par prodigal » jeu. 06 mars 2014, 11:43
Je remarque quelque chose qui me paraît capital dans l'extrait d'Humanae Vitae que vous avez posté. C'est la référence à la loi naturelle. L'enseignement de l'Eglise ne se présente donc pas ici comme l'expression d'une révélation particulière, mais comme valant pour tout homme, y compris non croyant, et faisant l'objet d'une démarche rationnelle.
Or, et ceci répond à mike.adoo, que je remercie au passage, il me paraît difficile de dire que selon la loi naturelle tout acte sexuel est impur. Et je crois même ne pas me tromper en affirmant que l'Eglise n'a jamais prétendu cela. Au contraire, il me semble que le but de l'enseignement de l'Eglise en matière de sexualité est de séparer le bon grain de l'ivraie, de discriminer l'amour béni de Dieu, y compris dans sa dimension érotique, de la luxure.
Mais le problème est que cette discrimination est très malaisée. De l'impureté peut bien entendu être présente même dans le plus bel amour, là dessus mike.adoo a raison, et inversement même dans l'appétit sexuel et le libertinage il y a de l'attention à autrui et de l'affection, il n'y a pas que de l'égoïsme.
Je crois que l'Eglise catholique a voulu donner un critère objectif de séparation du pur et de l'impur (alors que je suppose que chez les protestants, conformément à leur spiritualité, chacun est appelé à s'examiner lui-même). Ce critère, c'est l'acceptation de l'enfant. L'acte sexuel est pur si et seulement si son intention est la fécondation. Mais si ce critère a l'avantage d'être aisément vérifiable, il est aisé de comprendre que ce n'est pas le bon. La question est de savoir si la pensée sur ce sujet est verrouillée, ce qui à mon sens condamnerait à moyen terme le catholicisme, ou s'il n'est pas possible d'affiner le dogme sans le trahir.
Je remarque quelque chose qui me paraît capital dans l'extrait d'[i]Humanae Vitae[/i] que vous avez posté. C'est la référence à la loi [b]naturelle[/b]. L'enseignement de l'Eglise ne se présente donc pas ici comme l'expression d'une révélation particulière, mais comme valant pour tout homme, y compris non croyant, et faisant l'objet d'une démarche rationnelle.
Or, et ceci répond à mike.adoo, que je remercie au passage, il me paraît difficile de dire que selon la loi naturelle tout acte sexuel est impur. Et je crois même ne pas me tromper en affirmant que l'Eglise n'a jamais prétendu cela. Au contraire, il me semble que le but de l'enseignement de l'Eglise en matière de sexualité est de séparer le bon grain de l'ivraie, de discriminer l'amour béni de Dieu, y compris dans sa dimension érotique, de la luxure.
Mais le problème est que cette discrimination est très malaisée. De l'impureté peut bien entendu être présente même dans le plus bel amour, là dessus mike.adoo a raison, et inversement même dans l'appétit sexuel et le libertinage il y a de l'attention à autrui et de l'affection, il n'y a pas que de l'égoïsme.
Je crois que l'Eglise catholique a voulu donner un critère objectif de séparation du pur et de l'impur (alors que je suppose que chez les protestants, conformément à leur spiritualité, chacun est appelé à s'examiner lui-même). Ce critère, c'est l'acceptation de l'enfant. L'acte sexuel est pur si et seulement si son intention est la fécondation. Mais si ce critère a l'avantage d'être aisément vérifiable, il est aisé de comprendre que ce n'est pas le bon. La question est de savoir si la pensée sur ce sujet est verrouillée, ce qui à mon sens condamnerait à moyen terme le catholicisme, ou s'il n'est pas possible d'affiner le dogme sans le trahir.