par Cinci » lun. 19 janv. 2015, 15:51
- Deuxième épitre à Timothée 1, 3-13
«Je rends grâce à Dieu, à qui je rends un culte à la suite de mes ancêtres avec une conscience pure, lorsque sans relâche je fais mémoire de toi dans mes prières, nuit et jour. J'éprouve, au souvenir de tes larmes, un ardent désir de te revoir, pour être empli de joie. J'évoque le souvenir de la foi sans feinte qui est en toi, celle qui habita d'abord en ta grand-mère Loïs et en ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, est aussi en toi.
Pour ce motif, je te le rappelle : ravive le don de Dieu, qui est en toi par l'imposition de mes mains. Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, d'amour et de modération. [...]
Prends exemple des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l'amour qui est en Christ Jésus. [...] Prends ta part de souffrance, comme un bon soldat de Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s'embarrasse des affaires de la vie, s'il veut plaire à celui qui l'a enrôlé, et si quelqu'un lutte il n'est pas couronné, s'il n'a lutté selon les règles.
[...]
C'est là une parole sûre : Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous tenons, nous régnerons aussi avec lui, si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle; car il ne peut se renier lui-même.»
Jimmy931,
L'apôtre qui est pourtant prisonnier dans les fers au moment où il écrit sa lettre est heureux de son sort (son coeur est en joie), il rend grâce à Dieu pour l'existence de son frère Timothée, de ce que Dieu est présent aussi chez lui,
rend grâce pour la foi juive et non-chrétienne qui était celle de la grand-mère Loïs; le détail est intéressant soit dit en passant.
Il demande à Timothée de raviver le don de Dieu qui est en lui.
Raviver! Pour ce faire, il lui suggère de se comporter comme un bon soldat, c'est à dire de prendre un certain recul par rapport au monde, une distanciation à l'intérieur, pour rechercher d'abord ce qui plaît à l'enrôleur et qui est le Christ manifestement. Or le bon soldat doit accepter de prendre sa part de souffrance. Une mauvaise tristesse - l'acédie - peut souvent provenir du fait que cette part de souffrance est escamotée de quelque façon, et que ce qui devrait être fait ne l'est pas. Ainsi, je devrais communier à la messe, je n'y vais pas; je devrais me confesser, je ne le fais pas; puis le manque de prière ... ou le jeûne qui est inexistant ... à moins que ce soit le manque de charité ... la honte, la honte de se dire chrétien ...
Raviver le don en étant plus conscient de la valeur de celui-ci, en agissant soi-même. Il faut agir. Il y a déjà une joie dans le fait de mener le bon combat et même si l'on ne se donne pas à soi-même une récompense naturellement, quand il faudrait être un peu comme les personnages des béatitudes pour finir (qui seront déprivés de ceci et cela, qui sont encore dans le manque, qui ont faim, etc.)

[size=85][list]Deuxième épitre à Timothée 1, 3-13
«Je rends grâce à Dieu, à qui je rends un culte à la suite de mes ancêtres avec une conscience pure, lorsque sans relâche je fais mémoire de toi dans mes prières, nuit et jour. J'éprouve, au souvenir de tes larmes, un ardent désir de te revoir, pour être empli de joie. J'évoque le souvenir de la foi sans feinte qui est en toi, celle qui habita d'abord en ta grand-mère Loïs et en ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, est aussi en toi.
Pour ce motif, je te le rappelle : ravive le don de Dieu, qui est en toi par l'imposition de mes mains. Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de puissance, d'amour et de modération. [...]
Prends exemple des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l'amour qui est en Christ Jésus. [...] Prends ta part de souffrance, comme un bon soldat de Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s'embarrasse des affaires de la vie, s'il veut plaire à celui qui l'a enrôlé, et si quelqu'un lutte il n'est pas couronné, s'il n'a lutté selon les règles.
[...]
C'est là une parole sûre : Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous tenons, nous régnerons aussi avec lui, si nous le renions, lui aussi nous reniera; si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle; car il ne peut se renier lui-même.»[/list][/size]
Jimmy931,
L'apôtre qui est pourtant prisonnier dans les fers au moment où il écrit sa lettre est heureux de son sort (son coeur est en joie), il rend grâce à Dieu pour l'existence de son frère Timothée, de ce que Dieu est présent aussi chez lui, [i]rend grâce pour la foi juive et non-chrétienne qui était celle de la grand-mère Loïs; le détail est intéressant soit dit en passant[/i].
Il demande à Timothée de raviver le don de Dieu qui est en lui. [b]Raviver![/b] Pour ce faire, il lui suggère de se comporter comme un bon soldat, c'est à dire de prendre un certain recul par rapport au monde, une distanciation à l'intérieur, pour rechercher d'abord ce qui plaît à l'enrôleur et qui est le Christ manifestement. Or le bon soldat doit accepter de prendre sa part de souffrance. Une mauvaise tristesse - l'acédie - peut souvent provenir du fait que cette part de souffrance est escamotée de quelque façon, et que ce qui devrait être fait ne l'est pas. Ainsi, je devrais communier à la messe, je n'y vais pas; je devrais me confesser, je ne le fais pas; puis le manque de prière ... ou le jeûne qui est inexistant ... à moins que ce soit le manque de charité ... la honte, la honte de se dire chrétien ...
Raviver le don en étant plus conscient de la valeur de celui-ci, en agissant soi-même. Il faut agir. Il y a déjà une joie dans le fait de mener le bon combat et même si l'on ne se donne pas à soi-même une récompense naturellement, quand il faudrait être un peu comme les personnages des béatitudes pour finir (qui seront déprivés de ceci et cela, qui sont encore dans le manque, qui ont faim, etc.)
:)