par pierresuzanne » dim. 30 nov. 2014, 19:17
Ignotus a écrit :
Ma question est: Oui ou non, Galilée a-t-il été menacé d'éxécution par l'Eglise ?
Cher Ignotus,
Je me permets de vous donner une petite synthèse qui explique la vraie histoire de Galilée.
Galilée (1564-1642) est devenu au fil des siècles le symbole de l'archaïsme de l’Église, de sa cruauté, voire de sa sottise et de sa dangereuse intolérance. Les anticléricaux ont fait de Galilée le chantre de leur étrange combat, motivé par le besoin de dénigrer leurs propres racines.
La vérité est un peu plus nuancée : Galilée est un physicien génial, mais il n'est pas mathématicien... de là provient tous ses problèmes et je vais vous expliquer comment.
Galilée est italien, il enseigne à Padoue de 1592 à 1610 dans une université qui dépend de Venise. Il travaille sur le pendule et la chute des corps et il définit les premières lois mécaniques. Il invente le précurseur de la règle à calcul et fabrique des outils de précision (compas et sextants). En 1597, dans une lettre à Kepler, il affirme soutenir le système de Copernic mais dit refuser de l'enseigner par crainte des moqueries. Il ne craint pas l’Église mais bien l'archaïsme des savants de l'université et leurs sarcasmes.
D'ailleurs, en 1606, il écrit une lettre publique où il réfute vigoureusement l’héliocentrisme de Copernic.
En 1609, les hollandais ont l'idée de juxtaposer deux lentilles dans un tube, la lunette est inventée. En bon mécanicien, Galilée l'améliore et en fabrique une qui grossit 30 fois. Il l'offre au doge de Venise en lui faisant miroiter son utilité lors des engagements militaires. En récompense, son salaire est doublé. Mais très rapidement, en 1610, il a l'idée de pointer sa lunette vers les étoiles. Il découvre alors une multitude d'étoiles fixes inconnues et surtout quatre nouveaux corps mobiles, les quatre satellites de Jupiter. Son raisonnement est simple : si Jupiter a des satellites comme la terre en a un - la lune - cela signifie que la terre a le même statut que Jupiter et qu'elle tourne elle-aussi autour du soleil. Le raisonnement est un peu boiteux - il est incapable de démonter ce qu'il affirme par le calcul - mais il publie néanmoins ses conclusions dans
Le messager des étoiles.
Galilée connaît le triomphe. Invité à Rome en 1611, il est reçu par le pape Paul V. Les jésuites astronomes lui font les honneurs du Collège de Rome. Les Jésuites confirment ses observations de Jupiter auprès de leur supérieur, le Cardinal Bellarmin. Lors d'un banquet réunissant religieux et scientifiques, la lunette de Galilée est baptisée télescope.
Mais Galilée va confondre théologie et sciences...
Aucune loi n'existe alors pour protéger la propriété intellectuelle et aucune publication scientifique ne garde la trace objective de l'antériorité des découvertes. Pour ne pas se faire voler la primauté de ses observations, Galilée prend l'habitude de les raconter sous forme d'anagrammes incompréhensibles. Il enverra ainsi deux fois des synthèses incompréhensibles de ses découvertes astronomiques au naïf Kepler qui passera des semaines à essayer de les décrypter.
Et c'est bien par une querelle de primauté que débute son conflit avec l’Église. En 1614, les jésuites décrivent des taches sur le soleil. Galilée prétend qu'il les a vu le premier, mais qu'il a décrit ses observations en langage codé. Il se lance alors dans une querelle sans fin avec le puissant ordre des Jésuites. Elle aurait pu s'interrompre rapidement mais Galilée va se lancer dans une bataille épistolaire.
En 1615, la
lettre de Galilée à la grande-duchesse Christine sert de nos jours d'argument à ses défenseurs pour affirmer que Galilée a défini très tôt la nécessité de séparer la science de religion. En fait, cela faisait déjà cinq siècles que l’Église en avait reconnu l'utilité en octroyant des
libertas academica aux universités... Dans cette lettre, Galilée s'abrite dans le précédent de Copernic dont il rappelle qu'il était prêtre et que l’Église ne l'a jamais condamné. Il écrit : «
L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on doit aller au ciel, et non comment va le ciel. ».
Dès 1615, la réponse du cardinal Dini est claire : discourir sur les fonctions du Saint Esprit n'est pas de la compétence de Galilée. Qu'il s'occupe donc de sciences et non de théologie ! «
On peut écrire librement tant que l'on reste en dehors de la sacristie » lui signifie-t-il. En conséquence de quoi, en 1616, le pauvre Copernic est mis à l'index, 73 ans après sa mort.
Les Jésuites ont cependant perçu la faiblesse des arguments de Galilée qui n'a pas prouvé que la terre tourne autour du soleil. Faire remarquer que Jupiter a des lunes, ne suffit pas pour mettre la terre en mouvement. En 1616, l’Église, par l'intermédiaire du Cardinal Bellarmin, supérieur des jésuites mais également
Grand Inquisiteur, intime l'ordre à Galilée de ne pas enseigner l'héliocentrisme comme un fait établi. La position de l’Église est que l'observation habituelle du ciel montre que le soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. Avant de proclamer une autre vérité, l’Église souhaite que celle-ci soit démontrée rigoureusement.
L'héliocentrisme n'est encore qu'une hypothèse et doit être enseigné comme telle.
En 1623, Urbain VIII devient pape. C'est un scientifique acquis au système de Copernic. Il a soutenu Galilée lors de sa querelle avec les Jésuites. Galilée est alors toujours incapable de démontrer son hypothèse mathématiquement, d'autant qu'il ignore et refuse les lois de Kepler. Par un étrange entêtement, il voudrait que l’Église confirme l’héliocentrisme, alors qu'il n'est pas encore prouvé. En cela, il ne se conduit pas en scientifique, mais en homme de croyance dogmatique. Galilée est pourtant autorisé par le pape à présenter les différentes hypothèses. En 1632, Galilée s'abrite derrière l'autorisation papale pour publier le
Dialogo, … mais il va y présenter l’héliocentrisme comme la vérité et non comme une hypothèse...et faire preuve d'insolence.
Galilée n'a toujours pas de preuve de l'héliocentrisme et les démonstrations qu'il propose sont erronées. Par exemple, il voit dans les marées la preuve de la mobilité de la terre, alors que la lune en est la cause et non la mobilité de la terre. De plus, dans le
Dialogo, l'héliocentrisme est défendu par des savants respectables, mais le point de vue de l’Église est soutenu par un personnage surnommé « Simplicio », le Simplet. Le Simplet est sot, naturellement, et ses convictions sont présentées de façon grotesque et péremptoire.
L’Église réagit alors et convoque Galilée. Le 22 juin 1633 se passe alors la célèbre scène, où, menacé de torture - formule rituelle juridique que personne n'a l'intention d'appliquer - Galilée doit se rétracter et réfuter Copernic. C'est le pape Urbain VIII, le fervent adepte du système de Copernic, qui lui indique ainsi les limites de la libre pensée et du respect dû à l’Église. Néanmoins sur les dix juges inquisitoriaux, trois s'abstiennent de le condamner, dont le propre frère du pape.
Le Dialogo est interdit. Galilée est maintenu en résidence forcée dans sa propre maison où il continue ses recherches. Quant à l’exécution de sa pénitence – la récitation des psaumes - il charge sa fille, carmélite sous le nom de sœur Marie-Céleste, de les réciter à sa place... et avec l'accord de l’Église.
Il n'en demeure pas moins que Galilée a voulu faire entériner une hypothèse scientifique, non par le calcul ou la démonstration, mais par une affirmation solennelle de l’Église. L'Église s'est dérobée à cette exigence déraisonnable avec le moyen qui était alors le sien : l'Inquisition.
De nos jours, en s'éloignant doucement de leurs origines chrétiennes, nos sociétés reviennent à une vision manichéenne de l'humanité. Elles cherchent à séparer les bons des mauvais et parviennent mal à concevoir que la limite entre bien et mal se trouve au cœur de chaque homme ou au cœur de chaque institution. C'est du moins la conception chrétienne qui veut que chaque homme - ou que chaque institution humaine - soit pécheur, mais néanmoins appelé en même temps à la sanctification. Dans cette optique chrétienne, on pourrait donc penser que Galilée comme l’Église ont eu raison et tort à la fois. Galilée a eu tort de vouloir que l’Église donne un avis scientifique sur l'organisation de l'univers, il a eu tort de se mêler de théologie là où il n'avait aucune compétence, il a eu tort de vouloir imposer un fait scientifique par un dogme d’Église... et il a persévéré 18 ans dans son entêtement avant que l’Église ne fasse preuve d'impatience. Et l’Église a eu tort de le menacer - même symboliquement - de torture, elle a eu tort de se crisper en mettant le chanoine Copernic à l'index et elle a eu tort d’obliger Galilée à se désavouer.
L'Eglise n'a donc pas menacé Galilée de mort, mais "simplement " (si l'on peut dire) de torture, mais sans penser à réellement appliquer cette cruauté.
Ce n'est qu'en 1741, que le pape Benoît XIV donnera l'imprimatur à Galilée,... après avoir observé la preuve scientifique de la justesse de sa théorie.
En 1992, Jean-Paul II reconnaîtra l'erreur de l’Église et souhaitera qu' « Il n'y ait plus jamais un autre cas Galilée ».
Désolé d'avoir été un peu long, mais on raconte de multiples sottises sur Galilée, tant le désir de dénigrer l'Eglise est puissant de nos jours chez nos intellectuels, journalistes, penseurs et même (malheureusement) historiens.
J'espère vous avoir donné ainsi tous les éléments nécessaires pour comprendre la fameuse
affaire Galilée à partir de faits objectifs.
Bien cordialement.
Pierre-Elie.
[quote="Ignotus"]
Ma question est: Oui ou non, Galilée a-t-il été menacé d'éxécution par l'Eglise ?[/quote]
Cher Ignotus,
Je me permets de vous donner une petite synthèse qui explique la vraie histoire de Galilée.
[b][color=#000080]Galilée (1564-1642) est devenu au fil des siècles le symbole de l'archaïsme de l’Église, de sa cruauté, voire de sa sottise et de sa dangereuse intolérance.[/color][/b] Les anticléricaux ont fait de Galilée le chantre de leur étrange combat, motivé par le besoin de dénigrer leurs propres racines. [b][color=#0000BF]La vérité est un peu plus nuancée : Galilée est un physicien génial, mais il n'est pas mathématicien... de là provient tous ses problèmes et je vais vous expliquer comment.[/color][/b]
[b]Galilée est italien, il enseigne à Padoue de 1592 à 1610 dans une université qui dépend de Venise.[/b] Il travaille sur le pendule et la chute des corps et il définit les premières lois mécaniques. Il invente le précurseur de la règle à calcul et fabrique des outils de précision (compas et sextants). En 1597, dans une lettre à Kepler, il affirme soutenir le système de Copernic mais dit refuser de l'enseigner par crainte des moqueries. Il ne craint pas l’Église mais bien l'archaïsme des savants de l'université et leurs sarcasmes. [b]D'ailleurs, en 1606, il écrit une lettre publique où il réfute vigoureusement l’héliocentrisme de Copernic.[/b]
En 1609, les hollandais ont l'idée de juxtaposer deux lentilles dans un tube, la lunette est inventée. En bon mécanicien, Galilée l'améliore et en fabrique une qui grossit 30 fois. Il l'offre au doge de Venise en lui faisant miroiter son utilité lors des engagements militaires. En récompense, son salaire est doublé. Mais très rapidement, en 1610, il a l'idée de pointer sa lunette vers les étoiles. Il découvre alors une multitude d'étoiles fixes inconnues et surtout quatre nouveaux corps mobiles, les quatre satellites de Jupiter. Son raisonnement est simple : si Jupiter a des satellites comme la terre en a un - la lune - cela signifie que la terre a le même statut que Jupiter et qu'elle tourne elle-aussi autour du soleil. Le raisonnement est un peu boiteux - il est incapable de démonter ce qu'il affirme par le calcul - mais il publie néanmoins ses conclusions dans [i]Le messager des étoiles[/i].
[b][color=#0000BF]Galilée connaît le triomphe. Invité à Rome en 1611, il est reçu par le pape Paul V. [/color][/b]Les jésuites astronomes lui font les honneurs du Collège de Rome. Les Jésuites confirment ses observations de Jupiter auprès de leur supérieur, le Cardinal Bellarmin. Lors d'un banquet réunissant religieux et scientifiques, la lunette de Galilée est baptisée télescope.
[b][color=#800040]Mais Galilée va confondre théologie et sciences...[/color][/b]
Aucune loi n'existe alors pour protéger la propriété intellectuelle et aucune publication scientifique ne garde la trace objective de l'antériorité des découvertes. Pour ne pas se faire voler la primauté de ses observations, Galilée prend l'habitude de les raconter sous forme d'anagrammes incompréhensibles. Il enverra ainsi deux fois des synthèses incompréhensibles de ses découvertes astronomiques au naïf Kepler qui passera des semaines à essayer de les décrypter.[b] Et c'est bien par une querelle de primauté que débute son conflit avec l’Église.[/b] En 1614, les jésuites décrivent des taches sur le soleil. Galilée prétend qu'il les a vu le premier, mais qu'il a décrit ses observations en langage codé. Il se lance alors dans une querelle sans fin avec le puissant ordre des Jésuites. Elle aurait pu s'interrompre rapidement mais Galilée va se lancer dans une bataille épistolaire.
En 1615, la [i]lettre de Galilée à la grande-duchesse Christine[/i] sert de nos jours d'argument à ses défenseurs pour affirmer que Galilée a défini très tôt la nécessité de séparer la science de religion. En fait, cela faisait déjà cinq siècles que l’Église en avait reconnu l'utilité en octroyant des [i]libertas academica[/i] aux universités... Dans cette lettre, Galilée s'abrite dans le précédent de Copernic dont il rappelle qu'il était prêtre et que l’Église ne l'a jamais condamné. Il écrit : « [i]L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on doit aller au ciel, et non comment va le ciel.[/i] ».
[b]Dès 1615, la réponse du cardinal Dini est claire :[/b] discourir sur les fonctions du Saint Esprit n'est pas de la compétence de Galilée. Qu'il s'occupe donc de sciences et non de théologie ! « [i]On peut écrire librement tant que l'on reste en dehors de la sacristie[/i] » lui signifie-t-il. En conséquence de quoi, en 1616, le pauvre Copernic est mis à l'index, 73 ans après sa mort.
[b][color=#0000BF]Les Jésuites ont cependant perçu la faiblesse des arguments de Galilée qui n'a pas prouvé que la terre tourne autour du soleil.[/color][/b] Faire remarquer que Jupiter a des lunes, ne suffit pas pour mettre la terre en mouvement. En 1616, l’Église, par l'intermédiaire du Cardinal Bellarmin, supérieur des jésuites mais également [i]Grand Inquisiteur[/i], intime l'ordre à Galilée de ne pas enseigner l'héliocentrisme comme un fait établi. La position de l’Église est que l'observation habituelle du ciel montre que le soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. Avant de proclamer une autre vérité, l’Église souhaite que celle-ci soit démontrée rigoureusement.[b] L'héliocentrisme n'est encore qu'une hypothèse et doit être enseigné comme telle.
[/b]
En 1623, Urbain VIII devient pape. C'est un scientifique acquis au système de Copernic. Il a soutenu Galilée lors de sa querelle avec les Jésuites. Galilée est alors toujours incapable de démontrer son hypothèse mathématiquement, d'autant qu'il ignore et refuse les lois de Kepler. Par un étrange entêtement, il voudrait que l’Église confirme l’héliocentrisme, alors qu'il n'est pas encore prouvé. En cela, il ne se conduit pas en scientifique, mais en homme de croyance dogmatique. Galilée est pourtant autorisé par le pape à présenter les différentes hypothèses. En 1632, Galilée s'abrite derrière l'autorisation papale pour publier le [i]Dialogo[/i], … mais il va y présenter l’héliocentrisme comme la vérité et non comme une hypothèse...et faire preuve d'insolence.
[b]Galilée n'a toujours pas de preuve de l'héliocentrisme et les démonstrations qu'il propose sont erronées.[/b] Par exemple, il voit dans les marées la preuve de la mobilité de la terre, alors que la lune en est la cause et non la mobilité de la terre. De plus, dans le [i]Dialogo[/i], l'héliocentrisme est défendu par des savants respectables, mais le point de vue de l’Église est soutenu par un personnage surnommé « Simplicio », le Simplet. Le Simplet est sot, naturellement, et ses convictions sont présentées de façon grotesque et péremptoire.
[b]L’Église réagit alors et convoque Galilée.[/b] Le 22 juin 1633 se passe alors la célèbre scène, où, menacé de torture - formule rituelle juridique que personne n'a l'intention d'appliquer - Galilée doit se rétracter et réfuter Copernic. C'est le pape Urbain VIII, le fervent adepte du système de Copernic, qui lui indique ainsi les limites de la libre pensée et du respect dû à l’Église. Néanmoins sur les dix juges inquisitoriaux, trois s'abstiennent de le condamner, dont le propre frère du pape. [i]Le Dialogo[/i] est interdit. Galilée est maintenu en résidence forcée dans sa propre maison où il continue ses recherches. Quant à l’exécution de sa pénitence – la récitation des psaumes - il charge sa fille, carmélite sous le nom de sœur Marie-Céleste, de les réciter à sa place... et avec l'accord de l’Église.
[color=#0000BF][b]Il n'en demeure pas moins que Galilée a voulu faire entériner une hypothèse scientifique, non par le calcul ou la démonstration, mais par une affirmation solennelle de l’Église. L'Église s'est dérobée à cette exigence déraisonnable avec le moyen qui était alors le sien : l'Inquisition.[/b][/color]
De nos jours, en s'éloignant doucement de leurs origines chrétiennes, nos sociétés reviennent à une vision manichéenne de l'humanité. Elles cherchent à séparer les bons des mauvais et parviennent mal à concevoir que la limite entre bien et mal se trouve au cœur de chaque homme ou au cœur de chaque institution. C'est du moins la conception chrétienne qui veut que chaque homme - ou que chaque institution humaine - soit pécheur, mais néanmoins appelé en même temps à la sanctification. Dans cette optique chrétienne, on pourrait donc penser que Galilée comme l’Église ont eu raison et tort à la fois. Galilée a eu tort de vouloir que l’Église donne un avis scientifique sur l'organisation de l'univers, il a eu tort de se mêler de théologie là où il n'avait aucune compétence, il a eu tort de vouloir imposer un fait scientifique par un dogme d’Église... et il a persévéré 18 ans dans son entêtement avant que l’Église ne fasse preuve d'impatience. Et l’Église a eu tort de le menacer - même symboliquement - de torture, elle a eu tort de se crisper en mettant le chanoine Copernic à l'index et elle a eu tort d’obliger Galilée à se désavouer.
[b]L'Eglise n'a donc pas menacé Galilée de mort, mais "simplement " (si l'on peut dire) de torture, mais sans penser à réellement appliquer cette cruauté.[/b]
[color=#000080][b]Ce n'est qu'en 1741, que le pape Benoît XIV donnera l[i]'imprimatur[/i] à Galilée,... après avoir observé la preuve scientifique de la justesse de sa théorie.
En 1992, Jean-Paul II reconnaîtra l'erreur de l’Église et souhaitera qu' «[i] Il n'y ait plus jamais un autre cas Galilée[/i] ».[/b][/color]
Désolé d'avoir été un peu long, mais on raconte de multiples sottises sur Galilée, tant le désir de dénigrer l'Eglise est puissant de nos jours chez nos intellectuels, journalistes, penseurs et même (malheureusement) historiens.
J'espère vous avoir donné ainsi tous les éléments nécessaires pour comprendre la fameuse [i]affaire Galilée[/i] à partir de faits objectifs.
Bien cordialement.
Pierre-Elie.