture en terme de malheureux incidents imprévisibles. Une fatalité non souhaitable, mais bien qu'incontournable d'une certaine manière. Un Merleau-Ponty aurait pu dire ça des camps staliniens à l'époque. Il faudra faire avec. La priorité "vraiment prioritaire" reste bien plutôt les adversaires d'opinions pouvant potentiellement subsister sur le front politique intérieur. Et c'est peut-être aussi pourquoi Todd parle de destruction de pays. Le débat est supprimé au profit d'un certain conformisme d'idées sur le fond.

En arrivant à l'Assemblée pour participer au débat, le chef du gouvernement avait estimé qu'il y avait "deux manières de débattre de l'islam", l'une "stigmatisante" et l'autre "apaisante".
... et le premier ministre préfère stigmatiser («Fasciste !»; «Extémiste de droite !») ses opposants politiques franco-français.

Il y a comme une continuité entre le comportement de la communauté germanopratine, entre la sensibilité des intellos du café de flore et au temps des affaires d'Algérie, pensons ici à la détestation "universelle" pour le colon français, le pied-noir, les harkis, et le comportement actuel de l'intelligentsia socialiste mais alors incapable de considérer un autre point de vue que le sien. Un Jean-Paul Sartre était entiché des idées (c'est bien connu) et se contrefichait de la réalité.

Le débat s'est achevé sur un double appel: l'un "aux responsables politiques qui se réclament de la République" afin "qu'ils relèvent le défi sans démagogie politicienne ni surenchère populiste mais sereinement et fermement en se référant aux valeurs de la République"; et l'autre aux Français musulmans "afin qu'ils aident à la construction d'une relation apaisée avec la République par la promotion de l'islam de France comme un islam des Lumières, moderne et tolérant".

-'Harvard de l'islam'-

Lors du débat, Manuel Valls a de nouveau accusé "l'extrême droite et les salafistes" d'agir avec "un intérêt commun" et d'"une complicité, pour dire brutalement les choses".

"La peur et le rejet jaillissent de la méconnaissance mais aussi de la manipulation des intégristes, des extrémistes religieux ou politiques, ceux-là mêmes qui n'ont aucun intérêt à laisser s'épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d'égalité et de laïcité", selon lui.
Un morceau d'anthologie ! Ci-dessus est le royaume de la pensée magique.

Toute la bonne parole néglige le fait que les escrocs aiment endormir la méfiance des pigeons, qu'une confiance présomptueuse peut relever de la naïveté, de l'ignorance et de la sottise aussi bien. A part ça, mais qu'il est parfois sain et nécéssaire d'éprouver des appréhensions légitimes, etc. La prudence n'est pas une maladie.

En fait

Je suis tout simplement en désaccord majeur avec ces politiciens cosmopolites français et qui se seront octroyés le mandat d'islamiser la France. Je suis outré.

Je voudrais bien savoir quel est ce soi-disant peuple français qui aurait pu confier un tel mandat à Manuel Valls ? La chose est tellement énorme. Est-ce croyable ? Laisser s'épanouir un islam vivant ... Non mais depuis quand des politiciens laïcards seraient supposés travailler tous à l'épanouissement de la religion islamique en particulier ? Les Français sont sous le coup d'un hold-up, un détournement de démocratie.

Le plus inconcevable c'est le silence des fameux libres-penseurs, hédonistes irreligieux, amuseurs publics, chanteurs populaires aussi bien que des cercles d'études féministes. Normalement, on aurait pu être en droit de s,attendre à ce que ce soit eux qui iraient entarter les Valls ou Hollande, très précisément sur cette histoire d'islam. On aurait pu croire que la clientèle naturelle du parti serait pourtant la plus vivement intéressée à contrecarrer le nouvel agenda islamophile du parti. C'est pour ça que j'évoque un hold-up. A croire qu'il y aurait une impuissance chez la majorité des voteurs ...


Paxetbonum,
Mais il n'y a aucun débat avec le peuple.
Un discours différent de la vulgate qui est vendue par les Hollande, Sarko, Merkel, Cameron, Obama, la famille Bush et tutti mais alors c'est un discours qui se trouve écarté d'office, discrédité, du moins dans la machinerie intellectuelle des faiseurs d'opinion. Le problème excède les limites géographiques de votre pays, je croirais. La source de ce «nouvel ordre des affaires» est ailleurs. Et c'est peut-être aussi ce qui rend le débat impossible. Il n'y avait pas place à un débat possible entre les esclaves et le roi nègre chargé de maintenir l'ordre alors exigé par les maîtres situés outre-atlantique.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Lys_Sul » ven. 26 juin 2015, 0:39

PaxetBonum a écrit :Mais il n'y a aucun débat avec le peuple.
Jamais de référendum avant de prendre la moindre décision.
La France a une longue tradition dans la centralisation, cela me semble quasi impossible d'y voir surgir un modèle suisse ou anglo-saxon sur ce sujet.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par PaxetBonum » jeu. 25 juin 2015, 7:49

Bénédictions a écrit : Je ne les crois pas plus capables de faire mon bonheur que les autres, mais l'image du ps est la générosité.
C'est exactement l'image que les directeurs de la communications veulent que vous ayez du PS.
Mais si vous regardez dans les faits il n'en est rien.
La générosité du PS ne s'exprime qu'envers ceux qui peuvent leur rapporter des voix.
Ce parti gouverne la France d'une façon autoritaire et idéologique comme jamais.
Interrogez les petites gens et vous verrez ce qu'ils ont subit du PS, c'est encore pire que ce qu'a fait l'UMP…

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par PaxetBonum » jeu. 25 juin 2015, 7:45

Lys_Sul a écrit :
Dans nos sociétés démocratiques la politique existe pour avoir des réponses aux questions que les citoyens se posent, cela passe par des débats.
Il y a des pseudo-débats entre politiciens, qui ne sont que des attaques plus ou moins directes et pas des débats de fonds.
Ces politiciens allant après manger un bon dîner côte à côte à la même loge maçonnique…
Mais il n'y a aucun débat avec le peuple.
Jamais de référendum avant de prendre la moindre décision.
Bref connaître la pensée de nos concitoyens par les urnes est impossible.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Bénédictions » mar. 23 juin 2015, 22:40

Je compte voter durablement socialiste dans les années à venir.

Je ne les crois pas plus capables de faire mon bonheur que les autres, mais l'image du ps est la générosité.
Les républicains sont des gens aussi bien, mais ils affichent moins de générosité. Ce n'est pas dans leur adn. Même si ils font la même politique.

Je ne vote pas pour qu'on résolve des problèmes, mais pour moi-même. Pour exprimer une sensibilité à la bonté.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Lys_Sul » mar. 23 juin 2015, 21:27

PaxetBonum a écrit :Il va falloir m'expliquer comment vous ferez ?
Dans nos sociétés démocratiques la politique existe pour avoir des réponses aux questions que les citoyens se posent, cela passe par des débats.
Je ne vois pas le rapport entre les élections politiciennes et la crainte légitime que les français ont de l'islam ?
http://www.la-croix.com/Actualite/Franc ... 22-1326602

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par PaxetBonum » mar. 23 juin 2015, 13:32

Lys_Sul a écrit :
Nous le verrons pour les prochaines élections régionales de décembre 2015..
Il va falloir m'expliquer comment vous ferez ?
Je ne vois pas le rapport entre les élections politiciennes et la crainte légitime que les français ont de l'islam ?
Allez-vous compter les voix du PS par rapport aux autres, le PS étant le seul parti à s'afficher ouvertement pro-islam ?
Comment évaluer les gens qui se sentaient vraiment pro-Charlie aux élections ?
Comment évaluer ceux qui sont pour ou contre la liberté d'expression ?

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Lys_Sul » ven. 19 juin 2015, 22:18

PaxetBonum a écrit :Je pense que la démotivation rapide qui a suivi, est la preuve que l'on a détourné l'intention des français qui, comprenant qu'on avait encore une fois voulu diriger le troupeau de moutons où il ne voulait pas aller, n'ont pas suivi après.
Nous le verrons pour les prochaines élections régionales de décembre 2015.

Cinci a écrit :Remarquez, Emmanuel Todd ne serait peut-être pas d'accord. Ce serait discutable. Pour ma part, je ne le connais pas assez pour me prononcer.
J'ai caricaturé sa position, je vous l'accorde, mais dans ses propos sur ce fil, il y a ce schéma d'une classe sociale qui domine et une autre opprimée.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Cinci » ven. 19 juin 2015, 17:30

Une autre observation :
L'élément primordial est la vision marxiste d' E. Todd
Remarquez, Emmanuel Todd ne serait peut-être pas d'accord. Ce serait discutable. Pour ma part, je ne le connais pas assez pour me prononcer.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Cinci » ven. 19 juin 2015, 17:09

Bonjour,

Lys_sul,
Notre monde est tourné sur la psychologie, je pense qu'ici tout le monde connaît Gustave le Bon et son livre la psychologie des foules

Puisqu'on en parle ...
«... suivant les hasards du moment, la foule sera placée sous l'influence de l'une des idées diverses emmagasinées dans son entendement et commettra par conséquent les actes les plus dissemblables. Son absence d'esprit critique ne lui permet pas d'en percevoir les contradictions.

Ce n'est d'ailleurs pas un phénomène spécial propre aux foules. On le rencontre chez beaucoup d'individus isolés, non seulement parmi les êtres primitifs, mais chez tous ceux qui, par un côté quelconque de leur esprit - les sectataires d'une foi religieuse intense par exemple -, se rapprochent des primitifs. Je l'ai observé, par exemple, chez les Hindous lettrés, élevés dans nos universités européennes, et ayant obtenu tous les diplômes. Sur leur fond immuable d'idées religieuses ou sociales héréditaires s'étaient superposée, sans nullement les altérer, une couche d'idées occidentales sans parenté avec les premières. Suivant les hasards du moment, les unes ou les autres apparaissaient avec leur cortège spécial de discours, et le même individu présentait ainsi les contradictions les plus flagrantes.

Il ne faut pas croire du reste que c'est parce que la justesse d'une idée est démontrée qu'elle peut produire ses effets, même chez les esprits cultivés. On s'en rend compte en voyant combien la démonstration la plus claire a peu d'influence sur la majorité des hommes. L'évidence la plus éclatante pourra être reconnue par un auditeur instruit; mais il sera vite ramené par son inconscience à ses conceptions primitives. Revoyez-le au bout de quelques jours, et il vous servira de nouveau ses anciens arguments, exactement dans les mêmes termes.»

Source : Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Paris, Flammarion, 2009 [original : 1895], p. 73
Encore :
«... on a souvent raconté l'histoire de ce théâtre populaire dramatique obligé de faire protéger à la sortie l'acteur qui représentait le traître, pour le soustraire aux violences des spectateurs indignés de ses crimes imaginaires. C'est là je crois un des indices les plus remarquables de l'état mental des foules, et surtout de la facilité avec laquelle on les suggestionne. L'irréel a presque autant d'importance à leurs yeux que le réel. Elles ont une tendance évidente à ne pas les différencier. C'est sur l'imagination populaire que sont fondées la puissance des conquérants et la force des États. En agissant sur elles, on entraîne les foules.

Tout ce qui frappe l'imagination des foules se présente sous forme d'une image saisissante et nette. dégagée d'interprétation accessoire [...]

La grande épidémie d'influenza qui fit périr, à Paris, cinq mille personnes en quelques semaines, frappa peu l'imagination populaire. Cette véritable hécatombe ne se traduisit pas, en effet, par quelque image visible, mais uniquement par les indications hebdomadaires de la statistique. Un accident qui, au lieu de ces cinq mille personnes, en eût fait périr cinq cents, le même jour, sur une place publique, par un événement bien visible, la chute de la tour Eiffel, par exemple, aurait produit sur l'imagination une impression immense.» [p.80]

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par PaxetBonum » ven. 19 juin 2015, 8:01

Lys_Sul a écrit : Sur les 4 millions de français, je ne me risquerais pas à savoir dans les esprits qui pensaient quoi à ce moment précis, seulement que le message véhiculé était la liberté d’expression, il est préférable d'utiliser l'article « des » que « les », car vous lisez ces faits par votre propre interprétation politique, sur des événements complexes vis à vis des motivations des personnes.
Je pense que la démotivation rapide qui a suivi, est la preuve que l'on a détourné l'intention des français qui, comprenant qu'on avait encore une fois voulu diriger le troupeau de moutons où il ne voulait pas aller, n'ont pas suivi après.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Lys_Sul » jeu. 18 juin 2015, 21:37

PaxetBonum a écrit : Je crois que l'erreur est de croire que les gens ont massivement marché pour la liberté d'expression.
Sur les 4 millions de français, je ne me risquerais pas à savoir dans les esprits qui pensaient quoi à ce moment précis, seulement que le message véhiculé était la liberté d’expression, il est préférable d'utiliser l'article « des » que « les », car vous lisez ces faits par votre propre interprétation politique, sur des événements complexes vis à vis des motivations des personnes.

Cela n'est pas une attaque, mais je pense que chacun suivant son logiciel explique ces événements de façons différentes donc il doit y avoir du vrai dans vos propos.

Cinci a écrit :  Il faudrait penser qu'il y a de la méfiance. J'explique : on serait probablement plus libre quand on serait en ouverture. Sauf, à quoi bon l'ouverture quand on se méfie ? Les dirigeants démontrent zéro confiance envers le bon populo et inversement.
Pour dissiper toute méfiance, il faudrait déjà avoir comme considération en face que la personne est responsable en tant que qualité propre, non pas comme un enfant ou adolescent à qui il faudrait expliquer que cela est bien et cela ne l'est pas. Le rôle du dirigeant est celui d'apporter à des attentes des solutions responsables qui garantissent la paix dans la société suite à des événements dans le pays, sauf qu'une sorte de mépris à l'égard de la population jugée comme une masse ignorante rend tout discours inaudible, l'exemple du « pas d'amalgame » ce mot est devenu une caricature perdant sa force. C'est le résultat de ne plus avoir une liberté sur des questions épineuses, car sans réel débat ne peut émerger une solution crédible, seulement des mots incantatoires comme une pommade pour apaiser le choc après un événement.
Cinci a écrit :Voilà qui serait chose propre par-dessus tout à instiller une sorte de fatalisme, de démission. Chacun se repli sur ses terres.
A une personne qui pose ses questions, vous lui rétorquez par un suffixe en phobe et si cela ne suffit pas, par la menace de la loi, il est quasi certain que la personne rendra son esprit aride de toute réflexion, sauf que ses entrailles seront en ébullition.
Cinci a écrit : Gauchet parle de démission, et au premier chef, ici, concernant la religion comme phénomène. Mais l'on pourrait peut-être le comprendre aussi comme un énervement par rapport à tout ce qui pourrait paraître compliqué, qui réclamerait des réponses éxigeantes, des réponses modulées.
J'y vois plutôt l'effet de la laïcité agressive à l'égard de la question religieuse avec pour conséquence une aseptisation de la société sur ce qui concerne le fait religieux, garder sa foi chez soi pour ne pas choquer autrui. Une personne ne connaissant rien sur le fait religieux ne comprendra jamais hors des étiquettes sociologiques ce genre d'acte, hors la réponse se trouve sur le terrain de la religion qui reste pour la majorité la grande inconnue, seule cette réponse «  un monde sans religion, un monde sans problème » se dégage.

Cinci a écrit : .. émotion qui peut révéler peut-être une certaine impuissance. 
oui, c'est l'infantilisation de la société, des adolescents se croyant adultes.
Cinci a écrit :  Pourquoi diriez-vous que la psychologie de la foule serait secondaire ? Que vouliez-vous dire ?
Notre monde est tourné sur la psychologie, je pense qu'ici tout le monde connaît Gustave le Bon et son livre la psychologie des foules, avec des bons livres sur la psychosociologie nul besoin d'éterniser la discussion sur une probable récupération politique.

L'élément primordial est la vision marxiste d' E. Todd contre celle de M.Gauchet qui tente d'expliquer par des arguments relevant du fait religieux ces événements, le débat est plus fécond sur ce terrain, que la psychologie de la masse.

Re: Le rôle du PS dans la destruction du pays

par Cinci » jeu. 18 juin 2015, 17:01

Quem quaeritis,

Je faisais allusion à l'incitation passive à "être Charlie".

Ceux qui ne peuvent pas prendre part à la manifestation, comme des voteurs du FN dûment identifiés comme tels, ne peuvent pas non plus être des Français légitimes. Non, ils sont excommuniés de la messe. Le parti socialiste se donne comme le rassembleur de toute la France. C'est là qu'est le problème aussi. Certains veulent monopoliser le discours et ainsi nous délimiter la seule réalité possible. Emmanuel Todd fait simplement allusion au fait que son propre désavoeu de la politique socialiste en place suffirait largement pour qu'il ne soit plus entendu du tout. Le pouvoir oppose une surdité aux critiques. Les mécontents deviennent suspects. Ce sont des raisons pourquoi il aura bien voulu se taire en janvier, dira-t-il.

Enfin, il pourrait y avoir là-dedans l'expression d'une dynamique de pouvoir. On pense à la réduction du «bien» à l'expression de mon seul point de vue, déqualification des contestataires, diabolisation de l'adversaire d'opinion, démagogie, etc.

Haut