par Gnôsis » jeu. 30 oct. 2014, 20:51
Bonsoir Tian,
Pour essayer de répondre, au moins partiellement à votre question, je dirai simplement que nul ne peut prétendre avoir échappé à l'influence de vingt siècles de Christianisme et même l'athée le plus convaincu, en affirmant le contraire, se trompe lourdement. De plus, c'est grâce au Christianisme que l'Occident a pu trouver la liberté qui était nécessaire afin de développer ses recherches et atteindre les niveaux de la technologie que nous connaissons. Ces mêmes technologies s'étant répandues dans le monde entier, ont - et ceci n'est pas très connu - ont apporté dans leurs bagages le savoir vivre et le savoir penser chrétien sans qu'il soit nécessaire d'avoir des missionnaires.
Pour en revenir à votre sujet, si la personne que vous décrivez fait le bien de façon naturelle, sans vraiment chercher sa récompense, elle pense et agit alors comme une chrétienne catholique, les sacrements en moins ce qui est dommage. Au niveau de ses possibilités de salut, je pense que si elle est vraiment sincère elle en bénéficiera.
Mais il reste quand même un problème qui passe souvent inaperçu au croyant. Je me rappelle un texte de Saint Augustin par lequel il racontait qu'on lui posait souvent la même question que la vôtre, ou à peu près, et les gens qui l'interrogeaient, se croyant bons parce qu'ils ne pensaient qu'à faire le bien, s'étonnaient d'être soumis aux malheurs de ce monde comme "les méchants". Saint-Augustin répondit que les bonnes actions qu'ils faisaient étaient insuffisantes aux yeux de Dieu car, chaque fois qu'ils surprenaient quelqu'un en train de faire le mal, ils préféraient ne rien dire et regarder ailleurs. Saint Augustin leur rappelait alors que le véritable chrétien porte une lourde responsabilité par rapport aux gens qu'ils rencontrent sur leur route, car tout doit être fait pour leur permettre de se détourner du péché, même si on risque toujours quelque chose à agir ainsi.
En somme, cette explication de St Augustin est très actuelle; qui, en effet, de nos jours, ira faire remarquer à quelqu'un dans la rue qu'il agit mal, même en prenant le maximum de précautions oratoires ? Personne ! C'est sur ce point que nous n'arrêtons pas de pécher par peur de perdre un peu de notre tranquillité bourgeoise. On ne rentre pas bourgeoisement en Dieu.
J'espère avoir suffisamment répondu à votre problème et vous souhaite une bonne soirée. Que Dieu vous garde.
Bonsoir Tian,
Pour essayer de répondre, au moins partiellement à votre question, je dirai simplement que nul ne peut prétendre avoir échappé à l'influence de vingt siècles de Christianisme et même l'athée le plus convaincu, en affirmant le contraire, se trompe lourdement. De plus, c'est grâce au Christianisme que l'Occident a pu trouver la liberté qui était nécessaire afin de développer ses recherches et atteindre les niveaux de la technologie que nous connaissons. Ces mêmes technologies s'étant répandues dans le monde entier, ont - et ceci n'est pas très connu - ont apporté dans leurs bagages le savoir vivre et le savoir penser chrétien sans qu'il soit nécessaire d'avoir des missionnaires.
Pour en revenir à votre sujet, si la personne que vous décrivez fait le bien de façon naturelle, sans vraiment chercher sa récompense, elle pense et agit alors comme une chrétienne catholique, les sacrements en moins ce qui est dommage. Au niveau de ses possibilités de salut, je pense que si elle est vraiment sincère elle en bénéficiera.
Mais il reste quand même un problème qui passe souvent inaperçu au croyant. Je me rappelle un texte de Saint Augustin par lequel il racontait qu'on lui posait souvent la même question que la vôtre, ou à peu près, et les gens qui l'interrogeaient, se croyant bons parce qu'ils ne pensaient qu'à faire le bien, s'étonnaient d'être soumis aux malheurs de ce monde comme "les méchants". Saint-Augustin répondit que les bonnes actions qu'ils faisaient étaient insuffisantes aux yeux de Dieu car, chaque fois qu'ils surprenaient quelqu'un en train de faire le mal, ils préféraient ne rien dire et regarder ailleurs. Saint Augustin leur rappelait alors que le véritable chrétien porte une lourde responsabilité par rapport aux gens qu'ils rencontrent sur leur route, car tout doit être fait pour leur permettre de se détourner du péché, même si on risque toujours quelque chose à agir ainsi.
En somme, cette explication de St Augustin est très actuelle; qui, en effet, de nos jours, ira faire remarquer à quelqu'un dans la rue qu'il agit mal, même en prenant le maximum de précautions oratoires ? Personne ! C'est sur ce point que nous n'arrêtons pas de pécher par peur de perdre un peu de notre tranquillité bourgeoise. On ne rentre pas bourgeoisement en Dieu.
J'espère avoir suffisamment répondu à votre problème et vous souhaite une bonne soirée. Que Dieu vous garde.