par Teano » jeu. 01 mai 2014, 21:08
Bonsoir Tinga,
S'agirait-il de Didier Long ?
Quoi qu'il en soit, je comprends votre agacement et le partage. Les chrétiens n'observent pas le sabbat parce qu'ils ne sont pas juifs et parce que c'est la Résurrection du Christ qui est notre véritable repos, notre paix, qui vient du Seigneur.
La position de cet auteur est fondamentalement fausse et ses conclusions erronées. Il est difficile de tout détailler mais voici quelques éléments de réponses qui vous rassureront je l'espère.
Ce monsieur n'est probablement qu'un ultime avatar d'une des 2 déviances récurrentes auxquelles l'Eglise a du faire face depuis son origine : la gnose et les tenants d'un retour aux pratiques du judaïsme (souvent en s'appuyant sur la parole de Jésus : "pas un iota de la Loi ne passera" et aussi sur le fait que les Apôtres étaient juifs,ont pratiqué la Torah). De ce point de vue, ce qui était faux il y a 2000 ans peut difficilement être vrai aujourd'hui.
Ce point a été réglé très tôt dans l'histoire de l'Eglise puisqu'en 49, le concile de Jérusalem a décidé que les chrétiens d'origine non-juive ne seraient pas astreints à respecter la Torah ni à se convertir au judaïsme comme condition préalable à leur baptême.
Ensuite, ces néo-judéo-chrétiens tiennent Jésus-Christ pour un simple "réformateur" du judaïsme, un respectable rabbi qui aurait voulu ramener son peuple et uniquement son peuple vers une observance spécifique de la Torah. L'ouverture de l'Evangile aux nations apparait dès lors comme un accident historique voire une trahison de l'intention et de la pensée de son fondateur. La conclusion "logique" de cette démarche est la suivante : "pour être un bon chrétien, il faut être un bon juif". Votre auteur en est rendu à ce point où, croyant être fidèle à Jésus, il s'apprête à le renier.
Rien dans le raisonnement de ce monsieur ne tient parce qu'il ignore volontairement la place et le rôle dévolus par Dieu à Israël : annoncer et préparer la venue du Christ. C'est le Christ qui est le cœur de la Loi et des Prophètes. L'absolu, c'est Lui. Votre auteur considère à l'inverse que l'absolu, c'est la Torah. S'il était lui-même juif, on ne lui en tiendrait aucune rigueur mais là où c'est simplement malhonnête, c'est qu'il affirme que c'est le vrai christianisme !
Ce que votre auteur se gardera bien de dire, c'est que les judéo-chrétiens "historiques" ont disparu faute d'avoir su sauter le pas de l'Evangile et accepter l'ouverture aux nations : ils ont préféré, comme ce monsieur le revendique, rester attachés à leurs usages ancestraux -ce qui est humainement bien compréhensible- et que c'est là qu'a résidé leur reniement de l'Evangile. Ceux-là en s'attachant au signe de l'ancienne alliance (Torah, sabbat, circoncision, pureté rituelle et alimentaire), ont clairement rejeté la nouvelle.
Le danger de ces thèses qui font florès aujourd'hui est bien de nous faire répéter cette erreur qui a été fatale en son temps à ces chrétiens en qui la Parole a été semée, a germé mais a séché, par excès de racines plutôt que par leur absence.
Dans la paix du Christ, notre Pâque et notre repos véritable,
Teano
Bonsoir Tinga,
S'agirait-il de Didier Long ?
Quoi qu'il en soit, je comprends votre agacement et le partage. Les chrétiens n'observent pas le sabbat parce qu'ils ne sont pas juifs et parce que c'est la Résurrection du Christ qui est notre véritable repos, notre paix, qui vient du Seigneur.
La position de cet auteur est fondamentalement fausse et ses conclusions erronées. Il est difficile de tout détailler mais voici quelques éléments de réponses qui vous rassureront je l'espère.
Ce monsieur n'est probablement qu'un ultime avatar d'une des 2 déviances récurrentes auxquelles l'Eglise a du faire face depuis son origine : la gnose et les tenants d'un retour aux pratiques du judaïsme (souvent en s'appuyant sur la parole de Jésus : "pas un iota de la Loi ne passera" et aussi sur le fait que les Apôtres étaient juifs,ont pratiqué la Torah). De ce point de vue, ce qui était faux il y a 2000 ans peut difficilement être vrai aujourd'hui.
Ce point a été réglé très tôt dans l'histoire de l'Eglise puisqu'en 49, le concile de Jérusalem a décidé que les chrétiens d'origine non-juive ne seraient pas astreints à respecter la Torah ni à se convertir au judaïsme comme condition préalable à leur baptême.
Ensuite, ces néo-judéo-chrétiens tiennent Jésus-Christ pour un simple "réformateur" du judaïsme, un respectable rabbi qui aurait voulu ramener son peuple et uniquement son peuple vers une observance spécifique de la Torah. L'ouverture de l'Evangile aux nations apparait dès lors comme un accident historique voire une trahison de l'intention et de la pensée de son fondateur. La conclusion "logique" de cette démarche est la suivante : "pour être un bon chrétien, il faut être un bon juif". Votre auteur en est rendu à ce point où, croyant être fidèle à Jésus, il s'apprête à le renier.
Rien dans le raisonnement de ce monsieur ne tient parce qu'il ignore volontairement la place et le rôle dévolus par Dieu à Israël : annoncer et préparer la venue du Christ. C'est le Christ qui est le cœur de la Loi et des Prophètes. L'absolu, c'est Lui. Votre auteur considère à l'inverse que l'absolu, c'est la Torah. S'il était lui-même juif, on ne lui en tiendrait aucune rigueur mais là où c'est simplement malhonnête, c'est qu'il affirme que c'est le vrai christianisme !
Ce que votre auteur se gardera bien de dire, c'est que les judéo-chrétiens "historiques" ont disparu faute d'avoir su sauter le pas de l'Evangile et accepter l'ouverture aux nations : ils ont préféré, comme ce monsieur le revendique, rester attachés à leurs usages ancestraux -ce qui est humainement bien compréhensible- et que c'est là qu'a résidé leur reniement de l'Evangile. Ceux-là en s'attachant au signe de l'ancienne alliance (Torah, sabbat, circoncision, pureté rituelle et alimentaire), ont clairement rejeté la nouvelle.
Le danger de ces thèses qui font florès aujourd'hui est bien de nous faire répéter cette erreur qui a été fatale en son temps à ces chrétiens en qui la Parole a été semée, a germé mais a séché, par excès de racines plutôt que par leur absence.
Dans la paix du Christ, notre Pâque et notre repos véritable,
Teano