Vocation sacerdotale, prêtre

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Re: Y a-t-il une limite d'âge pour être prêtre ?

par elenos » mer. 17 juin 2015, 20:09

C'est possible bien sûr ... surtout à 40 ans !

Re: Y a-t-il une limite d'âge pour être prêtre ?

par Fée Violine » lun. 15 juin 2015, 21:59

C'est certainement possible, vu qu'il y a des gens qui deviennent prêtres après la retraite. Ainsi le Père Yannik Bonnet (qui écrit des livres sur l'éducation) a été chef d'entreprise, enseignant, marié, père, grand-père, et une fois veuf il est devenu prêtre, et un excellent prêtre !

Y a-t-il une limite d'âge pour être prêtre ?

par angelus_hibou » dim. 14 juin 2015, 13:26

Bonjour,

Depuis 2 ans, je me pose souvent la question, de manière plus ou moins profonde, de savoir si je ne devrais pas devenir prêtre.

Je ressens tous les jours un "appel" de Dieu, et il ne s'épanouit en Bien et en Joie que lorsque je suis le Christ (à la messe, en retraite, en priant, en parlant du Christ aux gens...), le reste du temps, quand je vais au travail, que j'essaye de lier des liens autres qu'à l'église, cet appel est constrit et je souffre "intérieurement" (spirituellement et dans mon corps aussi), c'est très grave ce qui se passe en moi.

Je sais que je dois demander à discerner ma vocation avec un accompagnateur spirituel, mais ma question est de savoir si il existe une limite d'âge pour entrer au séminaire ? Je n'ai vu aucune restriction d'âge sur les sites internet que j'ai visité mais on ne parle que de la vocation des jeunes. Or j'ai presque 40 ans.

Est-ce encore possible à 40 ans d'entrer au séminaire ?

Merci de m'éclairer sur cette question "technique",

Bien cordialement.

Frédéric.

Re: Questions sur la sacerdoce.

par PaxetBonum » sam. 10 janv. 2015, 14:07

Bonjour LaVieDevote,

Je ne suis pas expert mais il me semble que en tout bon sens cela ne peut qu'être faux.
Pourquoi ?
Parce qu'un sacrement ne prend pas du temps à agir pas de temps de distribution comme un médicament.
Il agit "hic et nunc" quand il est dispensé à un fidèle.

Mais si votre confirmation fait suite à une conversion récente il peut y avoir un temps de discernement pour évaluer votre vocation, là c'est logique. D'ailleurs même en cas de conversion ancienne la vocation d'aucun est éprouvée.
Allez en parler à votre curé, votre évêque.

Que Dieu vous bénisse et fasse de vous l'un de ces saints prêtres que je réclame dans mes prières !

Le Sacerdoce

par LaVieDevote » sam. 10 janv. 2015, 13:34

Bonjour,

Je pense que Dieu m'appelle à être prêtre, mais j'ai une question : j'ai été confirmé il y a neuf mois, mais l'appel a commencé il y a deux ans. Un ami américain qui est au séminaire aux États-unis m'a dit que ce n'est pas possible d'entrer au séminaire là-bas, avant deux ans après la confirmation. Est-ce que cette règle existe aussi en France? Je ne la trouve pas dans le droit canonique.

Dans le célibat, l’humanité du prêtre devient dévotion

par jean_droit » jeu. 27 mai 2010, 20:22

Dans le célibat, l’humanité du prêtre devient dévotion

http://zenit.org/article-24571?l=french

Début :

Le card. Bagnasco à l’assemblée plénière des évêques italiens

ROME, Jeudi 27 mai 2010 (ZENIT.org) - A l'approche de la clôture de l'Année sacerdotale, le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence épiscopale italienne (CEI), a voulu rappeler les fondements d'une solide vocation sacerdotale.

Dans son discours à l'ouverture, lundi, des travaux de la 61ème assemblée plénière des évêques italiens, l'archevêque a souligné que le « prêtre agit non en son nom propre mais au nom du Christ Ressuscité, qui est le chef du corps de l'Eglise, et qui devient visible par son action réellement efficace ».

« Grâce à cette présence, a-t-il ajouté, le prêtre fait ce qu'il ne pourrait pas faire tout seul, qui le dépasse et n'est pas à sa portée : consacrer le pain et le vin, pardonner les péchés. C'est pourquoi le prêtre n'est pas prêtre de lui-même ni par œuvre de la communauté, mais seulement pour le sacrement, soit prêtre de Dieu. Ce fait même de ne pas s'enraciner en soi mais en Jésus Christ devient pour lui un lien essentiel et personnel, tout comme le fait de se donner aux autres devient pour lui ‘autoréalisation' et ‘automaturation', au plan humain également ».

« Pour ces raisons mêmes, a-t-il affirmé, l'identité du prêtre - toute relative au Christ - est en somme constituée de son être intérieur et il en nourrit l'action du monde ».

Re: Prêtre ?

par fabrice1972 » mer. 06 janv. 2010, 22:49

j'ai vraiment apprécie ton témoignage j'espère que tu trouveras ton chemin. comme déjà dit je te conseil également d'en parler a tes oncles prêtre

Re: Prêtre ?

par Harfang » lun. 04 janv. 2010, 1:16

Fée Violine l'a dit, Dieu n'appelle pas les plus parfaits !
Quand on pense à ça depuis toujours ça peut être le signe d'un appel, votre père spirituel vous en a peut-être déjà parlé.
Être attiré par les choses de Dieu aussi, et avoir l'impression de perdre son temps avec les choses du monde est aussi un signe. Mais tout ça fait parti du discernement, votre père spirituel, vous connaissant mieux que nous est plus apte à en juger que nous.
Dans tous les cas il faut demander la lumière à Dieu et lui dire : "Seigneur ! que voulez-vous de moi ?" C'est ce que je Lui demande car moi je me sens tiraillé entre toutes les voies en réalité, contrairement à vous, je ne sens pas pour l'instant d'appel précis, ce qui est sûr c'est que je veux servir Dieu mais je ne sais pas où le Seigneur me veux... :incertain:

Jésus appelle, et si vous sentez qu'il le fait pour vous, n'ayez pas peur et confiez-vous à sa volonté. Vous serez le plus heureux là où sera votre vocation.

Re: Prêtre ?

par Kerniou » sam. 02 janv. 2010, 18:34

Témoignage émouvant Enyo. Vivez et laissez- vous porter par Dieu, Il vous guidera vers la vocation qu'Il vous destine.

Re: Prêtre ?

par zélie » jeu. 31 déc. 2009, 12:21

Votre témoignage est magnifique et je suis d'accord avec Fée Violine. C'est normal que le doute vous travaille, vous tiraille, et ce doute ne vous lâchera peut être pas facilement, il vous faudra le vaincre, le balayer, et à 17 ans, de plus si on est un peu timide, un peu indécis, je comprends que pour vous ce ne soit pas facile. Mais lutter contre lui vous rendra plus fort, bien plus décidé, et surtout bien plus au clair avec vous-même. Tout est grâce si on décide de tout utiliser en vue de la grâce.

Pour vous aider dans votre cheminement, vous avez beaucoup de ressources, alors ne vous gênez pas pour y recourir. Vous avez votre lycée religieux, ses profs; vous avez votre directeur spirituel, qui me semble très bien, vous avez vos oncles... avec autant d'anges gardiens près de vous, dites-vous que vous ne risquez rien, d'autant que toutes ces personnes sont très bien placées pour prier pour votre discernement, et que jamais elles ne vous inciteront à être ce que vous ne seriez pas appelé à être. Personne ne vous veut prêtre si ce n'est pas votre chemin (mais bon, j'espère que ça l'est, c'est sûr, c'est tellement beau et ça porte à tous tellement de joie de vous savoir appelé), mais je veux dire, personne ne vous forcera. D'un autre coté, à vous de faire en sorte de construire votre projet, ou plutôt votre chemin.

Et pour se genre de choses, s'en remettre à Dieu dans la prière, ce que vous faites très bien, est un excellent début.

Je vous souhaite un chemin de joie et de lumière pour cette année 2010, mais de grâce, revenez dans un an nous dire où vous en êtes!

Zélie

Re: Prêtre ?

par Enyo32 » jeu. 31 déc. 2009, 11:45

Bonjour,

Et merci à vous de m'avoir répondu !
Théophile a écrit :Souvent Dieu aime choisir les petits, les riens, les nuls pour faire éclater sa puissance, son amour. Il vous montrera tôt ou tard votre petitesse, ne vous en faites pas de ce côté-là :> .
Il me l'a déjà montrée de nombreuses fois, rassurez-vous ! :-D
Théophile a écrit :Bon je me calme, à cause de votre témoignage j'ai le cœur qui déborde de joie. C'est contagieux tout ça :-D .
Content d'avoir pu vous rendre heureux ! :)
Christophe a écrit :Merci de nous tenir informé de la suite des « évènements » ! ;)
Ne vous inquiétez pas, je le ferai. Mais à mon avis il faudra encore attendre un certain moment avant qu'il y en ai d'autres.

En passant, jJe viens de lire le témoignage d'Arzur, ici : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 130&t=4477

Je trouve qu'il ressemble à certains endroits au mien. C'est drôle ! :)

Je souhaite de joyeuses fêtes à tout le monde !

PS : priez pour moi !

Re: Prêtre ?

par Théophile » mer. 30 déc. 2009, 16:18

Merci Enyo pour votre témoignage !
Pour moi c'est clair, votre joie déborde de partout ! Je ne pense pas que votre directeur spirituel se soit trompé.
N'ayez pas peur, Jésus n'enlève rien et donne tout (Benoît XVI) !
Enyo32 a écrit :Et puis, n'est-ce pas un peu orgueilleux que de se dire "choisi" par Dieu ?
Souvent Dieu aime choisir les petits, les riens, les nuls pour faire éclater sa puissance, son amour. Il vous montrera tôt ou tard votre petitesse, ne vous en faites pas de ce côté-là :> .

Bon je me calme, à cause de votre témoignage j'ai le cœur qui déborde de joie. C'est contagieux tout ça :-D .

Cordialement,
Théophile

Re: Prêtre ?

par Christophe » lun. 28 déc. 2009, 21:30

Bonsoir Enyo !

Très beau témoignage, effectivement… Je ne suis pas compétent pour vous dire si cet appel est authentique, mais je pense que votre directeur spirituel va vous mettre en relation avec le service diocésain des vocations… sans doute vous sera-t-il demandé d'achever une formation professionnalisante avant d'entrer au séminaire… peut-être précédé — selon le diocèse où vous habitez — d'une année de « propédeutique ». Puisque vous avez des oncles prêtres, n'hésitez pas à évoquer la question avec eux…

Merci de nous tenir informé de la suite des « évènements » ! ;)

Que Dieu vous bénisse et vous aide à discerner votre vocation…
Christophe

Re: Prêtre ?

par Fée Violine » lun. 28 déc. 2009, 20:09

Bonjour Enyo et merci pour votre témoignage.
C'est bien normal que vous ayez des doutes.
et si je me trompais, et mon père spirituel aussi ? (je suis peut être trop pessimiste) Après tout, je suis si jeune, pourquoi aurais-je la chance d'avoir trouvé ma vocation alors que d'autres la cherchent pendant 10 ans ou plus...(surtout que je n'ai même pas cherché : je en savais pas que Dieu appelait) ? Et puis, n'st-ce pas un peu orgeuilleux que de se dire "choisis" par Dieu ?
Si vous vous trompez, vous allez vous en apercevoir un jour ou l'autre, car entre l'appel de Dieu et l'ordination, il se passe bien des années.
Trouver sa vocation (religieuse ou pour un métier) quand on est jeune, c'est une chance assez rare, mais ça arrive, donc pourquoi pas vous ?
Quant à l'orgueil : dites-vous que Dieu ne choisit pas forcément les meilleurs ! Il choisit qui il veut, on ne sait pas pourquoi mais Lui il le sait. C'est pour sa gloire, pas pour la vôtre ! Remerciez-le !

Prêtre ?

par Enyo32 » lun. 28 déc. 2009, 19:53

Bonjour à tous,

J'ai 17 ans, je suis issu d'une famille profondément catholique (tous mes oncles sont prêtres) et je me demande si Dieu ne m'appellerait pas moi aussi à être prêtre. J'explique mon parcours :

:arrow: Vers l'âge de 6 ou 7 ans, alors que la plupart des enfants rêvaient d'être pompiers, policiers ou quelquechose dans le genre, je voulais devenir prêtre. Pourquoi ? parce que ce qu'il faisait, pendant la messe, me semblait beau. Il me paraissait être une personne différente des autres. J'étais fasciné par lui. Mais mes connaissances sur le christianisme et Dieu, étaient évidement déplorables: je ne savais
même pas ce qu'était un chrétien.

:arrow: Petit à petit, mon désir s'est évanoui, car comme tous les enfants, la plupart du moins, en grandissant, on oublie le métier que l'on souhaitait faire.
Puis J'ai carrément perdu la foi. Je croyais, jusqu'à l'âge de 16 ans, en Dieu, car je me disais que il y avait forcément quelqu'un à l'origine de l'Univers, de ce que je voyais. Je n'acceptais pas l'idée du Hasard. Mais je me foutais de lui. je voulais qu'il soit comme je le voulais. Je voulais qu'il me laisse tranquille car je le laissais tranquille. Je trouvais que c'était bien ainsi. Je ne faisais pas ma prière. Je dormais pendant les cours de cathé et pendant la messe que je redoutais car l'on m'y avais mis comme enfant de coeur, tous les dimanches, pour mon plus grand malheur. Ma vision du monde était alors pessimiste. Je ne croyais pas en l'avenir, je croyais de toutes façon que je vivrais la fin du monde.
Malgré tout, dès que j'entendais quelqu'un parler des prêtres, ou des prêtres parler de leur vocation ou demander si des gens, parmi nous, ne se demandaient pas si Dieu les appelaient à le suivre, je devenais tout rouge et j'avais l'impression d'être désigné et qu'on me regardait, car je me sentais concerné. Et je ne savais pas pourquoi je ressentais cette gène. Je me disais que tout le monde la ressentait.
Je pense également que le fait d'être enfant de coeur pendant de nombreuses années (6 ou 7 ans) et de voir des prêtres de près à maintenu ma vocation en éveil. Mais l'idée de devenir prêtre était alors bien loin de moi.
Tout cela a donc duré jusqu'à l'âge de 16 ans (donc une dizaine d'années).

:arrow: L'année dernière, donc, je change d'établissement scolaire, sans trop savoir pourquoi aller dans ce nouveau plutôt qu'un autre. Cet établissement est catholique privé, comme l'ancien.
A la toussaint 2009, un groupe à l'école propose d'aller passer un weekend à Ars. Je décide d'y aller car ce WE, j'ai justement scout et il fait froid. Cela me permettra de dormir au chaud.
Et je vais revenir "transformé" de ce WE. Pas complètement, mais quelques changements s'opèrent : ma vision du monde est moins pessimiste, je refais ma prière tous les soirs (succinte mais présente), je m'intéresse à la messe (je l'écoute), aux cours de cathé... Je retrouve la foi et n'ai pas peur de me proclamer catholique. Impossible de décrire ce qui m'a changé lors du WE. En soi, il n'était pas extraordinaire (prières, topos... que j'écoutais d'une oreille). Peut-être le calme et la sérénité qui y régnait. Dieu m'a touché et a opéré un grand changement dans mon coeur.
Durant les mois qui suivent, naît en moi l'envie de me consacrer à Dieu, de faire un métier qui le glorifiera, qui est en rapport avec ma religion (par exemple travailler dans une association caritative). Ce qui est bizarre est que je ne pense pas alors une seconde à devenir prêtre. Je ne voulais absolument pas.
Je me souviens, mais je suis incapable de me rappeller quand (peut-être pendant le WE ?) que j'ai dit "oui" à Dieu. Je lui ai demandé qu'il fasse ce qu'il voulait de moi, je lui ai dit que je me donnais entièrement à lui, dans une prière.
Cela va durer jusqu'à Pâques 2009 (en pleine année du prêtre, ce qui n'est peut être pas anodin).

:arrow: Là, j'apprends que toute ma famille plus des amis (en tout une trentaine de personnes) vont partir en pélerinage avec un prêtre que nous connaissons bien, en Terre Sainte. Ma première réaction est de ne pas avoir envie d'y aller : j'ai peur des accidents d'avions. :-D
C'est là que lors d'un sermon, pendant la célébration d'une messe à Jérusalem, que je vais à nouveau, depuis dix ans, ressentir l'appel d'être prêtre. Le sermon parle des vocations. Evidemment, comme à chaque fois, je deviens rouge comme une tomate. Sauf que là, ma gène sera plus forte que d'habitude :

• Tout d'abord parce que le prêtre dit: "je SAIS que parmi vous certains se demandent si Dieu ne les appelles pas, etc..." A ce moment, j'étais convaincu à 100% que le prêtre pensait à moi lorsqu'il disait cela. (alors que paradoxalement je ne me demandais rien du tout, je ne savais pas que Dieu pouvait appeler les gens. Je pensais que l'on choisissait de devenir prêtre, c'est tout. D'autant plus que les "certains" désignés, ce que j'apprendrais plus tard, sont en fait 2 filles du groupe qui avaient parlé de leur vocation avec le prêtre). Ce discours, je l'avais déjà entendu de nombreuses fois. Mais là, ma gène n'a jamais été aussi forte.
• Ensuite parce que Dieu lui-même était là. Je sentais, lors du sermon, une présence palpable du Saint Esprit. J'avais l'impression que quelque chose de puissant mais en même temps quelque chose d'infiniment doux était là. Le prêtre lui-même l'a dit à la fin de la messe. Mes parents m'ont fait remarqué qu'ils avaient sentis "le Ciel descendu sur Terre". Je me souviens d'avoir vu des personnes pleurer. La aussi, impossible de décrire tout ce que j'ai ressenti lors du sermon. (Bohneur intense, bouleversement,...) Ce discours, comme je l'ai déjà dit, je l'avais déjà entendu. Mais là, j'ai enfin compris pourquoi je ressentais une gène : j'ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux et j'ai compris (je me dis que c'est le Saint-Esprit, qui était là, qui me l'a fait comprendre, puisque j'étais imcapable de le faire avant) que Dieu m'appellait à être prêtre. A la fin de la messe, j'en avais la certitude. Cela paraissait une évidence. Mais cela m'a dans les jours qui suivirent beaucoup attristé et découragé : je ne voulais absolument pas devenir prêtre. J'étais déprimé, ma mère me croyait même malade.
Petit à petit, je l'ai accepté, et un mois plus tard j'étais, comme aujourd'hui, heureux et pressé de pouvoir le devenir.
Pendant le pèlerinage, il y a eu d'autres effusions du Saint Esprit, où l'on sentait une présence palpable au milieu de nous, douce, puissante, majestueuse (c'est difficile à décrire) .

:arrow: Au retour du pèlerinage, ma foi avait fait un pas de géant : j'étais heureux, carrément transformé, épanoui, j'avais moins peur du regard des autres, ma façon de regarder les filles avait changée, je n'avais plus du tout peur et j'étais même fier de me proclamer catholique (c'est heureusement toujours le cas aujourd'hui)... Je me suis mis à dire des prières plus longues le soir, à lire la Bible, à me renseigner sur la religion catholique, l'Eglise et Dieu... J'avais la soif d'apprendre (je ne savais toujours pas la différence entre un protestant, un catholique, un orthodoxe, et j'ai découvert l'existence des anges gardiens, par exemple...).
J'ai cherché un père spirituel, pour vérifier l'authenticité de l'appel reçu. Je n'en trouvait pas. Et là, signe de Dieu ? : le père qui nous accompagnait lors du pèlerinage est justement nommé dans mon collège, à la rentrée de septembre 2009 !
Depuis, je lui en ai parlé, et lui aussi certifie que l'appel est authentique.
Je n'en ai pas parlé avec mes parents.

Mais je me pose certaines questions : et si je me trompais, et mon père spirituel aussi ? Après tout, je suis si jeune, pourquoi aurais-je la chance d'avoir trouvé ma vocation alors que d'autres la cherchent pendant 10 ans ou plus...(surtout que je n'ai même pas cherché : je en savais pas que Dieu appelait) ? Et puis, n'est-ce pas un peu orgueilleux que de se dire "choisi" par Dieu ?

J'ai certainement oublié de raconter des choses,

Merci beaucoup si vous m'avez lu en entier,

Merci d'avance !

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